Les opérateurs téléphoniques ne sont pas des gens sérieux.

Depuis mon arrivée dans le Cantal, je me bats avec les opérateurs historiques de la téléphonie.

1- ADSL et Mobiles :

Client FREE depuis de nombreuses années, j’ai reconduit mon abonnement  FREE BOX et mobiles lors de mon déménagement sous la promesse d’un débit garanti de l’ordre de 20 Mbits. Devant les difficultés à obtenir des communications Voie et Data d’un niveau correcte, j’ai harcelé l’assistance de FREE aux fins de corrections et de tests. Ces gens, toujours fort aimables par ailleurs, m’ont promené pendant près de 4 mois m’obligeant à une kyrielle d’opérations, essais et mises en surveillance. Au final, un technicien, qui  a probablement été licencié depuis, m’a avoué qu’ORANGE bridait toute communication du fait de la mauvaise qualité de son réseau et qu’il n’y aurait aucune amélioration à court ni moyen terme. On attend la fibre ! J’ai donc convenu de résilier mon contrat faute de service. FREE a refuser de me rembourser les 49€ de frais de résiliation, ce qui est à mes yeux fort peu honnête, surtout que pendant toute la période où le service était dégradé voire inexistant, j’ai continué à payer plein tarif  mon abonnement sans aucune dégrèvement.

Je me suis alors approché des autres opérateurs qui tous m’assuraient une liaison data entre 15 et 30 Mbits sans pour autant me le garantir. Echaudé, et avant de conclure un contrat voué à l’échec, je suis allé contrôler les débits chez mes voisins abonnés à SFR, ORANGE ou BOUYGUES. Tous affichaient un débit minable, inférieur à 2Mbits (correspondant d’ailleurs au bridage par ORANGE).

J’essayais d’en discuter avec les multiples commerciaux qui tous ont tenté de me convertir au mieux disant de leur produit. Impossible de leur faire admettre que les données de leur logiciel n’étaient pas conformes  la réalité du terrain. Je leur ai demandé de se rapprocher de leurs équipes techniques pour vérifier ce qu’était cette réalité, mais j’ai appris que leur direction le leur interdisait.

J’ai donc baissé les bras devant l’ADSL. La fibre est annoncée, mais il y a encore de nombreux obstacles à franchir avant que ma maison soit distribuée. 

Je me suis donc tourné vers la 4G. A priori, SFR distribuait bien la 4G à CLAVIERES. Je bascule mes offres mobiles chez RED, la filiale SFR, et effectivement, la 4G arrive contrairement à FREE. Je demande alors à SFR de me fournir une box 4G pour faciliter mes échanges DATA. Réponse négative sous prétexte que je suis éligible à l’ADSL 20 Mbits. Fin du ban !

ORANGE ne fait pas de réelle box 4G, et BOUYGUES le plus avancé sur ce type de box, ne diffuse pas la 4G sur ma commune. 

Je suis donc passé au satellite et j’ai enfin du haut débit qui va me permettre d’alimenter plus fréquemment ce blog.

2- ARCEP – 1er acte

Je n’en suis pas resté là, et à force de parler des problèmes de télécommunications, je me suis aperçu que le CANTAL était sinistré et que les opérateurs restaient droits dans leur promesse de qualité de service mais n’assuraient plus le SAV, en particulier dans les secteurs éloignés des centres villes. J’ai découvert que certaines personnes n’avaient plus de téléphone depuis des mois, qu’INTERNET fonctionnait très mal en ADSL et que le déploiement de la 4G était très en retard. J’ai découvert que les élus se rassemblaient régulièrement pour voter des motions contre ORANGE dont l’entreprise se moquait sans réserve. J’ai découvert que toute l’économie d’un département et même d’une région était prise en otage par des opérateurs indifférents plus soucieux de préserver les dividendes de leurs actionnaires que de s’engager dans des opérations de maintenances. J’ai découvert que des personnes isolées n’étaient plus reliées à leur service de télé-assistance  faute  de télécommunication et que là on frisait la non assistance en personne en danger.  A noter que que même dégradé ou inexistant, les abonnements ne souffrent d’aucun dégrèvement. Un véritable scandale qui dure depuis des mois !

En septembre, j’ai donc écrit, en mettant en copie les élus de la communauté de communes de Saint Flour,  à M. le Président de L’ARCEP, pour lui rappeler sa mission de contrôle et principalement celui d’ORANGE, opérateur historique en charge au titre du service public du maintien du service universel. J’ai demandé à l’ARCEP d’instaurer des obligations de service minimum, et un système d’amende en cas de non respect. Le président de l’ARCEP m’a fait répondre par un chef de service  un courrier commercial vantant les actions de l’ARCEP dont aucune ne répondaient à mes questions. Trouvant cela parfaitement irresponsable et assujetti à un manquement grave des missions de l’agence, j’en ai référé au tuteur légal de l’ARCEP, M. le Président de la République le 8 octobre dernier.

3- ARCEP – ORANGE 2e acte

Voilà que le 23 octobre 2018, l’ARCEP réagit enfin et met en demeure ORANGE.

Extrait du communiqué de l’AFP :

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a mis en demeure Orange le 23 octobre de respecter son obligation de qualité de service en tant qu’opérateur du service universel du téléphone fixe. Le régulateur a déploré dans un communiqué une « dégradation progressive de la qualité de service » de l’opérateur, censé proposer un service de téléphonie abordable et pour tous. Il cite des critères précis, comme le délai maximum pour traiter 85% des dérangements d’abonnés. Il devrait être de 48 heures mais ce délai a atteint 70 heures au premier trimestre, puis 63 heures au deuxième. Pour remédier à cette situation, l’ARCEP impose à Orange des « paliers » à respecter trimestriellement. Orange risque en théorie une sanction pouvant atteindre jusqu’à 5% de son chiffre d’affaires national, qui est de près de 1 milliard d’euros. « Si l’injonction n’est pas traitée sérieusement, Orange est sanctionnable dès le début de 2019 », met en garde le président de l’ARCEP, Sébastien Soriano, dans un entretien au Figaro. Par arrêté du 27 novembre 2017, Orange avait été désigné pour trois ans comme opérateur chargé de fournir les prestations « raccordement » et « service téléphonique » du service universel. (avec l’AFP)

4- ORANGE – ARCEP – 3e acte

ORANGE pleure et justifie ses manquements mais courbe le dos car il sait que s’il ne rectifie pas le tir, l’ARCEP appliquera les sanctions.

Extrait de la réponse d’ORANGE Parue dans les échos ce 25 octobre 2018 :

Alors qu’il vient d’être mis en demeure par l’Autorité des télécoms, Orange a souhaité s’expliquer dans les colonnes des Echos. Le secrétaire général de l’opérateur, Nicolas Guérin, y assure que, contrairement aux mises en garde de l’ArcepOrange a réalisé davantage d’opérations de maintenance cette année. Mais que ces dernières ont été réalisées « dans un environnement difficile » soutient le représentant d’Orange. D’après lui, l’ouragan Irma aux Antilles, les multiples vols de cuivre ou les récentes inondations dans l’Aude n’ont pas aidé l’opérateur a assuré ses obligations. Ce à quoi l’Arcep répond que ces événements ne « revêtent pas un caractère nouveau ». « Dans l’Aude, nous avons rétabli 88% des lignes dans les jours qui ont suivi la catastrophe » rappelle cependant M. Guérin.

En tant qu’opérateur universel, Orange est obligé, par décret du gouvernement, de fournir un service téléphonique à tous les Français quelle que soit leur localisation et à un prix abordable. S’il ne respecte pas les indicateurs fixés dans le décret, il risque une mise en demeure dans un premier temps. Ceci étant fait, Orange devra réguler sa situation selon le planning mis en place par l’Arcep et ceci dès la fin de l’année. Sinon, l’opérateur encourt une amende équivalente à 5% de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Soit environ 902 millions d’euros si l’on se base sur les revenus de 2017 d’Orange en France : 18 milliards d’euros. Nicolas Guérin assure qu’il n’y aura pas à en arriver jusque-là et qu’Orange se pliera aux demandes de l’Arcep. Mais indique cependant que l’amende devrait plutôt être calculée sur la base du chiffre d’affaires de l’activité « voix » de l’opérateurs (11,5 Md€). Ou même carrément seulement sur celui du seul service universel (moins d’1 Md€)…

5- A suivre donc ….

La bataille vient de s’engager. Il faut écrire et publier encore et encore pour mettre à genoux ces opérateurs de télécommunications qui ne sont pas des gens sérieux et qui ont perdu de vue ce qu’était le service client et le service public. D’ailleurs pour faire court, n’est-ce pas tout simplement le service du public.

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Ateliers d’écritures

Je lis souvent sur des blogs ou dans la presse, des comptes rendus ou des annonces d’atelier d’écriture ou de coaching pour auteur(e).

Cela me rend perplexe !

Est-ce que l’écriture d’un essai, d’un roman, d’une pièce de théâtre, d’une chanson, d’un poème, ou d’un texte en général nécessiterait un enseignement voire un apprentissage soutenu d’un maître ou maîtresse ?

A en lire, on pourrait penser par l’affirmative, tant la qualité des écrits varie d’un auteur à l’autre.

Mais est-ce que la qualité intrinsèque d’une œuvre n’est pas elle-même tributaire du jugement du lecteur qui la lit ?

Cette pseudo qualité que l’on juge bonne ou mauvaise n’est–elle pas à ce point relative, que seul chaque lecteur, est à même de la porter aux nues ou aux enfers ?

Et ainsi de se demander si le coaching ou l’enseignement de l’écriture ne va pas à l’encontre même de la liberté d’analyse qui fait le propre de chacun.

Certes sur un plan strictement scolaire, il faut s’affranchir de toutes fautes qu’elles soient grammaticales ou orthographiques ? Quoique, ne cesse-t-on pas de nous rebattre les oreilles d’une certaine inutilité de la grammaire. Quelle déconvenue, pour ne pas dire quel désastre que celui d’abandonner la richesse de la langue de Molière pour satisfaire quelques intellectuels soucieux de déculpabiliser l’inculte en nivelant par le bas plutôt que de chercher à s’élever. Ainsi même la faute de goût peut devenir salutaire !

Admettons donc que l’on puisse inculquer l’art de l’écriture en commençant par mettre en évidence ce qu’il est primordial d’éviter !

Admettons qu’il soit de bon ton de conseiller une tournure de phrase plutôt qu’une autre !

Admettons encore qu’il soit de bon aloi d’interdire certains mots, périphrases jugés inappropriés pour ne pas dire inesthétiques, alors qu’en d’autres lieux, ces mêmes usages puissent paraître relever du génie.

Mais que dire du style de l’écrivain, si on lui ôte sa sensibilité, sa spontanéité, son phrasé personnel qu’il soit incongru ou génial.

C’est alors que je me dis que le talent de l’écrivain se mesure aussi à la lucidité de sa propre lecture. L’écrivain sait ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ce qu’il doit garder ou jeter, ce qui est nécessaire et ce qui est superflu, ce qui le séduit et ce qui lui déplait, et ce qui séduira et ce qui déplaira. Le bon écrivain ou tout au moins celui qui aspire à l’être sait tout cela.

A contrario, le défaut majeur de l’auteur épris d’une excellence qui le dépasse, va jeter aux abîmes, tout son travail, jugeant, sans doute plus par orgueil que par humilité, que toute son œuvre n’est que néant.

C’est la même chose pour tout créateur d’une œuvre  artistique qu’elle soit épistolaire ou dessin, peinture ou sculpture.

Une fois l’ouvrage terminé, produit ou diffusé,  va se jouer la réelle critique, celle que personne ne maîtrise et surtout pas les éditeurs qui confondent ligne éditoriale et ligne bancaire.

Combien d’artistes raillés de tous sont, après leur persévérance, devenus des références dans leur domaine, recherchés, adulés et richement récompensés.

A l’heure de son décès, l’actualité de la rétrospective de la vie d’Aznavour nous rappelle combien les hauts de sa fin cachent les bas de ses débuts.

Ne sont-ce pas justement ces fameux coaches pseudo instructeurs qui se permettaient de pointer les défauts de ceux et celles qui une fois ralliés au Phenix de l’art font heureusement oublier jusqu’à l’existence de ces censeurs de l’aube.

Ami(e)s écrivain(e)s, n’écoutez donc que vous mêmes avec la foi du charbonnier. Jugez vous sans vous méjuger, mais n’hésitez pas à changer de voie si votre lucidité alliée à celles  de vos lecteurs amis ou ennemis viennent à vous conseiller de ne pas persévérer.

Notez bien que les véritables amis sont ceux qui vous aiment et non ceux qui vous courtisent. Sachez les discriminer pour saisir la bonne parole de l’ivraie.

Tout le monde veut écrire, tant c’est bon et salvateur. Tout ce qu’on écrit pour soi, n’est pas forcément éditable.  Si l’on aime écrire, il faut écrire, mais avant de chercher à publier, il faut se demander qui, à part soi, a envie de lire ce que l’on a écrit, qui y prendra du plaisir, car l’écriture est un plaisir que l’on veut partager. 

Un dernier conseil, ne vous fiez pas à l’avis d’un éditeur. Il n’a d’autre légitimité que de faire fonctionner son commerce. Et cette fameuse ligne éditoriale qu’il défend n’est que le résultat d’une comptabilité qu’il cherche à cacher derrière un goût artistique soit disant attesté par ses propres best sellers.

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« Diego n’co » à Ruynes en Margeride

J’ai vu le spectacle « De rêve et d’ordinaire » par la compagnie Diego n’Co à Ruynes en Margeride (15320)

Quel merveilleux spectacle harmonieux plein de poésie.

Le lieux est magique. Le spectacle  se déroule dans un manège équestre très bien équipé en lumière et son. 7 artistes complets, à la fois cavaliers, acrobates ou jongleurs, donnent le meilleur d’eux mêmes pendant 1h45.

Des bénévoles apportent leur aide tant en coulisses qu’en régie, mais vous pouvez me croire, le spectacle n’a rien d’amateur. Les animaux sont magnifiques. On sent qu’ils sont choyés avec amour et n’ont rien de ceux qu’on voit habituellement dans les cirques. D’ailleurs la compagnie est implantée dans un centre équestre qui propose promenades ou reprises y compris cours de voltige, adossé à un parcours d’accrobranches.

  • « De rêve et d’ordinaire »» revient pour sa deuxième sai­son, encore plus beau, encore plus fort.
  • Un rêve qui ne devient pas réa­lité est un rêve qui n’a pas été assez rêvé. Encore faut-il pou­voir réus­sir à s’endormir… Mais sommes-nous vrai­ment obli­gés de dor­mir pour rêver? Et si notre quo­ti­dien se révé­lait être la source de toutes nos chi­mères…  « De rêve et d’ordinaire »» vous emmène dans une che­vau­chée uto­pique où bien des choses nous lie­ront au che­val. 

Une soirée à ne pas rater si vos pas vous emmènent dans la Margeride.

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Dédicace à Saint Flour

Je serai à la maison de la presse (4 place de la halle aux Bleds) en ville haute à Saint Flour (15100) le samedi 25 août au matin durant toute la durée du marché pour dédicacer mon roman, « Rien n’est anodin ».

J’en profite pour rappeler que ce roman qui ne récolte que des avis élogieux et positifs (CF AMAZON) se distingue comme un des meilleurs thrillers de l’année 2018, et comme les vacances estivales sont une période privilégiée pour lire, c’est le moment de le commander sur le site d’AMAZON

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J’ai fait la foire aux livres de Ruynes En Margeride (15)

Ce samedi 14 juillet 2018, j’ai fait la foire aux livres de Ruynes en Margeride.

J’avais, contre la modique somme de 7 €, réservé une place sous chapiteau, avisé des orages venant fréquemment perturber la fête nationale.  Juste histoire de ne pas contredire la coutume, quelques gouttes se sont invitées de bon matin obligeant quelques exposants à bâcher en urgence l’exposition de leurs ouvrages.

On avait annoncé une centaine d’exposants ! Je n’ai pas compté, mais ce fut une chose possible. Beaucoup de vendeurs de livres d’occasion à bon marché, quelques maisons d’édition et d’autres, à mon image, auto-éditeurs avides de séduire un public supposé bon lecteur.

Acquérir des livres à 0.50 ou 1 €, même si de nombreux doigts les ont feuilletés, reste un plaisir à faible coût. Les foires aux livres existent, et perdurent ce bonheur, où petits et grands peuvent jouir d’une bande dessinée ou d’un roman convoité.

Les autoéditeurs, ou les auteurs désirant écouler leur stock d’œuvres ne sont pas à la fête dans ce genre d’évènements.

L’édition à compte d’auteur ou l’autoédition oblige toujours l’auteur à pré-financer son stock. KDP (AMAZON) offre aux auteurs, le meilleur rapport de rémunération selon la règle des 3 tiers. 1/3 pour l’auteur, 1/3 pour l’imprimeur, 1/3 pour le distributeur. Ainsi lorsque vous achetez un stock de votre livre, AMAZON considère que vous en êtes aussi le distributeur, et seul l’imprimeur est rétribué. Les autres maisons d’édition n’offrent qu’une faible ristourne pour l’achat de stock et ne rémunèrent les auteurs qu’entre 5 et 10 % du prix de vente.

Aux auteurs en recherche d’éditeur, rappelons de ne jamais accepter un contrat d’un éditeur qui vous demande de prépayer (souvent plusieurs milliers d’euros) l’édition de votre livre.

J’avais à côté de moi, le directeur des Editions du Volcan, qui exposait nombre d’ouvrages sur un bon linéaire. Ce fut pour moi l’occasion de lui demander quelques explications sur cette fameuse ligne éditoriale derrière laquelle se retranchent  les maisons d’édition qui refusent un manuscrit. Sa réponse n’a fait que confirmer ma pensée. De ligne éditoriale, il n’y a point ! Seule prime l’impression du patron. Il aime ou il n’aime pas. S’il aime, il soumet au comité de lecture pour avis, et au final il tranche. In fine, ce n’est pas parce qu’une maison se réclame de polars qu’il éditera votre roman policier alors qu’une maison plus éclectique vous ouvrira peut-être ses portes. Mais il m’a dit aussi, ce qui n’étonnera personne, qu’il croule sous les manuscrits. Sérieusement, il essaie de les lire tous. Ceux qui lui tombent des mains au bout de quelques pages n’iront pas loin. Ceux qu’il lit avec plaisir jusqu’au bout méritent d’être retenus. Il prend alors contact avec l’auteur et cette entrevue lui permettra de savoir s’ils peuvent travailler ensemble, car selon mon interlocuteur, auteur et éditeur doivent avoir le même ressenti et être fusionnels. Aussi, il conseille aux auteurs d’envoyer au préalable de leur manuscrit, une lettre de motivation avec le pitch de l’ouvrage et la description de leur démarche d’auteur. Il dit sentir dans cette lettre si une relation avec l’auteur est plausible, et alors, seulement, il commandera le manuscrit. Aux Editions du Volcan, comme partout ailleurs, le délai de réponse est au minimum de 4 mois.

Je ne crois pas tellement à la lettre de motivation. Sans doute cela peut-il fonctionner dans de petites cellules, mais dans les grandes maisons d’édition qui reçoivent plusieurs milliers de manuscrits par an, ce sont les premières pages de lecture qui conditionnent l’avenir du livre. La relation fusionnelle n’arrive qu’in fine, une fois que l’œuvre a été choisie. De plus, j’ai idée qu’un écrivain laisse toujours un peu de lui dans ses écrits et un éditeur tout avisé qu’il est, doit être en mesure de percevoir entre les lignes la personnalité de l’auteur.

Donnons crédit à mon voisin du jour, mais le blabla fait aussi partie de la culture éditoriale. Soyons lucide le livre reste un produit qui ne vaut, dans la chaîne commerciale, que le prix de l’objet. Un éditeur lit et choisit en fonction de l’image qu’il pense que le grand public en aura. Sauf à détenir le moyen d’une jouissance personnelle qui ne peut être qu’exceptionnelle, un éditeur ne pense, comme tout responsable d’entreprise, qu’à son chiffre d’affaires. Et la lubie ne s’arrête point là, car les libraires abreuvés de centaines d’offres quotidiennes ne disposent sur leur linéaire que ce qu’ils sont sûrs d’écouler en volume et sans délai.

Pour obtenir cette assurance de distribution, il faut du marketing et ça, ça coûte. Si l’éditeur, sûr de son choix, mise sur vous, c’est le Graal. La chance est là et ça peut fonctionner, car aucun éditeur censé n’acceptera de miser à perte. Mais attention, le marketing littéraire n’est pas une « newsletter » expédiée dans un réseau de libraires ou quelques journalistes littéraires qui en reçoivent des dizaines chaque jour. Le marketing littéraire, c’est le matraquage tous médias confondus, c’est l’accompagnement de chaque instant qui suit la sortie du livre, de l’affichage, des interviews, des flyers, des dédicaces annoncées à grand coup de pub. C’est un budget de quelques centaines de milliers d’euros, mais l’éditeur s’y retrouve si le livre vendu une vingtaine d’euros atteint 100 000 ventes. Pour information, les 10 meilleures ventes oscillent chaque année entre 500 000 et 1 Million. CQFD. Il s’agit bien d’un business fortement lucratif, mais que sont 10 auteurs, même 100 dans la foule des milliers d’auteurs qui rêvent de ce succès.

Alors, que peut espérer un bambin auteur comme moi ?

J’ai déjà expliqué dans un précédent article la notion des 3 cercles. Le premier cercle, celui des amis et familles est rapidement atteint et conquis. Le deuxième cercle, si le livre plaît est amorcé par une lecture en seconde main relevant plus du prêt que d’un nouvel achat. Le 3e cercle, celui du grand public est un doux rêve qui n’est atteignable que si l’auteur accepte de miser un peu de fortune. Les offres alléchantes sont à portée de stylo. Facebook est un bon relais, les forums à thème également, les clubs de lecteurs, etc.. Mais tout cela demande beaucoup de temps et rares sont les écrivains qui s’y complaisent. Un auteur aime se retrouver devant son clavier pour écrire, créer, animer des personnages et des histoires. Faire du buzz pour animer les robots GOOGLE est rarement un kif. Pour cela il a besoin d’être aidé, et si certains s’ennuient sachez qu’il y a de la demande et probablement un peu d’argent à se faire.

Bref ma moisson d’hier se contenta donc du premier cercle. Le chaland passe devant les stands et ne s’arrête que s’il est attiré par une image, un nom, un truc dont il a déjà entendu parler. Ces séances de dédicace continueront donc de m’ennuyer encore longtemps, mais ne pas les faire serait enterrer l’œuvre. Alors c’est parti pour la prochaine à Pierrefort dans le Cantal le 21 octobre prochain.

 

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News depuis mon Cantal

Quelques « news » ou nouvelles après un long silence épistolaire.

1- Les travaux de printemps :

Mon emménagement dans le Cantal occupe beaucoup  mes journées et il ne me reste que peu de temps pour me mettre au clavier et agrémenter mon blog, surtout que d’autres articles pour la presse professionnelle que j’enrichis chaque mois ainsi que d’autres rédactions ou relectures me réclament un ouvrage que je ne peux pas toujours différer.

Et puis le printemps est là et il faut débroussailler, tondre, jardiner et planter. Du travail toujours et encore, mais tant qu’il y a du plaisir … L’hiver viendra bien assez tôt.

2- Une QS déplorable de Free :

Je supporte avec une humeur de plus en plus dégradée, les affres de mon opérateur Télécom (Free) qui me facture une liaison Internet Box plein tarif tout en m’indiquant que pour des raisons techniques, Orange ne peut délivrer que 10 % du débit annoncé. On se demande pourquoi je paie ! et dans le « On », je me compte en premier 🙁

Conséquence : le temps perdu à me connecter aux affaires courantes ne l’est pas à alimenter mon blog ou entamer de nouveaux écrits

3- Le développement de « Rien n’est anodin » :

Les ventes se sont arrêtées début juin, mais les lectures continuent. Des commentaires parfois d’inconnu(e)s me parviennent soit en cours de lecture soit après en avoir terminé. Beaucoup me disent avoir acheté le livre lors de sa sortie et l’avoir mis de côté pour les vacances. Et justement, nous sommes fin juin, elles arrivent. Et si vous apercevez un jour sur une plage une ligne de lecteurs ou lectrices absorbés à l’unisson dans la lecture de « Rien n’est anodin ». Faites une photo et envoyez-la moi. 🙂

Et puis, le livre se passe de main en main. Il se lit et se relit. Il est même revendu d’occasion sur AMAZON. Qui passerait un livre qu’il n’a pas aimé ?

Je prépare les futures dédicaces dans le Cantal : le 14 juillet à Ruynes en Margeride et le 21 octobre à Pierrefort. Ce sont deux événements très visités chaque année. J’espère y rencontrer le succès que le livre mérite.

4- Les suites de « Désolé ! » :

La pièce de théâtre « Désolé ! » continue sur les rires de son succès. Après une mini tournée triomphante en avril en Bretagne, elle a été redemandée pour le festival d’été à La Turballe, en Loire Atlantique, le 15 août 2018.

Et puis de mi-novembre à fin janvier, chaque jeudi à 21h00, ce sera PARIS au théâtre Darius Milhaud dans le XIXe arrondissement.

Je dois aussi contacter la Communauté de Communes de Saint Flour pour programmer une tournée Cantalienne

5- Les projets :

J’ai eu une idée qui m’a traversé l’esprit pour la suite de « Rien n’est anodin ». J’imagine de retrouver Anne quelques années plus tard ayant abandonné son métier et sa fuite en avant pour un personnage plus en introspection s’interrogeant sur l’amour des autres au-delà de cette quête qui durant toutes ces années n’aura fait qu’entretenir son narcissisme.

Mais s’ouvrir aux autres aura aussi ses contraintes, et j’ai idée que cette suite pourrait s’intituler « Tout est contraignant ».

J’ai aussi le projet d’écrire une nouvelle pièce pour Marien et Naïg qui forment un beau duo à la scène.

6 – Et vous …

Je sais que vous êtes nombreux à me suivre sur Facebook ou sur ce blog. Vous êtes un soutien affectif et amical qui me touche beaucoup. Continuez à parler de mes œuvres ; ce n’est que du bonheur !

A suivre donc …

 

 

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Dédicace dans le Val d’Oise – 26 mai à Mériel

Dédicace dans le Val d'Oise le 26 mai 2018 à MérielDédicace dans le  Val d’Oise. Samedi 26 mai, je serai présent à la bibliothèque municipale de Mériel pour un événement que l’on espère largement relayé par les réseaux sociaux et le réseau des bibliothèques du secteur.

Une dédicace n’est pas une activité que j’aime particulièrement. N’étant pas particulièrement connu du grand public, seul le bouche à oreille est susceptible de favoriser la venue de visiteurs motivés par l’achat du livre accompagné de la dédicace de l’auteur. Autant dire qu’une séance de dédicace est le résultat d’un marketing offensif en amont. A défaut, l’ennui gagne l’auteur et met à dure épreuve sa patience ou plutôt son impatience.

L’auteur qui bénéficie de l’appui d’une maison d’édition ou d’un attaché de presse peut espérer une promotion de l’événement au travers de réseaux choisis et /ou sur des médias de toute nature ciblés ou pas dans le domaine de la littérature. L’auto-éditeur que je suis ne peut compter que sur le réseau de ses ami(e)s réels ou virtuels sur Facebook par exemple.

Néanmoins, je ne renie rien, car du point de vue économique, je pense encore que le choix effectué de m’appuyer sur KDP-AMAZON est encore le plus rentable à mes yeux.

L’auteur débutant au-delà de la satisfaction d’être édité par une maison d’édition plus ou moins importante, va être entièrement phagocyté par celle-ci qui ne lui versera que de piètres royalties en l’échange d’une diffusion à bas coût. L’éditeur fabrique un mirage  à l’auteur, lui faisant miroiter un réseau de diffusion, une éventuelle adaptation cinématographique, une avance sur recette pour le prochain roman si celui-ci se vend bien. Mais sauf cas exceptionnel, l’éditeur étoffe son catalogue, sa fameuse ligne éditoriale, et mise quelques euro sur des retombées économiques qu’il espère. Si le retour n’est pas rapide et rentable, l’ouvrage finit dans un tiroir oublié de l’éditeur qui, mauvaise foi oblige, en fera retomber la responsabilité à l’auteur, qui soit n’aura pas fait assez de salons, de dédicaces, ou n’aura pas assez communiqué sur son livre.

Si l’éditeur perd de l’argent, c’est bien entendu la faute de l’auteur, qui n’aura pas accepté certains choix éditoriaux, ou n’aura pas assez travaillé ses personnages, ou n’aura pas assez creusé l’histoire.

Mais si l’éditeur gagne de l’argent, alors il encensera l’auteur, car plus l’auteur est aimé, plus l’éditeur gagne rapidement de l’argent, alors que l’auteur doit attendre des ventes à 4 ou 5 zéros pour voir se matérialiser un premier capital. Et le succès appelle le succès. Dès que le nom de l’ouvrage, ou de l’auteur commencera à pénétrer le 3e cercle, celui du grand public, alors tous les événements  qui s’y attachent prendront sens. Les séances de dédicace attireront les foules, et la présence de l’auteur sera recherchée et attendue. Le schéma s’inverse, ce n’est plus l’auteur qui organise une dédicace pour se faire connaître ; c’est parce qu’il est connu et attendu, que la dédicace devient un moment recherché par les libraires ou bibliothèques pour attirer la clientèle et créer le buzz.

Tout est possible, et même si rien n’est anodin, il faut miser sur la chance et surtout sur les rencontres. J’y crois bien sûr car je sais que mon livre n’a rien à envier à ceux qui ont fait le succès de leurs auteurs. J’y crois parce que les premiers lecteurs m’ont avoué leur surprise à découvrir la richesse de l’écriture et combien ils ont été captivés par cette histoire. J’y crois parce que rien n’est anodin,  et que si on ne favorise pas un peu la chance en allant au-devant des futurs lecteurs, on peut ne jamais les apprivoiser.

Alors Mériel, Dédicace dans le Val d’Oise,  ouvre une série de dédicaces dont je livrerai les dates au fur et à mesure. Je suis sûr que le bouche à oreille va fonctionner et que j’y rencontrerai de nouveaux lecteurs et lectrices qui se laisseront séduire par ce livre qui depuis février en a déjà conquis beaucoup.

A samedi.

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Emménagement

Une fois les formalités remplies chez le notaire, celui-ci me confie une petite clef laissée par l’ancienne propriétaire à mon intention.

Nous sommes en confiance et il s’est avéré inutile d’effectuer une ultime visite des lieux avant signature.

Nous voici chez nous dans une maison vide et froide. Nos meubles n’arriveront que dans 3 jours. Mais il y a tant à faire : Balayer dépoussiérer, nettoyer vérifier les emplacements futurs des meubles et la répartition des cartons à venir sur les différents niveaux.

Le matin convenu vers 8h00, le camion arrive. Ils sont 4 et nous deux. Il fait beau, la chance ! Mais la tempête est quand même dans la maison. « Madame, Monsieur, je vous mets ça où ? » Nous avions bien pensé à étiqueter chaque carton en fonction de son niveau mais les meubles quant à eux doivent être posés aux bons emplacements. Tout va si vite surtout que l’on n’est pas toujours très fixé sur la place de tel ou tel fauteuil ou tel ou tel console, mais pas grave , l’essentiel est de positionner ce qui est lourd.

A midi trente, ils sont partis. Les deux camions vidés, les meubles montés et les cartons empilés à leur bon niveau. Sans casse, dans la bonne humeur, la courtoisie et l’humour. Chapeau les gars ! 20/20 aux déménageurs Michel Visy.

La journée n’est pas fini. Il nous faut encore déballer les cartons en fonction de notre urgence. Tout a été listé, et le tri est aisé. En 48h le RDC et l’étage sont rangés. Pour le sous-sol on a le temps.

Même si la maison est très confortable, il nous faut encore compléter certains équipements et surtout continuer à récurer murs et plafonds qui se sont noircis avec le temps. Un œil nouveau peut le constater alors que l’habitant ne mesure pas toujours le passage du temps.

Il nous reste une vie, probablement une fin de vie car nous comptons bien ne plus bouger de ce nouveau paradis, pour parfaire ce chez nous à nous. Nous allons raviver certains lieux, changer des couleurs par ci par là et nous équiper au mieux.

Nous allons construire ce bonheur à deux en espérant que de longues années nous attendant pour en profiter et en faire profiter tous ceux et celles qui nous rendront visite.

A très bientôt dans le Cantal

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Déménagement

Un temps de silence. Quelques jours d’absence où l’écriture se fait attendre et où le temps s’écoule avec tumulte, sans trêve, où même le repos ne repose plus, tant il y a à penser, à faire et même à défaire.

Un déménagement ferme une vie en ouvre une autre.

Il faut décider, classer, jeter, archiver, emballer, empaqueter, encartonner. On se croirait dans un dictionnaire de synonymes alors que chaque geste a sa particularité, sa façon de hiérarchiser l’information.
Dans les cartons, les sacs et valises, chaque objet a sa place, bien répertorié afin qu’à destination chaque objet ait sa place.
Des semaines et des mois à tout préparer pour que le jour J ou plutôt le D day comme déménagement, il n’y ait plus qu’à charger. Mais c’est quand on pense que tout est fin prêt, qu’on s’aperçoit qu’il y a encore tant à faire.

Un déménagement ferme une vie. En tirant la porte et en tournant la clef dans la serrure avant de la remettre à ceux qui viendront, à leur tour, poursuivre ma vie ou vivre la leur, je clos définitivement l’écriture des chapitres liés à ce lieu.
Peu importe qu’on ait aimé, ri, pleuré, crié de joie ou souffert, la page est tournée. On n’y reviendra plus ou alors visiteur d’un lieu qui aura su effacer toute trace du passé.
En choisissant de garder ce qui me suivrait, il m’a fallu m’affranchir de ce que je devais abandonner et me guérir ainsi du syndrome de Diogène. Il y a ce qui ne m’a pas servi depuis 20 ans mais dont je risque d’avoir besoin dans ma nouvelle vie, mais il y a aussi, ce dont je me suis tant servi, que je n’en aurai certainement plus jamais l’utilité. Il y a ce qui m’appartient, et ce qui appartient à mes chers disparus. Est-ce le moment de m’en séparer ? J’hésite. Je déplace d’une pile sur une autre. Je jette ce qui n’a plus aucun intérêt, des décomptes de soins ou des fiches de paie. De quoi pourrais-je bien avoir besoin, maintenant qu’ils sont morts ? En fait je ne jette pas, je brûle car on ne sait jamais. Et vraiment l’expression prend ici tout son sens, car nul ne sait ce qu’il pourrait faire de tant de papiers liés à une personne décédée. J’en conserve suffisamment pour ne pas oublier, pour que ceux qui me survivront n’oublient pas non plus. Je trouve des médailles militaires sans intérêt pour moi qui n’ait jamais combattu ni porté arme, mais qui semble porter sens dans la famille. Les médailles, une façon de faire mémoire, de ne pas oublier !

Petit à petit, je soigne ma syllogomanie. Je me débarrasse, donne ou vend le superflu. Mais le strict nécessaire à mes yeux, remplit deux camions et 75 m3.  J’ai honte ! Je me cherche tout plein d’excuses, justifiant cet amas de biens comme n’étant pas miens mais ceux de ma famille, de mon clan. Je refuse de regarder ceux qui n’ont rien qui se déplacent d’un porche à l’autre avec quelques cabas entassés sur un chariot de super marché.

Et puis, l’équipe de déménageurs arrive, organisée, méticuleuse me happant de pièce en pièce forçant une ultime décision de ce qui part de ce qui reste. Il faut être partout à la fois, s’essoufflant pour ne rien oublier pour terminer épuisé, assis sur les marches, SDF quelques heures, nomade, démuni de tout mais avec la certitude que tout cela est éphémère, tout en sachant que d’autres moins chanceux ont connu une situation semblable mais définitive.

Alors, il faut bien se dire adieu. Regarder ces murs qui m’ont abrité, prémuni de tout envahisseur moral et physique, qui m’ont protégé y compris de moi-même. J’ai bien senti ces derniers temps que la maison se rebellait en refusant d’être quittée. Peur d’être abandonnée sans doute ! Quelques sinistres de fin de vie, histoire de montrer qu’elle en avait encore, la bicoque ! Et puis les nouveaux l’ont tâtée sous tous les angles, et cela semble l’avoir rassurée. Elle s’est calmée et s’est faite à ce changement de locataire. Je dis locataire, car le vrai propriétaire c’est elle.

Un dernier ménage, un dernier tour, un œil sur le jardin, quelques photos pour le souvenir. Ah, la garce m’a fait un dernier pet sur le carrelage de la cuisine. M’en fout ! Je fais  semblant de ne rien voir, elle aurait été trop contente ! Adieu, ma chérie ! On se reverra peut-être, ou pas. Sois heureuse avec ceux qui dès demain tourneront la clef de leur nouveau chez eux. Accueille-les comme si c’était nous qui revenions.

Je démarre la voiture et m’en vais sans un regard dans le rétroviseur.

 

 

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