News depuis mon Cantal

Quelques « news » ou nouvelles après un long silence épistolaire.

1- Les travaux de printemps :

Mon emménagement dans le Cantal occupe beaucoup  mes journées et il ne me reste que peu de temps pour me mettre au clavier et agrémenter mon blog, surtout que d’autres articles pour la presse professionnelle que j’enrichis chaque mois ainsi que d’autres rédactions ou relectures me réclament un ouvrage que je ne peux pas toujours différer.

Et puis le printemps est là et il faut débroussailler, tondre, jardiner et planter. Du travail toujours et encore, mais tant qu’il y a du plaisir … L’hiver viendra bien assez tôt.

2- Une QS déplorable de Free :

Je supporte avec une humeur de plus en plus dégradée, les affres de mon opérateur Télécom (Free) qui me facture une liaison Internet Box plein tarif tout en m’indiquant que pour des raisons techniques, Orange ne peut délivrer que 10 % du débit annoncé. On se demande pourquoi je paie ! et dans le « On », je me compte en premier 🙁

Conséquence : le temps perdu à me connecter aux affaires courantes ne l’est pas à alimenter mon blog ou entamer de nouveaux écrits

3- Le développement de « Rien n’est anodin » :

Les ventes se sont arrêtées début juin, mais les lectures continuent. Des commentaires parfois d’inconnu(e)s me parviennent soit en cours de lecture soit après en avoir terminé. Beaucoup me disent avoir acheté le livre lors de sa sortie et l’avoir mis de côté pour les vacances. Et justement, nous sommes fin juin, elles arrivent. Et si vous apercevez un jour sur une plage une ligne de lecteurs ou lectrices absorbés à l’unisson dans la lecture de « Rien n’est anodin ». Faites une photo et envoyez-la moi. 🙂

Et puis, le livre se passe de main en main. Il se lit et se relit. Il est même revendu d’occasion sur AMAZON. Qui passerait un livre qu’il n’a pas aimé ?

Je prépare les futures dédicaces dans le Cantal : le 14 juillet à Ruynes en Margeride et le 21 octobre à Pierrefort. Ce sont deux événements très visités chaque année. J’espère y rencontrer le succès que le livre mérite.

4- Les suites de « Désolé ! » :

La pièce de théâtre « Désolé ! » continue sur les rires de son succès. Après une mini tournée triomphante en avril en Bretagne, elle a été redemandée pour le festival d’été à La Turballe, en Loire Atlantique, le 15 août 2018.

Et puis de mi-novembre à fin janvier, chaque jeudi à 21h00, ce sera PARIS au théâtre Darius Milhaud dans le XIXe arrondissement.

Je dois aussi contacter la Communauté de Communes de Saint Flour pour programmer une tournée Cantalienne

5- Les projets :

J’ai eu une idée qui m’a traversé l’esprit pour la suite de « Rien n’est anodin ». J’imagine de retrouver Anne quelques années plus tard ayant abandonné son métier et sa fuite en avant pour un personnage plus en introspection s’interrogeant sur l’amour des autres au-delà de cette quête qui durant toutes ces années n’aura fait qu’entretenir son narcissisme.

Mais s’ouvrir aux autres aura aussi ses contraintes, et j’ai idée que cette suite pourrait s’intituler « Tout est contraignant ».

J’ai aussi le projet d’écrire une nouvelle pièce pour Marien et Naïg qui forment un beau duo à la scène.

6 – Et vous …

Je sais que vous êtes nombreux à me suivre sur Facebook ou sur ce blog. Vous êtes un soutien affectif et amical qui me touche beaucoup. Continuez à parler de mes œuvres ; ce n’est que du bonheur !

A suivre donc …

 

 

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Dédicace dans le Val d’Oise – 26 mai à Mériel

Dédicace dans le Val d'Oise le 26 mai 2018 à MérielDédicace dans le  Val d’Oise. Samedi 26 mai, je serai présent à la bibliothèque municipale de Mériel pour un événement que l’on espère largement relayé par les réseaux sociaux et le réseau des bibliothèques du secteur.

Une dédicace n’est pas une activité que j’aime particulièrement. N’étant pas particulièrement connu du grand public, seul le bouche à oreille est susceptible de favoriser la venue de visiteurs motivés par l’achat du livre accompagné de la dédicace de l’auteur. Autant dire qu’une séance de dédicace est le résultat d’un marketing offensif en amont. A défaut, l’ennui gagne l’auteur et met à dure épreuve sa patience ou plutôt son impatience.

L’auteur qui bénéficie de l’appui d’une maison d’édition ou d’un attaché de presse peut espérer une promotion de l’événement au travers de réseaux choisis et /ou sur des médias de toute nature ciblés ou pas dans le domaine de la littérature. L’auto-éditeur que je suis ne peut compter que sur le réseau de ses ami(e)s réels ou virtuels sur Facebook par exemple.

Néanmoins, je ne renie rien, car du point de vue économique, je pense encore que le choix effectué de m’appuyer sur KDP-AMAZON est encore le plus rentable à mes yeux.

L’auteur débutant au-delà de la satisfaction d’être édité par une maison d’édition plus ou moins importante, va être entièrement phagocyté par celle-ci qui ne lui versera que de piètres royalties en l’échange d’une diffusion à bas coût. L’éditeur fabrique un mirage  à l’auteur, lui faisant miroiter un réseau de diffusion, une éventuelle adaptation cinématographique, une avance sur recette pour le prochain roman si celui-ci se vend bien. Mais sauf cas exceptionnel, l’éditeur étoffe son catalogue, sa fameuse ligne éditoriale, et mise quelques euro sur des retombées économiques qu’il espère. Si le retour n’est pas rapide et rentable, l’ouvrage finit dans un tiroir oublié de l’éditeur qui, mauvaise foi oblige, en fera retomber la responsabilité à l’auteur, qui soit n’aura pas fait assez de salons, de dédicaces, ou n’aura pas assez communiqué sur son livre.

Si l’éditeur perd de l’argent, c’est bien entendu la faute de l’auteur, qui n’aura pas accepté certains choix éditoriaux, ou n’aura pas assez travaillé ses personnages, ou n’aura pas assez creusé l’histoire.

Mais si l’éditeur gagne de l’argent, alors il encensera l’auteur, car plus l’auteur est aimé, plus l’éditeur gagne rapidement de l’argent, alors que l’auteur doit attendre des ventes à 4 ou 5 zéros pour voir se matérialiser un premier capital. Et le succès appelle le succès. Dès que le nom de l’ouvrage, ou de l’auteur commencera à pénétrer le 3e cercle, celui du grand public, alors tous les événements  qui s’y attachent prendront sens. Les séances de dédicace attireront les foules, et la présence de l’auteur sera recherchée et attendue. Le schéma s’inverse, ce n’est plus l’auteur qui organise une dédicace pour se faire connaître ; c’est parce qu’il est connu et attendu, que la dédicace devient un moment recherché par les libraires ou bibliothèques pour attirer la clientèle et créer le buzz.

Tout est possible, et même si rien n’est anodin, il faut miser sur la chance et surtout sur les rencontres. J’y crois bien sûr car je sais que mon livre n’a rien à envier à ceux qui ont fait le succès de leurs auteurs. J’y crois parce que les premiers lecteurs m’ont avoué leur surprise à découvrir la richesse de l’écriture et combien ils ont été captivés par cette histoire. J’y crois parce que rien n’est anodin,  et que si on ne favorise pas un peu la chance en allant au-devant des futurs lecteurs, on peut ne jamais les apprivoiser.

Alors Mériel, Dédicace dans le Val d’Oise,  ouvre une série de dédicaces dont je livrerai les dates au fur et à mesure. Je suis sûr que le bouche à oreille va fonctionner et que j’y rencontrerai de nouveaux lecteurs et lectrices qui se laisseront séduire par ce livre qui depuis février en a déjà conquis beaucoup.

A samedi.

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Emménagement

Une fois les formalités remplies chez le notaire, celui-ci me confie une petite clef laissée par l’ancienne propriétaire à mon intention.

Nous sommes en confiance et il s’est avéré inutile d’effectuer une ultime visite des lieux avant signature.

Nous voici chez nous dans une maison vide et froide. Nos meubles n’arriveront que dans 3 jours. Mais il y a tant à faire : Balayer dépoussiérer, nettoyer vérifier les emplacements futurs des meubles et la répartition des cartons à venir sur les différents niveaux.

Le matin convenu vers 8h00, le camion arrive. Ils sont 4 et nous deux. Il fait beau, la chance ! Mais la tempête est quand même dans la maison. « Madame, Monsieur, je vous mets ça où ? » Nous avions bien pensé à étiqueter chaque carton en fonction de son niveau mais les meubles quant à eux doivent être posés aux bons emplacements. Tout va si vite surtout que l’on n’est pas toujours très fixé sur la place de tel ou tel fauteuil ou tel ou tel console, mais pas grave , l’essentiel est de positionner ce qui est lourd.

A midi trente, ils sont partis. Les deux camions vidés, les meubles montés et les cartons empilés à leur bon niveau. Sans casse, dans la bonne humeur, la courtoisie et l’humour. Chapeau les gars ! 20/20 aux déménageurs Michel Visy.

La journée n’est pas fini. Il nous faut encore déballer les cartons en fonction de notre urgence. Tout a été listé, et le tri est aisé. En 48h le RDC et l’étage sont rangés. Pour le sous-sol on a le temps.

Même si la maison est très confortable, il nous faut encore compléter certains équipements et surtout continuer à récurer murs et plafonds qui se sont noircis avec le temps. Un œil nouveau peut le constater alors que l’habitant ne mesure pas toujours le passage du temps.

Il nous reste une vie, probablement une fin de vie car nous comptons bien ne plus bouger de ce nouveau paradis, pour parfaire ce chez nous à nous. Nous allons raviver certains lieux, changer des couleurs par ci par là et nous équiper au mieux.

Nous allons construire ce bonheur à deux en espérant que de longues années nous attendant pour en profiter et en faire profiter tous ceux et celles qui nous rendront visite.

A très bientôt dans le Cantal

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Déménagement

Un temps de silence. Quelques jours d’absence où l’écriture se fait attendre et où le temps s’écoule avec tumulte, sans trêve, où même le repos ne repose plus, tant il y a à penser, à faire et même à défaire.

Un déménagement ferme une vie en ouvre une autre.

Il faut décider, classer, jeter, archiver, emballer, empaqueter, encartonner. On se croirait dans un dictionnaire de synonymes alors que chaque geste a sa particularité, sa façon de hiérarchiser l’information.
Dans les cartons, les sacs et valises, chaque objet a sa place, bien répertorié afin qu’à destination chaque objet ait sa place.
Des semaines et des mois à tout préparer pour que le jour J ou plutôt le D day comme déménagement, il n’y ait plus qu’à charger. Mais c’est quand on pense que tout est fin prêt, qu’on s’aperçoit qu’il y a encore tant à faire.

Un déménagement ferme une vie. En tirant la porte et en tournant la clef dans la serrure avant de la remettre à ceux qui viendront, à leur tour, poursuivre ma vie ou vivre la leur, je clos définitivement l’écriture des chapitres liés à ce lieu.
Peu importe qu’on ait aimé, ri, pleuré, crié de joie ou souffert, la page est tournée. On n’y reviendra plus ou alors visiteur d’un lieu qui aura su effacer toute trace du passé.
En choisissant de garder ce qui me suivrait, il m’a fallu m’affranchir de ce que je devais abandonner et me guérir ainsi du syndrome de Diogène. Il y a ce qui ne m’a pas servi depuis 20 ans mais dont je risque d’avoir besoin dans ma nouvelle vie, mais il y a aussi, ce dont je me suis tant servi, que je n’en aurai certainement plus jamais l’utilité. Il y a ce qui m’appartient, et ce qui appartient à mes chers disparus. Est-ce le moment de m’en séparer ? J’hésite. Je déplace d’une pile sur une autre. Je jette ce qui n’a plus aucun intérêt, des décomptes de soins ou des fiches de paie. De quoi pourrais-je bien avoir besoin, maintenant qu’ils sont morts ? En fait je ne jette pas, je brûle car on ne sait jamais. Et vraiment l’expression prend ici tout son sens, car nul ne sait ce qu’il pourrait faire de tant de papiers liés à une personne décédée. J’en conserve suffisamment pour ne pas oublier, pour que ceux qui me survivront n’oublient pas non plus. Je trouve des médailles militaires sans intérêt pour moi qui n’ait jamais combattu ni porté arme, mais qui semble porter sens dans la famille. Les médailles, une façon de faire mémoire, de ne pas oublier !

Petit à petit, je soigne ma syllogomanie. Je me débarrasse, donne ou vend le superflu. Mais le strict nécessaire à mes yeux, remplit deux camions et 75 m3.  J’ai honte ! Je me cherche tout plein d’excuses, justifiant cet amas de biens comme n’étant pas miens mais ceux de ma famille, de mon clan. Je refuse de regarder ceux qui n’ont rien qui se déplacent d’un porche à l’autre avec quelques cabas entassés sur un chariot de super marché.

Et puis, l’équipe de déménageurs arrive, organisée, méticuleuse me happant de pièce en pièce forçant une ultime décision de ce qui part de ce qui reste. Il faut être partout à la fois, s’essoufflant pour ne rien oublier pour terminer épuisé, assis sur les marches, SDF quelques heures, nomade, démuni de tout mais avec la certitude que tout cela est éphémère, tout en sachant que d’autres moins chanceux ont connu une situation semblable mais définitive.

Alors, il faut bien se dire adieu. Regarder ces murs qui m’ont abrité, prémuni de tout envahisseur moral et physique, qui m’ont protégé y compris de moi-même. J’ai bien senti ces derniers temps que la maison se rebellait en refusant d’être quittée. Peur d’être abandonnée sans doute ! Quelques sinistres de fin de vie, histoire de montrer qu’elle en avait encore, la bicoque ! Et puis les nouveaux l’ont tâtée sous tous les angles, et cela semble l’avoir rassurée. Elle s’est calmée et s’est faite à ce changement de locataire. Je dis locataire, car le vrai propriétaire c’est elle.

Un dernier ménage, un dernier tour, un œil sur le jardin, quelques photos pour le souvenir. Ah, la garce m’a fait un dernier pet sur le carrelage de la cuisine. M’en fout ! Je fais  semblant de ne rien voir, elle aurait été trop contente ! Adieu, ma chérie ! On se reverra peut-être, ou pas. Sois heureuse avec ceux qui dès demain tourneront la clef de leur nouveau chez eux. Accueille-les comme si c’était nous qui revenions.

Je démarre la voiture et m’en vais sans un regard dans le rétroviseur.

 

 

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3 jours en Bretagne

 

Week-End Théâtre :

Du  6 au 8 avril 2018, Marien Legrand et Naïg Moullec (Compagnie Show Devant) ont interprété  ma pièce « Désolé ! » devant près de 400 personnes au total au profit de l’association Lansenn (Vivre avec l’autisme).

Cette pièce est une comédie qui touche les âmes.

Une femme désire organiser les obsèques de son défunt mari et s’adresse à l’agence de pompes funèbres « FUN comme Funéraire ».

Elle est reçue par un jeune homme passionné par son travail qui va l’aider à préparer la cérémonie.

Elle pensait que l’affaire serait vite expédiée, mais les exigences et les précisions fournies par le jeune homme vont entraîner le public dans une ambiance surréaliste où l’on rit beaucoup.

C’est de l’humour noir, mais la pièce ne tombe jamais dans le burlesque ou le vulgaire. C’est d’ailleurs ce qui enchante les spectateurs. Ils se surprennent à rire d’un sujet qui ne s’y prête pas. Si le trait est parfois forcé, rien de ce qui concerne le funéraire n’est inventé, même si certains découvrent parfois des options qu’ils n’avaient pas imaginées.

Après avoir joué cette pièce avec 3 comédiennes différentes, Show Devant a enfin trouvé en la personne de Naïg Moullec une actrice de grand talent, magistrale dans ce rôle de veuve peu éplorée. Marien et Naïg  sont exceptionnels ce qui ne fait qu’amplifier l’aura de ce texte excessivement précis dans la joute des mots qu’il envoie.

Toutefois, les 3 représentations ont eu un rendu inégal et voici mon analyse.

Analyse :

Ce type de comédie fonctionne mieux avec un grand public, qu’un public confidentiel. Plus le public est nombreux et plus il rit ouvertement. J’en déduis donc, que compte tenu du sujet, le nombre libère et décomplexe. Comme quoi la mort reste encore un sujet qui ne met pas à l’aise. Pourtant une chose est sûre, nous allons tous mourir un jour, et même si le plus tard est le mieux, pourquoi ne pas affronter la mort par le rire qui demeure  un excellent moyen de vaincre notre souffrance morale.

Les comédiens sont plus à l’aise sur une scène qu’au même niveau que le public. La scène protège l’acteur. Il circonscrit son domaine et se sent ainsi protégé. Car même bourré de talent, le trac est là et se sentir à portée de main du premier rang déstabilise. Sacha Guitry répondit à un jeune acteur qui se vantait de ne pas avoir de trac en montant sur scène : »Ne vous inquiétez pas, cela viendra avec le talent ». Ajoutons que, jouer à niveau égal limite forcément la vision des spectateurs qui dès le 3e rang, n’ont plus de visibilité sur le jeu des acteurs dès lors que ces derniers jouent assis.

Les adolescents se déplacent peu au théâtre. Quel dommage ! La preuve donc que nos jeunes sont tellement impliqués par l’audio visuel (cinéma, ordinateur, téléphone, jeu vidéo …) qu’ils en négligent la proximité avec les acteurs qui s’expriment sans écran interposé. Certains lycées ou collèges réagissent en donnant résidence au théâtre, et en encourageant cette option au bac. Je suis de ceux qui pensent que le théâtre devrait être une matière obligatoire de l’enseignement. Le théâtre instruit l’art de communiquer, de placer sa voix, de stabiliser son corps et de contrôler sa gestuelle. Le théâtre donne l’assurance qui manque à certains jeunes qui ne savent comment transmettre leurs goûts et aspirations. Il forge la personnalité et assoit l’Homme dans notre société.

Bilan :

Je suis vraiment très heureux tant comme auteur que comme metteur en scène d’avoir réussi à construire ce duo et souhaite longue vie à « Désolé ! »

Nous sommes déjà  requis pour le festival d’été à LA TURBALLE où nous rejouerons le 15 août.

 

 

 

 

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Le cas Martin Piche

Je suis allé voir au théâtre : « Le cas Martin Piche » écrit par Jacques Mougenot et mis en scène par Hervé Devolder. Ce sont eux deux qui l’interprètent.

J’ai beaucoup aimé la précision du texte et le choix des mots jouant sur leur double sens ou leur composition ouvrant des contre sens ou des malentendus forçant ainsi l’aspect comique. L’auteur nous renvoie certaines de nos attitudes qu’il nous arrive certainement d’adopter par esprit de politesse ou de courtoisie, alors qu’avisé il en décèle l’ennui.

Un homme vient consulter un neuro-psychiatre sous prétexte qu’il s’ennuie à longueur de journée. Il s’ennuie à un point !

Le médecin y voit là un cas rarissime, jamais exploré qui excite sa curiosité.

C’est admirable, et excellemment interprété. Cette pièce tient le haut de l’affiche depuis plusieurs mois et on comprend pourquoi. Paradoxalement on ne s’y ennuie pas une seconde et le final est renversant.

Quand je vois jouer un tel texte, je ne peux pas m’empêcher de comparer le style d’écriture avec celui que j’emploie dans « Désolé ! ». Pour le cas Martin Piche, c’est très comparable. L’histoire est tout autant surréaliste et la justesse des mots est mesurée pour déclencher les effets comiques sans jamais tomber dans le burlesque. Il faut écouter avec attention pour ne rien perdre des effets souhaités par l’auteur. C’est cette précision de l’écriture qui fait le succès de « Désolé ! » à l’image de Martin Piche.

Je note également, que les 2 acteurs auteurs et metteur en scène ne sont guère connus mais qu’ils ont toutefois bénéficié d’une production qui leur a permis de jouer à Paris durant des mois et en tournée nationale depuis un an au moins.

Je sais que le festival d’Avignon est un tremplin, et qu’il me semble avoir lu qu’Avignon fut le lieu de la découverte de cette pièce. Je sais aussi qu’Avignon affiche pendant la durée du festival près de 1500 spectacles dont seule une toute petite poignée atteindra un producteur distributeur. A l’inverse toutes les pièces ayant emporté un succès honorable et une large diffusion n’ont pas été créées à Avignon, et la présence à Avignon nécessite un budget très conséquent pour couvrir les frais d’hébergement, de restauration de location de salle et de publicité.

Notre compagnie, n’ayant pas ces moyens, nous comptons sur le bouche à oreille et nous satisfaisons du bonheur des spectateurs qui viennent à notre rencontre. Ce sera encore ainsi les 6-7-8 avril à FEREL (56) et LA TURBALLE (44)

https://www.youtube.com/watch?v=fTJyHGH6r-k

 

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Prix littéraire MATMUT

La MATMUT associée aux éditions DENOEL organise chaque année un prix littéraire  du meilleur manuscrit.

J’avais en dehors de ce concours, envoyé mon manuscrit aux éditions DENOEL qui m’avaient reconduit, au prétexte habituel, que mon livre ne correspondait pas à leur ligne éditoriale. Je reviendrai dans un prochain article sur ce que les éditeurs entendent par ligne éditoriale

En attendant, quand je vois le palmarès 2018 de cette compétition, je suis inquiet sur les critères retenus et sur la qualité des membres des jurys. Je ne critique pas les manuscrits en soit et suis certain que les 2 primés ont écrit de belles œuvres littéraires, mais franchement, sont-ce des récits qui tentent le grand public.

J’ai la triste impression que ces affaires de compétitions et de jurys sont le fief de quelques intellectuels avertis qui se triturent les neurones pour faire jaillir le sentiment profond de leur réflexion métaphysique. C’est beau et intéressant, mais strictement réservé à eux-mêmes. Nous avons le même phénomène avec les César où les films grand public sont rarement primés.

C’est un choix, une ligne éditoriale peut-être. Pour ma part, je préfère donner du plaisir au maximum de lecteurs dans un roman qui n’est certes pas un grand moment de littérature, mais qui a le mérite de tenir en haleine le lecteur pendant quelques heures de complicité avec l’auteur. Merci à vous de lire aimer et faire aimer « Rien n’est anodin ».

Prix littéraire MATMUT :
Edition 2018,
Le jury du prix littéraire présidé par Philippe LABRO, s’est réuni le jeudi 22 mars pour désigner le Lauréat de cette édition 2018.
Les six manuscrits présentés auraient tous mérités d’être lauréat. Mais il faut choisir. Ce fut tellement difficile que pour cette édition, deux manuscrits seront récompensés, il s’agit de:

  • « 60 jours » de Sarah Marty qui recevra le prix spécial du jury MATMUT,
Et de
  • «  La nuit a mangé le ciel…la lune et les étoiles aussi (titre provisoire)» de Gauthier STEYER, lauréat 2018.

Le prix spécial du jury sera en librairie dès le 3mai 2018 et remis à son auteur le 17 mai par Daniel Havis, président du groupe MATMUT, Nicolas GOMART directeur général et Philippe LABRO, président du jury entouré de tous les membres.

Le prix 2018 sera remis dans les mêmes conditions au mois de septembre 2018.

« 60 jours » raconte le  périple bouleversant d’un groupe de quinze kurdes, hommes, femmes et enfants qui vont traverser l’Europe à la recherche d’un pays en paix où s’établir. Lorsque s’achève la lecture de ce récit  palpitant où se mêlent à chacune des pages espoir et désespoir, nous ne  pourrons plus dire que nous ne  savons pas.

«  La nuit a mangé le ciel…la lune et les étoiles aussi» (titre provisoire), nous plonge dans l’univers d’un enfant de 12 ans  arraché à sa mère  pour être placé dans une famille d’accueil. De fugues en structures d’accueil spécialisées, nous vivons le drame de l’incompréhension fracassée sur le mur des procédures. Nous découvrons l’univers particulier des cités de banlieues où cohabite le meilleur comme le pire.

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Pitty la souris

Pitty la souris, boulangère était.

Du fournil à la caisse, elle allait.

A la cave quatre chats fabriquaient

Les pains que Pitty vendaient.

Pain nature, pain de seigle ou pain raisin,

Chacun trouvait en ce lieu pain à sa faim.

Un jour pourtant un client en colère

Vint ramener à Pitty une pierre

Qu’il croqua, mine de rien,

A la place d’un raisin.

Alertés par les cris, les chatons

Grimpent l’échelle et viennent au front.

Point besoin de mots pour trouver qui a tort,

Le client doit toujours rester le plus fort.

Pitty est alors remerciée sur le champ,

Et le client, apaisé, repart content.

Peu importe donc combien l’on donne,

Le patron reste le patron,

Et méprise, pour sauver son fond

Les employés et les bonnes.

Pitty avait ici osé un pari,

Mais les chats ont toujours raison des souris.

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A propos d’édition…

L’édition est avant tout un business.

L’auteur a sans doute tort de croire à un lien affectif qui pourrait se tisser entre son éditeur et lui. Ce lien pourra devenir, mais il n’est pas d’instinct.

L’écriture pourrait s’associer à une thérapie de bien être, tant l’auteur prend du plaisir à écrire, créer, modeler ses personnages et son oeuvre. Parce que l’acte d’écrire lui a prodigué du bonheur, il a beaucoup de difficulté à admettre que ce bonheur ne soit pas immédiatement partagé par l’éditeur qui lira son manuscrit.

On connait l’histoire de ce jeune écrivain ou cette jeune écrivaine, qui découvert(e) par telle maison d’édition devint en quelques mois en tête des ventes et même prisé(e) d’un Goncourt ou Renaudot. Alors on se dit pourquoi pas moi ! C’est sans compter sur les milliers d’auteur(e)s qui chaque jour expédient leur manuscrit tout auréolé du désir de séduire. La probabilité de gagner est plus forte à la loterie ! On dit que Gallimard reçoit 1 manuscrit par minute. Chaque année, la MATMUT organise un prix du meilleur auteur en partenariat avec les éditions DENOEL. Cette année, ils ont reçu près de 2000 manuscrits.

Certes les gagnants ont un talent, un thème une histoire qui ont convaincu, mais surtout la chance a fait que leur livre est arrivé au bon moment au bon endroit.

Or le bon moment et le bon endroit est soumis à des éléments liés en particulier au marché. En effet, dès lors que le livre frappe aux portes des éditeurs, il devient produit et est donc soumis aux règles de la rentabilité. Lancer un produit, que ce soit un livre, un parfum ou un habit demande de l’investissement, en marketing et publicité. Le retour sur investissement doit être rapide et juteux. Sur les premiers ouvrages, les droits d’auteurs représentent quelques miettes, mais l’auteur est tellement heureux d’être choisi, qu’il s’en moque. Mais si cette première édition est un succès, le prochain ouvrage profitera d’un meilleur contrat et peut-être même d’une avance sur recettes.

Le marché satisfait aussi à des modes. Les plus anciens se souviennent des auteurs à succès de certaines décennies complètement oubliés de nos jours. La mode du moment est celle de l’émotion, du larmoiement, de la compassion. On aime les vies miséreuses qui s’en sortent, même si l’histoire est niaise à souhait. On aime aussi, le bien être, la philosophie de comptoir et quelques bons mots alignés qui semblent délivrer le message de notre vie. On aime les conseils de gourous éclairés au verbe agréable et populaire qui laissent entendre qu’un monde meilleur est à notre portée. C’est de la littérature aussi, il ne faut pas le nier !

On pourrait penser qu’il n’y a qu’à rentrer dans le moule pour être publié, mais ce n’est pas si simple !

D’abord, même si l’échantillon d’auteur(e)s se resserre, il en reste encore des milliers et c’est sans compter sans les fils et filles de, et/ou celles et ceux qui disposent d’un visage ou d’un nom publié sur un autre média et qui garantit des ventes à l’éditeur avant même que le contenu soit connu.  Pour ces derniers, le marketing sera allégé, car porté par leur propre médiatisation, et le retour sur  investissement d’autant plus prompt. Le risque financier est donc moins important, même si nul ne se vante des bides qu’ont fait certaines parutions d’homme ou femme  politique, voire d’artiste.

A suivre …

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