Il y a un truc …..

Il y a un truc qui finit par me déranger au plus profond de moi-même et peut-être même à m’inquiéter.

Chaque jour qui passe, chaque interview proposée par les média renvoient à une possibilité de don.

On est habitué à ces appels de dons, à la générosité envers notre prochain, mais, présentement l’accumulation me laisse penser que notre pays n’est administré que par des associations caritatives et que l’Etat est désengagé de tout :

  • On ne compte plus ce qui touche à la Santé, de l’aide ou le soutien aux soignants, à la recherche médicale, en passant par les sites personnels des professionnels de santé.
  • Les artistes ou les sportifs de haut niveau, qui ont besoin de montrer qu’ils existent, rivalisent d’idées pour se montrer sur les écrans et « inviter à donner » est aussi une belle manière de dorer son image tout en s’appuyant sur un pseudo désintéressement personnel.
  • Les organisations caritatives sont au bout de leur trésorerie, et c’est évidemment dramatique pour les plus miséreux, les sans logis et les sans moyens pour manger.

Si l’on s’élève davantage, les entreprises sont dans le rouge et appellent à l’entraide, au bénévolat. Quant à nos industriels, ils appellent aux faveurs de l’Etat pour sauver des millions d’emplois.

Cette situation n’est pas surprenante en soit, mais ce qui m’inquiète, c’est où suis-je ?

Naïvement sans doute, je pensais que mes impôts servaient à faire fonctionner le pays, et voilà que je découvre que pour que le pays fonctionne, il me faudrait donner bien davantage que ce que je donne au fisc.

Mais au-delà de cette réflexion purement  économique concentrée sur ma propre personne, j’en viens à m’interroger sur la gestion de la France. Que sommes-nous devenus si nous ne sommes plus capable de fournir à nos compatriotes de quoi, manger, s’abriter, travailler ? Sommes-nous devenus un pays de nécessiteux de tout ? N’étions pas un fleuron de l’industrie textile avec le groupe BOUSSAC qui me revient à l’esprit ? Et voilà qu’on appelle à l’ouvrage les petites mains bénévoles des 4 coins de France pour faire tourner à plein régime leur machine à coudre à la confection des masques. Merci à toutes ces personnes généreuse, mais franchement, va-t-on demander à de géniaux bricoleurs de construire des voitures ou des avions ? Ne rigolez pas, les ami(e)s, nous n’en sommes plus très loin avec ces strart-up qui mettent à disposition leurs imprimantes 3D pour construire des appareils de réanimation !

Je rechigne à jeter la pierre au gouvernement de M. Macron, car une telle crise est très difficile pour ne pas dire impossible à coordonner. Mais la difficulté n’exonère en rien de la responsabilité, et  ceux qui ont les commandes de l’Etat doivent assumer et trouver les solutions à chaque problème. Mon analyse est que la situation actuelle était prévisible, tant le capitalisme peut-être, l’incompétence sans aucun doute, l’irresponsabilité assurément ne pouvait amener qu’au factuel que nous subissons. Et je ne parle pas des derniers mois ou de la gouvernance en place depuis 3 ans. Je veux parler d’un système installé depuis des décennies, qui a gangréné notre société pour l’amener à ce qu’elle est malheureusement devenue.

Je ne me lancerai pas ici dans un discours politique de faiseur de monde, il suffit d’allumer son poste de télévision pour entendre les chantres de tout bord donner leur (pas si humble que ça) avis.

Mais plus philosophiquement, que penser d’une société qui majoritairement vivrait d’aides, de subventions, de soutien ponctuel, de coups de mains et que sais-je encore ? N’est-ce pas l’expression d’un mal-être, que l’on croyait être l’apanage des plus pauvres mis en image par l’action des gilets jaunes, mais qui est devenu celui d’un Etat !

Et quel Etat, un élément du groupe des 8 nations les plus industrialisées du monde (G8) !

Qu’est devenue cette richesse industrielle ?  La France a-t-elle encore sa place dans un tel groupe au vu de ce que j’indiquais plus haut. Encore une fois, d’être dans les meilleurs importe moins que de constater que la place que l’on méritait autrefois devient usurpée aujourd’hui !

Sur un plan plus métaphysique, est-ce à chacun de donner son temps et son argent pour soutenir les milliers de causes qui appellent à la générosité ou à un Etat de relever la tête et ses manches pour mettre en ordre de marche un pays hors du besoin. Mon idée profonde est qu’il faut mettre en place un fonctionnement nouveau pour éviter que des plaies saignent et non soutenir ceux qui pansent les plaies.

Malheureusement, les dirigeants pensent généralement à supprimer les soignants avant de contraindre la maladie.  On ne sait pas balayer un système qui ne fonctionne pas ou plus. On ne sait qu’appliquer quelques pis allés avec une prime ou un emprunt à bas taux. Parfois ou coupe une tête ici ou là. Mais rien ne change profondément, parce que tout changement engendre pour le peuple la colère et le chaos. Français, Françaises, nous sommes responsables de ce qui nous arrive, par notre égoïsme et notre égo. Ne croyons pas qu’en applaudissant chaque soir sur notre balcon, nous allons rattraper des années d’égocentrisme où le moindre changement dans notre rythme de travail ou nos habitudes quotidiennes devenait source d’une révolution portée par le nombre qui ne se révélait qu’être l’addition d’un groupe addict de ses propres intérêts individuels.

Le consensus face au virus Corona, commence à se lézarder, et  certains préparent déjà les banderoles et les slogans accusateurs des futures manifestations qui martèleront  les pavés dès la fin du confinement. On est comme ça en France, nous avons bon cœur, mais nous râlons tout le temps. Nous savons être généreux mais l’intérêt commun a beaucoup moins d’attrait à nos yeux que notre intérêt personnel, et nous savons le faire savoir, dès qu’il se pourrait qu’on atteinte à nos libertés …

Depuis des décennies, nous votons pour le changement sans jamais y adhérer,  et puisque plus personne ne se déplace pour aller voter peut-être bien que le moment est venu de changer le monde et donc de commencer par se changer les idées et accepter de vivre autrement. Nous sommes tous plein d’idées pour cela, j’en suis convaincu. Mais la vraie question est de savoir quantifier ce que nous sommes prêts à perdre aujourd’hui chacun pour soi, pour que le meilleur soit, demain pour les survivants, et après-demain pour ceux qui nous succèderont.

L’arnaque de la fibre

La France, je l’ai déjà dit dans un précédent article, a 30 ans de retard pour la fibre, et je suis bien placé pour en parler, car le hasard professionnel fait que j’ai effectué la recette du premier réflectomètre (appareil de mesure permettant de contrôler la qualité du raccordement de 2 fibres) reçu par France Télécom en 1990.

30 ans plus tard, le territoire n’est toujours pas couvert et est encore loin d’être opérationnel.

L’historique :

Voici quelques années maintenant, le pouvoir politique a confié, sous le contrôle de l’ARCEP, aux opérateurs téléphoniques le déploiement de la fibre. Ces derniers n’ont pas accepté d’en financer l’investissement, alors que le retour s’annonçait pourtant juteux. Pour augmenter la part du gâteau, ils ont obtenu de l’Etat qu’ils acceptaient de financer l’installation de la fibre en zone urbaine mais que l’Etat devait financer les zones rurales, ou tout au moins non urbaines. En clair, les opérateurs se gardaient les endroits où le génie civil était déjà réalisé en termes de conduites et gaines, les endroits où le logement était vertical et permettait le maximum de raccordements d’abonnés à moindre coût et laissaient à l’Etat le plaisir de financer l’installation de kms de fibres dans les lieux déserts et les fermes isolées ainsi que dans les communes principalement pavillonnaires.

Si la France voulait rivaliser avec ses voisins, elle n’avait plus le choix. Elle a accepté le deal mais l’Etat a confié aux collectivités territoriales le soin de se débrouiller avec le bébé. D’où l’émergence de syndicats intercommunaux dédiés aux télécommunications afin de globaliser les marchés et en tirer le meilleur coût.

La technique de pose :

Forcément pour payer moins cher, il faut faire des concessions. Peu visibles dans les banlieues rurales des métropoles, ces concessions sont bien plus draconiennes dans des zones de désertifications urbaines comme ici dans le Cantal. Alors que les communes ont fait de gros efforts pour enfouir leurs réseaux électricité ou télécommunications, les poseurs de fibres, pour ne pas refaire du génie civil, posent la fibre en aérien sur des poteaux en bois flambant neuf. Il faut savoir qu’une fibre dispose de son fourreau dédié et qu’il est interdit de faire cohabiter une câble de fibre avec un autre support dans le même fourreau. Il est aussi interdit de faire passer dans le même câble de fibres (un câble dispose de plusieurs fibres) une fibre dédiée aux télécommunications et une autre dédiée à la vidéo. Il paraît que cela pose des problèmes techniques. Je suis plutôt d’avis que c’est une affaire de gros sous.

Enfin, il faut savoir que l’installation de la fibre, qu’elle soit effectuée en direct par les opérateurs institutionnels ou par les collectivités territoriales, est confiée à des sous-traitants, dont les équipes techniques, sont elles mêmes sous-traitantes d’une compagnie, elle même sous-traitante d’un groupe. Bref en cas de dysfonctionnement, il est quasi impossible de déterminer les responsabilités. Moralité, quand ça casse, ça reste dans l’état. Par ici, on constate déjà des poteaux pourtant tout neufs effondrés ou à terre suspendus à leurs câble aérien de fibre, et cela fait déjà plusieurs mois que c’est en l’état. Alors après quelques tempêtes hivernales et la neige, il faut craindre des avaries fréquentes.

La logique économique :

En zone urbaine gérée par les opérateurs, ces derniers étant directement concernés par leur retour sur investissement, mettent le paquet pour raccorder le plus rapidement possible le maximum de foyers, et si ORANGE reste le propriétaire des canalisations et donc de ce qu’il y a dedans, les autres tels que FREE, SFR ou BOUYGUES, paient une location des fibres à ORANGE. Entre ceux qui ont contribué à la pose et ceux qui exploitent, c’est une grosse affaire commerciale dont heureusement je ne connais pas les détails.

Ce que je peux dire, c’est qu’autant en zone urbaine, l’ensemble des investisseurs ont tout intérêt à amasser les clients dans un minimum de temps, autant ailleurs, cela les préoccupe moins, car ils n’ont pas investi de leur poche pour la pose.

A cette différence géo-technique s’ajoute la question du raccordement des derniers mètres. En effet, suivant les programmes négociés par les collectivités, la fibre est, soit livrée à un point nodal et le financement du raccordement à l’habitat est à la charge du propriétaire, soit livrée jusqu’à la prise chez l’habitant.

Le dernier km :

Dans le cas de la livraison à la prise, il a été convenu que ce serait du 100 % fibre, dans les autres cas, il est toléré que soit réutilisé le support cuivre entre le central et la prise, ce qui est une aberration en termes d’affaiblissement.

Pour compléter ce système économique ou seule la rentabilité anime l’action au détriment de tout service public et encore moins de service client, les opérateurs ont imposé qu’une fibre soit obligatoirement livrée à un point adresse.(N° et rue). Le téléphone marchait sans détermination d’un point adresse, le courrier est distribué sans point adresse mais pour la fibre, il semblerait que sans ce point adresse, elle ne peut pas fonctionner ; comme si des coordonnées GPS n’auraient pas suffi. D’où l’obligation pour les communes de financer un plan d’adressage de toutes ses habitations. La Poste se propose bien sûr comme spécialiste et partenaire et ce n’est pas gratuit. La facture commence à être lourde pour les collectivités territoriales ! Et le client n’a toujours pas la fibre car nul ne sait combien le raccordement terminal va coûter.

Traitement des pannes et incidents :

Enfin, avec tout ça et tout l’argent récolté auprès du contribuable, par les opérateurs de télécommunications, ces derniers n’ont toujours aucune obligation de résultat, ni engagement de débit minimum. Les commerciaux ont interdiction de communiquer avec leurs techniciens, et doivent vendre des box et des abonnements, même si derrière cela ne fonctionne pas, et quand c’est en panne, ça reste en panne car avant de savoir qui doit réparer, il va s’écouler du temps sachant que le plus difficile à déterminer est de savoir qui doit payer la réparation : la société ayant posé les poteaux ou effectué le génie civil, celle ayant tiré la fibre, celle l’ayant raccordée, ORANGE, FREE, BOUYGUES, SFR, le client ? Pourquoi se presser puisque pendant la panne, le client continue de payer son abonnement !

Enfin une autre arnaque est dans le débit. Toujours pour des questions de rentabilité, les opérateurs ont décidé d’optimiser au maximum leurs canaux. Si en ville, plusieurs câbles ont été tirés facilitant ainsi d’éventuels délestages entre supports, en campagne, compte tenu du petit nombre d’abonnés potentiels, seule un câble de faible capacité a été tiré. Pas besoin d’être un grand technicien pour comprendre que plus on est à se partager le même faisceau, moins on profite d’un débit important, sans compter les très grandes distances d’un hameau à l’autre souvent supportées par le même support de fibre. C’est déjà fréquent avec l’ADSL sur du cuivre, ce sera la même chose avec la fibre. Il y a donc risque à ce qu’une fois tout payé, on se retrouve, tout au moins en rase campagne, avec un débit équivalent ou tout juste supérieur avec celui qu’on avait avec le câble cuivre.

Quelles solutions ?

La solution n’est donc pas la fibre. Trop tard. Il faut attendre l’arrivée des satellites basse altitude, qui sont en cours de déploiement malgré l’omerta des pouvoirs publics pour qui l’intérêt est de montrer qu’ils ont fait le bon choix avec la fibre. Le satellite permet aujourd’hui le très haut débit (THD) mais il n’y a pas assez de disponibilité pour équiper le pays. Il est donc réservé plutôt aux zones blanches. De plus la voix est difficile à communiquer à cause du temps de latence (temps pour atteindre le satellite et en revenir). les nouveaux équipements, en basse altitude, permettent de réduire par leur multiplication et la distance réduite avec la terre, ces deux problèmes. Ils arrivent et seront opérationnels d’ici quelques mois mais échappent et à l’Etat et aux opérateurs historiques. On ne connait pas encore le coût de l’abonnement, mais il sera forcément compétitif. L’inconvénient est devoir proliférer des paraboles, mais la solution existe en mutualisant certaines installations. D’autres solutions existent aussi pour les hameaux ou certaines résidences où plutôt que de multiplier les raccordements et les frais, il demeure possible de ne raccorder qu’un seul point haut et central et de générer ensuite un hotspot en WIFI. Cette solution est par exemple possible dans les petits villages centrés sur leur église en installant la borne relais dans le clocher.

Conclusion :

En conclusion, il faut se souvenir que les opérateurs vont toujours vous vendre ce qui est le plus rentable pour eux et que c’est au client de chercher par lui-même la solution la plus rentable pour lui à la fois en termes de qualité de service et en coût. N’oublions pas non plus, que malgré leur mépris du client, les opérateurs obligent bien souvent à un engagement dont il est parfois très difficile de se défaire.

Donc ce qui paraît « simple comme un coup de fibre », ne l’est pas vraiment

Le Cricket Club des talibans

Je viens de terminer « Le Cricket Club des talibans » de Timeri N. Murari aux éditions Gallimard.

Ce livre racontée par une femme explique comment les talibans souhaitant montrer une image favorable de leur politique à l’international décident d’officialiser le sport du cricket à Kaboul en Afghanistan.

L’histoire montre l’enfer que vivent les Afghans chaque jour sous le joug de la police religieuse et des lois des talibans qui, armés jusqu’aux dents, ont droit de vie mais surtout de mort sur chaque habitant. Les femmes ne peuvent sortir qu’emprisonnées sous une burka et accompagnées d’un homme. Elles ont l’interdiction de parler en public et encore moins de s’adresser à un homme. A la maison, elles sont cantonnées à la cuisine.

La culture imposée par les talibans ressemble plutôt à une absence de culture. Toute instruction autre que le coran est interdite, et spécialement aux femmes qui n’ont pas besoin d’aller à l’école, pour cuisiner, s’occuper de leur homme et lui donner des enfants, de préférence des garçons. Les ordinateurs personnels sont interdits, les livres sont interdits, la télévision est interdite. Tout n’est qu’interdit.

Les mariages sont arrangés entre les familles mais si un chef taliban désire une femme, mariage arrangé ou pas, il prend.

Cette idée de cricket est perçue comme une porte de sortie vers un nouveau monde, car les gagnants du tournoi auront l’opportunité de s’entraîner au Pakistan. Alors toute la famille s’entraîne dur pour gagner la compétition.

La maison familiale offre un refuge bien fragile à l’autorité talibane, et chaque sortie représente un risque majeur de violences et parfois de mort. Un regard trop appuyé, un mot malencontreux engendre le fouet ou le tir à balle réelle. L’image de ces femmes fusillées à bout portant dans leur burka effondrées, telles un tas de chiffon sans un regard de leur agresseur ne peut que bouleverser le lecteur.

Ce fascisme ambiant engendre les délations et les vengeances. Il faut se méfier de tout le monde et même de la famille et des amis les plus proches.

Chacun, chacune est seul(e). Chacun, chacune, croit qu’un jour Kaboul redeviendra ce qu’il était avant l’arrivée des tortionnaires et c’est cette perspective de lumière au fond d’un tunnel, cette espérance qui maintient le goût de vivre.

Cette horreur décrite par cette jeune femme laisse au lecteur, un sentiment de découragement et de haine. On ne comprend pas comment des milliers de personnes peuvent accepter une telle dictature sans réagir, et sans zigouiller tous ces tortionnaires. Mais quand on vous tient en joue en permanence, il n’est pas facile de bouger un cil.

Et cela m’a rappelé des temps anciens sur notre territoire, ou milices de Pétain et Nazis collaboraient pour l’extermination des juifs et l’éradication des résistants. Ce temps de délation entre voisins et de collaboration souterraine. Ce temps de tortures et de souffrances déchirant les familles et bannissant les amours. Ce temps qui nous fait souffrir rien qu’en y pensant.

Mais ce que je ne comprends pas, ce sont les nostalgiques de ce fascisme, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, ceux qui rêvent encore de croix gammée, de Fuhrer, ou d’un dictât religieux quel qu’il soit. Je ne comprends pas ces jeunes femmes éduquées dans une société ouverte, démocrate, multiculturelle qui se convertissent à une religion qui les relègue à un monde animal, pire à un ventre pour enfanter, cachées sous un voile grillagé et soumises à un homme qui les viole pour son plaisir et leur impose son autorité.

Je comprends ces jeunes qui rêvent d’autorité au bout d’un bâton ou d’une arme, ceux qui s’imaginent régner sur un chaos qu’ils auront obtenu dans le sang d’un combat sans règle, je comprends ces jeunes épris de violence qui sans doute se pisseront dessus dès qu’ils seront du mauvais côté du bâton. Je comprends ces jeunes qui nourrissent un tel désir parce que leur illettrisme leur empêche de connaître les conséquences de leur soit-disant idéal. Ces fous-là, inculte de l’Histoire devraient savoir que jamais le temps ne jouera pour eux et qu’un jour ils périront dans les souffrances qu’ils ont tant infligées à d’autres. Mais peut-être que ce temps même court où l’on jouit du mal qu’on fait à autrui permet de se moquer des enfers qui attendent leur heure.

Le vrai challenge est de savoir dans quel camp on est, dans quel camp sera-t-on si la roue tourne à cause de la folie humaine. Bien sûr on s’imagine du bon côté, du côté des gentils, des résistants de ceux qui bouteront hors frontières l’envahisseur. Mais dans la vraie vie, face au canon pointé sur notre tempe, quelle sera la hauteur de notre courage ?

Je vous laisse découvrir le Cricket Club des talibans avant de répondre à cette question.

R.I.C. ….. MDR !

Alors que depuis plus de six mois, des milliers de personnes (de moins en moins toutefois) défilent dans les rues de nos villes et cités pour réclamer le droit au référendum d’initiative citoyenne, je suis mort de rire devant les taux de participation chaque fois que le citoyen est appelé à se prononcer par les urnes.

Aux dernières élections européennes où les gilets jaunes nous avaient promis un raz de marée populaire soutenant leurs demandes, seul 1 électeur sur 2 s’est déplacé et les gilets jaunes ont obtenu 0,54% des suffrages soit 122 565 voix. Et encore sur ce nombre, ils ne sont pas tous d’accord sur les moyens et les actions.

Plus localement, à Mériel, mon ancienne commune de résidence, un nouveau quartier sort de terre , et il va falloir créer les adresses de tous ces futurs logements. Je me suis insurgé contre la décision unilatérale du maire à attribuer les noms de rues et place. J’ai d’abord proposé que le Conseil Municipal, représentatif de la population, débatte, fixe un thème ou pas et détermine son choix. Mériel est la ville de Jean Gabin, et trouver des noms en rapport avec la filmographie de l’acteur, ne me semblait pas si stupide.

Le Maire a finalement opté pour un choix proposé à la population soit par voix papier ou par vote électronique via une application. Super !

Publicité et médiatisation de l’affaire engagées, durant 1 mois les Mériellois ont pu s’exprimer. Mériel c’est environ 3500 électeurs et 5100 et quelques habitants. Se sont exprimés sur le choix des rues 56 Mériellois. Alors vous comprendrez pourquoi je suis mort de rire (MDR.)

On est mal partis !

On est mal partis !

Il y a encore quelques semaines, on parlait de fracture sociale entre riches, trop riches et pauvres trop riches. Et puis au fil des semaines et des manifestations qui n’en finissent pas, aux couleurs de l’arc en ciel, nous voilà entre français, tous, chacun pour soi, en opposition avec quelqu’un.

Alors qu’on s’est battu intellectuellement et culturellement pour le droit à la différence, voilà que l’on veut que le monde s’aligne derrière notre pensée unique. Les minorités sont attaquées. Les harcèlements de toutes sortes se multiplient. Tout sujet devient conflictuel déclenchant sa volée de violences, d’insultes et de haine. Vive la France, pays, autrefois, des droits de l’homme, transformé en pays de mes droits à moi !

Avant, il y a eu un roi de France qui décidait pour ses sujets, en veillant à ne se priver de rien. Et puis la Révolution a coupé des têtes pour que le peuple ait les mêmes droits que les nobles. Napoléon s’est embrouillé avec le monde entier et les guerres n’ont cessé, à décennies d’intervalles, un peu sur notre terre un peu chez les autres, parfois à notre initiative, parfois à celle du voisin proche ou éloigné. Mais quelqu’en soit le motif, des millions d’humains y ont laissé leur vie sans autre conséquence que de revenir au temps d’avant mais humainement décimé.

Alors , on a tout misé sur la démocratie, sur le plébiscite du vote majoritaire, sur l’union européenne, et on a cru que les élus auraient droit au respect dû à leur victoire. A chaque soir d’élections, on se congratule comme un soir de finale de coupe du monde, on se réjouit collectivement de cette nouvelle ère qui s’ouvre, pendant que les perdants crient à la fraude, au complot et espèrent déjà dans un futur scrutin réparateur. Au final, la démocratie n’est bonne que si nos idées l’emportent.

Les élus et les ministres n’ont pas encore accroché leur veste à la patène de leur nouveau bureau, que les critiques pleuvent à la recherche de la casserole qui pourrait alimenter la polémique. Le journaliste épluche toutes les communications écrites ou audio-visuelles à l’affut de la petite phrase qui pourrait lancer une rumeur quitte à l’isoler du contexte pour en donner plus d’écho. Les réseaux sociaux ont cela de bien, qu’ils adorent propager ce qui leur semble vrai sans en vérifier le moindre tenant.

Plus de 70 années sans bataille sur notre terre républicaine. C’en est trop pour ceux que ça démange de se battre. Par inculture de toute espèce, l’humain se range derrière le leader qui saura mettre en avant les raisons de son désarroi. Le populisme fait recette devant des personnes en manque de recul et de repères, historiques, économiques, culturels et religieux. Il est l’heure des Socraties et des équations au premier degré. (Je me suis déjà exprimé, sur la relativité de la richesse, mais peut-on en vouloir à ceux qui se rêvent plus argentés !)

Désirer une vie meilleure, plus confortable, plus consumériste accompagne le progrès et l’évolution de notre espèce. Il n’y a rien de nouveau, et seul le philosophe ou le sage sait que l’argent ne conduit pas au bonheur. Ce qui est nouveau, c’est que le désir juste et humain de vouloir davantage s’est transformé en droit et que nous avons troqué nos rêves contre des dûs que l’on exige à grands coups de manifestations qui semblent demeurer le seul moyen d’exister et de se faire reconnaitre, preuve s’il en est, qu’il est plus facile d’hurler des slogans en marchant dans la rue que de s’exprimer correctement avec un vocabulaire approprié autour d’une table, ou en écrivant des ouvrages, voire en participant à un débat démocratique, ou un engagement politique.

On en vient à penser que notre propre personne est tellement importante qu’aucune décision concernant mon environnement, qu’il soit dans ma cité, mon pays ou la planète, ne puisse se prendre sans mon feu vert. Il devient donc inutile de voter pour des représentants du peuple qui n’ont de représentants que le nom, puisqu’ils ne représentent pas mes idées à moi. Et puis, si je découvre 2 ou 3 congénères qui partagent une de mes idées, alors je deviens fort et j’acquiers les droits supplémentaires qui justifient la violence de mes actes. Je deviens LA LOI, L’ORDRE, et ne suis plus soumis à d’autres lois que celles qui servent ma personne. Je ne désobéis pas à la République, je suis la nouvelle République, et l’autre, l’ancienne n’a plus raison d’être parce que j’en ai décidé ainsi, et que je ne suis pas tout seul.

Tout cela est si évident pour moi qu’il me faut convaincre la nation par tous les moyens quitte à frotter quelques biens et frotter quelques corps. Cette logique, cette dialectique ne rappelle-t-elle pas des temps anciens qu’on croyait révolus.

Et pourquoi donc ! Parce que les populistes de tout genre souvent rangés dans les extrêmes se partagent en deux camps. Ceux qui disposent de la connaissance qui leur permet de manipuler les foules et ceux qui en sont dépourvus et constitue la masse croyant défendre la noblesse de leurs idées, mais qui ne font qu’alimenter un nombre servant l’assise politique desdits leaders.

Comment en sortir ?

On en est mal partis, mais on peut bien arriver.

Il faut revoir notre système éducatif. Les programmes peut-être, mais surtout en forgeant dès l’école primaire l’intellect de nos enfants par une meilleure connaissance de l’Histoire, moins celle des faits que celle qui a conduit aux faits. Il faut instituer des notions d’économie, d’éthique de morale et d’instruction civique, afin de comprendre que l’individu agit au sein de sociétés imbriquées les unes dans les autres avec des tenants qui le dépassent mais qu’il peut contrôler s’il en a la connaissance. Il faut généraliser la philosophie dès la petite enfance, afin que l’esprit prenne l’habitude de la réflexion et du recul sur la chose qu’elle soit sienne ou quelle soit autre. et puis il faut donner de la place au théâtre à l’école, pour que chacun apprenne l’éloquence et le poids des mots dans le respect de son rôle et du rôle de ceux qui jouent la même scène.

Il faut que les parents réagissent, non pas pour remettre en cause l’autorité d’où qu’elle vienne, mais pour responsabiliser l’enfant de ses actes et de ses gestes. En observant les manifestants blessés parfois gravement ces derniers jours, je me souviens de ces moments où à l’école ou ailleurs, l’enfant provoque l’adulte par ses mots ou ses gestes. Il se met en danger, et la sanction punitive finit alors par tomber d’une façon ou d’une autre. Quand la police, qui est là pour maintenir l’ordre, ordonne à un manifestant de reculer ou de se déplacer, et que celui-ci répond par la provocation verbale ou gestuelle et la désobéissance, il s’expose au risque de prendre un mauvais coup. Similitude de genre, de situation entre enfants et adultes mais attitude bafouée par ceux qui prétendent que leur droit est plus légitime que celui de la République, tout comme l’enfant qui estime qu’il a raison et que ses parents ont tort.

Après tout, j’ai bien aussi le droit de rêver moi aussi !

L’Etat c’est nous, non ?

J’ai envie de réagir à cette révolte qui agite notre pays.

Les lendemains d’émeute se suivent et se répètent. 3 semaines à peine après que la France ait fait mémoire de son passé guerrier, de ses millions de morts pour la France sans que pour autant chaque mort ne trouve dans la guerre une quelconque justification, voilà que l’on fomente une révolution, prémices d’une guerre civile motivée par tant d’inégalités.

Les français sont des révolutionnaires et sont fiers de leurs revendications ; mais les motivations justifiées de la Révolution se font dépasser par des individus qui ne voient dans une révolution que l’instant d’instituer le chaos.

La France vante sa démocratie, alors que le français ne se sent démocrate que le jour où il insère un bulletin de vote dans une urne, brisant dès sa défaite toute notion de démocratie pour descendre dans la rue hurler contre le pouvoir élu au seul prétexte qu’il ne l’est pas de son fait.

La France vante les droits de l’homme et la liberté d’expression à condition que nul ne vienne attaquer le pré carré de son idéologie, de son courant de pensée ou de son patrimoine.

Le français s’insurge dès qu’on porte atteinte à ses droits, mais s’ingénie à contourner le droit dès que celui du groupe contrarie celui de l’individu.

Le français veut plus de justice à condition qu’elle lui soit favorable. La Justice est d’ailleurs d’autant plus juste qu’elle me donne raison.

Le français veut moins de taxes, mais plus d’équipements publics, plus de transports en commun et de préférence gratuits, une meilleure qualité des réseaux routiers,  la gratuité des autoroutes et la vitesse libre sauf devant chez soi parce c’est plus dangereux, le très haut débit pour tous, un salaire élevé, des vacances pour tous, plus de sécurité, un enseignement à effectifs réduits, une place pour tous en crèche, un médecin à proximité de tous, un accès aux soins gratuit, illimité et partout sur le territoire, la liberté d’entreprendre, d’embaucher, le plein emploi avec du travail pour tous, près de son domicile, une prise en charge à 100% des personnes âgées comme des enfants, la présence postale dans chaque quartier, l’énergie verte, plus de  pollution, le maintien des forêts et j’en oublie.

Bien sûr, tous ces désirs pourraient être exaucés si l’argent ne restait pas dans la poche des riches qui ne cessent de s’enrichir, pendant que des salariés dorment dans leur voiture, parce que leur salaire ne peut couvrir un loyer.

A ce qui pourrait passer pour une lapalissade, j’y vois quelques obstacles. D’abord, il est faux de penser qu’en appauvrissant les riches on enrichit les pauvres.Pourquoi ? Parce la société est ainsi faite que c’est la richesse d’une minorité qui produit les richesses du plus grand nombre. Certes, il est possible de réduire le gap, mais le faire relève plus d’un geste symbolique que d’une véritable avancée sociale. Oter 1 million d’euro à 1 individu pour le répartir à un million de personnes ne donne jamais qu’un seul euro à chaque individu. Augmenter le SMIC horaire de quelques centimes, représente des millions d’euro pour la collectivité, et malheureusement qu’une broutille pour le salarié. Mon raisonnement ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire. Je veux seulement démontrer que la volonté individuelle de gagner plus ne peut pas se faire en prenant dans la poche de ceux qui en ont plus.

Je pense que le système capitaliste a atteint ses limites dans la recherche du plaisir individuel, celui de posséder plutôt que de partager, celui de dominer plutôt que de collaborer, celui de consommer sans même profiter du peu que l’on a.

Trop nombreux sont ceux qui ne savent pas quoi faire de leur argent alors même que certains ne savent même pas comment se payer de quoi manger.

On le perçoit comme une injustice sociale souhaitant comme en 1789, que le peuple prenne aux riches tout ce qu’ils n’ont pas. Alors on se dit qu’en cassant tout, le monde va comprendre que le peuple est opprimé. Mais en 1789, comme en 1968, ou comme après chaque guerre, le peuple a-t-il été plus riche alors que les biens des riches furent  largement détruits ? Brûler des voitures, arracher du bitume, détruire les monuments historiques va-t-il rendre plus riches les habitants des banlieues ? Empêcher les gens d’aller travailler, mettre en péril leur emploi, bloquer les commerces va-t-il augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui devront par leur fiscalité payer ce qu’il faudra réparer ?

Je ris de ceux qui croient toujours que c’est aux assurances de payer, à l’Etat de financer. Mais l’Etat c’est nous. Et l’Etat c’est nous dans le monde. Faire tourner la planche à billets pour créer de l’inflation, c’est faire perdre à la France une part de sa compétitivité et à brève échéance assassiner l’emploi.

Aujourd’hui le monde de l’entreprise n’existe que parce que certains ont investi leur richesse qu’elle soit personnelle ou actionnariale. Il est un fait que plus l’employé fournit du travail, et plus l’investisseur et/ou les actionnaires vont s’enrichir, et, sans doute parce que moins nombreux, plus rapidement que le travailleur. Alors, on s’insurge, parce que ce n’est pas juste. Pourquoi pas juste, je ne sais pas ! Inéquitable peut-être, mais injuste non. Inéquitable d’autant quand l’écart se creuse de façon abyssale, que les patrons gagnent des millions alors que les salariés voient leurs salaires bloqués.

Je voudrais pouvoir expliquer les raisons de ces inégalités, mais tant de pages seraient nécessaires que je suis sûr de ne pas être lu.

Bien ! La France est en faillite. Plus de sous pour fonctionner alors on essaie de colmater les brèches par où coule le navire. On ne peut couper les vivres et  et les possibilités d’enrichissement aux investisseurs, car ces derniers iraient investir ailleurs, et ce ne ferait que précipiter la faillite. On ne peut augmenter les salaires, pour les mêmes raisons car si le travail déjà très cher en France venait à coûter encore plus cher, les mêmes investisseurs partiraient à l’étranger. Augmenter les taxes directes ou indirectes comme la TVA plombe le pouvoir d’achat qui est déjà réduit au minimum pour la majorité des français.

L’Etat propose de tailler dans les finances publiques, en supprimant des équipements =>moins d’hôpitaux, moins de trésoreries, moins de bureaux de poste, moins de tribunaux, suppressions des réseaux ferrés secondaires, moins d’entretien des réseaux ferrés, routiers, télécom etc…, moins d’enseignants, moins de militaires, de policiers et de fonctionnaires de manière générale. Moralité, cela génère une paralysie quasi générale de notre service public, mais sur un malentendu, l’effet démagogique de l’effort de l’Etat peut passer.

Par contre l’Etat ne veut pas se lancer dans de grandes réformes structurelles. (Je rappelle que l’Etat c’est nous). Pas moins d’élus, pas moins de structures ou d’agences ou de commissions ou de services bien souvent inutiles mais générateurs d’un coût disproportionné pour le pays bien que créateurs d’emplois. Pas moins d’avantages en nature de toute sortes, appartements et/ou voitures de fonction, prise en charge de frais divers.

Peut-être parce que quarante années de fonctionnariat m’ont convaincu du bienfait du service du public, je regrette que la baisse des dépenses de l’Etat passe par une démolition du service public. Surtout qu’au final, il est clair que cela n’arrange en rien le pouvoir d’achat de l’usager qui au contraire doit faire des kilomètres supplémentaires pour atteindre un service qui est de moins en moins public et de plus en plus privé voué à l’hégémonie de la rentabilité.

Comme je refuse de rentrer dans les théories démagogiques à la Robin des Bois, je fais une proposition que j’aimerais voir reprise par les parlementaires :

Elle se résume à un slogan « toute condamnation doit être payée ».

Aujourd’hui celui qui est condamné à payer, une amende, une indemnité des remboursements etc…n’est pas poursuivi s’il ne peut pas payer pour des motifs divers et variés.

Et bien moi, je trouve cela vraiment injuste.

Je propose donc que les mêmes règles appliquées aux successions soient appliquées pour le paiement d’une dette, et que toute fraude, toute casse, tous frais consécutifs d’une faute soit payés en premier lieu par l’impétrant, et en cas d’insolvabilité, par ses ayants droits selon l’ordre successoral, et que les poursuites s’exercent jusqu’au règlement de la dette. Aux familles de régler leurs problèmes économiques communautaires à la place du contribuable.

Je vous laisse méditer sur les conséquences de ce projet de loi qui peut atteindre n’importe qui au moment où il s’y attend le moins. Peut-être que des assurances viendront couvrir le risque, mais on peut espérer que certaines familles verront leur devoir avant de parler de droits.

Et pour boucler avec le début de cet article, peut-être qu’ainsi les casseurs que l’on connaît et qui viennent jouer sur le terrain de manifestations fondées sur un mal être reconnu par tous, ne rentreraient pas impunis chez eux, pendant que vous et moi allons rembourser leurs dégâts.

Bonnes fêtes.

Compétence ou incompétence ?

Compétence ou incompétence ? Exigence ou intolérance ?

J’ai depuis longtemps cesser de me reposer sur la compétence des secrétaires ou autres assistant sans parler des répondeurs,  car combien de messages laissés sans suite, combien d’actions espérées sans lendemain !

Mais bon, c’est une bonne philosophie de ne pouvoir compter que sur soi-même, mais je m’interroge sur la qualité de service de ceux ou celles pour qui le travail consiste justement à transmettre des messages, ou s’assurer du suivi d’une action et qui ne s’en acquittent pas. S’agit-il de simples bénévoles au service d’un patron philanthropique ou de gens mal employés et donc, de fait, trop payés puisque payés pour ne pas faire.

Quelques exemples me reviennent comme celui d’une amie qui s’adresse à une agence immobilière pour qu’elle lui trouve une maison de 300 m2 en Normandie et que celle-ci la rappelle pour lui proposer une maison de 120m2 à Mantes La Jolie. On ne sait jamais sur un malentendu !

Ou cette autre qui envoie un de ses collaborateurs sur un chantier avec comme consigne de passer voir tel chantier à tel adresse pour voir si tout est correct. L’agent revient au bout d’une heure. « Dis-donc tu as fait vite, tu as noté quelque chose de particulier à me faire remonter ? » demande le chef « Ben non pourquoi, je suis passé voir en voiture, il fallait que je m’arrête ? » 

Ou encore cet artisan à qui je laisse un message au standard pour qu’un technicien me rappelle. Au bout de quinze jours toujours pas d’appel. Je rappelle le standard en  stipulant que le technicien ne m’a toujours pas rappelé. La responsable me répond : « En effet, j’ai bien votre postit là sur le bureau pour qu’il vous rappelle.  » Et …. toujours rien … le postit et le technicien ne se sont toujours pas rencontrés à l’heure où j’écris ces lignes.

Et tellement d’autres….

Mais aujourd’hui, notre Président de la République a commencé son discours commémoratif de l’armistice du 11/11/1918 sous l’Arc de Triomphe devant une batterie de micros qui ne fonctionnaient pas.

J’imagine que les équipes techniques et les services de la Présidence bossent sur cette affaire depuis quelques temps, et que l’ingénieur du son surement sélectionné parmi les meilleurs avait une équipe de techniciens exceptionnels dont le boulot consistait à brancher le bon fil au bon endroit, à veiller que les piles des micros sans fil soient neuves, à effectuer tous les réglages pour qu’il n’y aient aucune erreur ni aucun défaut dans la retransmission de cet évènement vu dans le monde entier en présence de 70 nations représentées par leur chef d’Etat ou délégué.  Bon, d’accord, il pleuvait, et pour une fois, ce n’était pas la faute à Hollande, il n’était pas là. Les commentaires ont bien justifié l’absence de Théresa May représentée par son N-1, mais ni Julie Gayet ni personne ne représentait François Hollande. Alors que parmi les ex présidents en état de se déplacer, Nicolas Sarkosy était bien là. Il s’est même levé en premier à la fin du boléro de Ravel, suivi par tous les officiels, histoire de bien montrer qu’il est encore, à son égo défendant, le Maitre du Monde.

Bref que penser de cet incident ? C’est fou ce qu’on pardonne l’incompétence dans notre pays ! C’est sûrement la faute de la pluie ! C’est pourtant facile, généralement quand on retransmet un évènement important de PARIS au monde entier, il pleut. Avant on pensait que c’était François Hollande qui portait la poisse, le sort s’acharne. Raison de plus pour prévoir l’incidence de la météo sur la technique ! Non, je suis sûr que personne n’est responsable. Et puis ce n’est pas bien grave ! Cela fait juste des mois que certains s’escriment pour un protocole réglé au millimètre, et voir une technicienne plateau tendre au chef de l’Etat un micro de substitution au moment le plus important de la matinée n’a probablement aucune importance. La terre tourne à défaut de notre pays.

Mais moi, que voulez-vous, l’irresponsabilité m’agace autant que ceux qui se plaignent toujours de ne pas être assez payés, ou qui pensent valoir autant sinon mieux que leur supérieur qui pourtant a 20 ans d’expérience de plus. Il n’est pas rare d’entendre certains employés dire que, pour ce qu’ils sont payés, il est heureux qu’ils viennent au boulot chaque matin et que si en plus il doivent exercer une mission, cela mérite le paiement d’heures supplémentaires.

Vive la France !

L’Etat est assassin

Oui, l’Etat est assassin. Dit comme ça, cela peut paraître outrancier mais que dire de cette décision de retirer le permis de conduire à ceux qui ne laisseraient pas la priorité successivement à 2 piétons ?

Cette disposition se rapporte à l’article R 415-11 du code de la route qui stipule que tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre.

Cet article régulièrement modifié a vu une dernière mesure (décret 2018-795) porter le retrait de permis à 6 points et l’amende à 135 € .

540 piétons tués en 2016, 484 en 2017 suffisent à justifier la sévérité de la sanction, et nous voyons bien que les incivilités au code de la route ne font que s’accentuer. Ce qui est nouveau, c’est que depuis le 18 septembre 2018, la verbalisation peut se faire par vidéo surveillance.

C’est à dire que deux refus de priorité à un piéton vous amènent le retrait de votre permis. Un conducteur urbain prend le risque de se voir notifier des milliers d’euro d’amende en quelques jours et plusieurs notifications de retrait de permis même si la première est suffisante.

Le facteur va distribuer, insouciant une sentence qui va bousiller la vie de plusieurs milliers de citoyens qui, au vu d’une caméra, ne pourront plus utiliser leur véhicule pour aller travailler  ou vaquer à leurs occupations quotidiennes, car, rappelons le (cf article www.blog-mathieu.fr du 4/11/2018), nombreux sont ceux et celles qui ne disposent d’aucun moyen de transport alternatif à la voiture pour se déplacer.

1ère sentence : l’amende. Elle est forte et pourrait l’être davantage, car rien ne justifie que l’on écrase un piéton ! Mais pourquoi ne pas sanctionner aussi le piéton, comme dans de nombreux autres pays, lorsque celui-ci est en infraction en forçant le passage devant un automobiliste ou en traversant n’importe où.

2e sentence : Retrait de 6 points de permis. Il était de 4 auparavant, et l’article d’origine prévoyait même le retrait du permis de conduire pour une période de 3ans.

3e sentence : Difficulté voire impossibilité pour la personne s’étant fait retirer son permis de conduire de se réassurer pendant une période de 3 à 5 ans selon les assureurs. Lorsque vous établissez un devis pour assurer votre véhicule, une des premières questions est : « avez-vous fait l’objet d’un retrait de permis ces 3 (ou 5) dernières années ? ». Dans l’affirmative, votre demande est rejetée. Rappelons qu’en cas de retrait de permis, tout assuré a l’obligation d’en informer son assureur. Et ne croyez pas échapper à la restriction d’assurance en mettant le véhicule à un autre nom.

4e sentence : Problématique économique et sociale. Risque de perte d’emploi avec les conséquences psychologiques sur la vie de couple ou la vie de famille.

Ca fait beaucoup non pas au regard d’une vie sauvée, mais au fait que dans une circulation de plus en plus anarchique dans les métropoles urbaines, où les piétons circulent n’importe où et n’importe comment parmi des véhicules qui essaient de s’extraire d’embouteillages sans fin, la vidéo verbalisation me paraît avoir des limites.

Entraîner des milliers d’individus chaque jour dans une détresse sociale est assassin, car probablement que, face à certaines impasses, certains finiront sans doute par se suicider.

Celui qui commet un délit a droit à une défense, un jugement et peut en faire appel.

Celui qui refuse la priorité à un piéton est privé de pouvoir conduire pendant une durée indéterminée (liée au délai pour repasser le permis) avec tous les dommages collatéraux qui s’y réfèrent sans pouvoir imaginer le moindre recours.

Alors oui, l’Etat est assassin et c’est le facteur qui transporte l’arme du crime.

Soyez vigilent, surveillez votre boîte aux lettres. Ne laissez pas les enfants s’en approcher. Votre boîte aux lettres est désormais un lieu excessivement dangereux.

Essence trop chère

Bien sûr que l’essence est trop chère. Dès qu’un produit de consommation augmente, il devient trop cher ! Forcément. Dès qu’il baisse, c’est qu’il était trop cher avant. Logique, non ?

Le problème est moins le prix de l’essence que l’impact économique qui en découle. 

On peut augmenter indéfiniment le prix du tabac. Si le fumeur ne veut pas payer plus, il n’a qu’à fumer moins, voire s’arrêter. Le Ministère des Finances sait que l’addiction est telle que même à 1€ la clope, les drogués du tabac continueront à consommer, et que l’augmentation du prix compensera la baisse du nombre de fumeurs. 

Pour l’essence, c’est différent. Le microcosme écologique rêve d’un monde sans voiture à moteur thermique, forcément polluant. Qui donc souhaite un monde saturé de pollution pour les générations à venir ? 

40 années de fonction publique m’ont permis d’observer que nos gouvernants dans leur magnanimité politique commençaient toujours à supprimer les moyens avant de supprimer la cause de l’action. Aberration managériale, pour ne pas dire autrement. On supprime les emplois mais on laisse la mission qui devra être maintenue à qualité égale voire supérieure avec moins d’effectifs et moins de moyens. C’est ce mode opératoire qui se perpétue dans les collectivités territoriales, où l’on baisse les dotations budgétaires mais où on augmente les compétences, et les missions. C’est ce qui s’est passé à la SNCF, en supprimant les emplois de maintenance et on arrive à des catastrophes de type BRETIGNY.

Donc on augmente le prix de l’essence en espérant que le citoyen français laissera sa voiture au garage ! Vision urbaine de l’affaire, certainement. La voiture est aujourd’hui le moyen de transport privilégié car pour beaucoup de français, il n’y en a pas d’autre. Certes on peut se demander pourquoi les immatriculations parisiennes continuent de progresser, mais dès qu’on se déplace en Ile de France, les transports en commun s’avèrent vite très insuffisants. Quant au monde rural, c’est simple, il n’y en a pas.

Alors, augmenter le prix de l’essence et plus généralement des carburants, est un non sens. Car la majorité des citoyens ne peuvent faire autrement que d’utiliser leur voiture, pour travailler, pour conduire leurs enfants, à la crèche, à l’école, pour faire leurs courses, pour sortir.

Admettons que la part transport devienne aussi importante que la part logement, les consommateurs devront alors trancher et supprimer tout le superflu. Adieu alors aux participations culturelles, non parce que la Culture est superflue, elle est même vitale, mais une fois que le transport au travail aura absorber une grande part du budget mensuel, on fera l’impasse sur les sorties, sur les vacances et sur la consommation en général. Et puis pour les autres, à force de laisser sa voiture au garage, on la laissera aussi au concessionnaire et les ventes vont baisser. C’est d’ailleurs le cas ces dernières semaines alors que traditionnellement, la période qui suit le salon de l’auto est plutôt faste. Et si l’on touche à l’industrie automobile, on touche au poumon industriel de la France. Peut-être que l’idée du gouvernement est de favoriser le chômage pour minimiser les transports quotidiens ?

Et puis, l’essence et le gaz oil interfèrent sur tout, et son augmentation impacte forcément les coûts de production, et l’Etat ponctionne le porte monnaie du consommateur une deuxième fois à la caisse par le biais de la TVA.

Augmenter la fiscalité sur les produits pétroliers, c’est : 

  • baisser notre compétitivité au niveau international
  • favoriser la fermeture de toutes les stations services aux abords des frontières.
  • engendrer une baisse de l’activité industrielle automobile et générer du chômage.
  • augmenter le prix moyen du panier du consommateur, par l’impact sur les coûts de production et la hausse de la part de la TVA.
  • baisser le pouvoir d’achat du français, bien au-delà de sa propre consommation de carburants.

Imaginer une société sans gaz à effet de serre est une excellente idée visionnaire, mais il faut équiper un pays avant d’empêcher les gens d’y vivre :

  • construire des parkings gratuits aux abords des gares et aéroports
  • investir dans le transport rural 
  • cesser la fermeture de tous les réseaux ferroviaires secondaires.
  • investir massivement dans le ferroutage
  • rattraper le retard en matière de développement des télécommunications pour un THD pour tous pour 2020 afin de favoriser le télétravail.
  • contrôler les émissions polluantes de tous les industriels ou autres paquebots, et plutôt que de leur infliger des taxes, imposer des systèmes de filtration efficaces.

Les opérateurs téléphoniques ne sont pas des gens sérieux.

Depuis mon arrivée dans le Cantal, je me bats avec les opérateurs historiques de la téléphonie.

1- ADSL et Mobiles :

Client FREE depuis de nombreuses années, j’ai reconduit mon abonnement  FREE BOX et mobiles lors de mon déménagement sous la promesse d’un débit garanti de l’ordre de 20 Mbits. Devant les difficultés à obtenir des communications Voie et Data d’un niveau correcte, j’ai harcelé l’assistance de FREE aux fins de corrections et de tests. Ces gens, toujours fort aimables par ailleurs, m’ont promené pendant près de 4 mois m’obligeant à une kyrielle d’opérations, essais et mises en surveillance. Au final, un technicien, qui  a probablement été licencié depuis, m’a avoué qu’ORANGE bridait toute communication du fait de la mauvaise qualité de son réseau et qu’il n’y aurait aucune amélioration à court ni moyen terme. On attend la fibre ! J’ai donc convenu de résilier mon contrat faute de service. FREE a refuser de me rembourser les 49€ de frais de résiliation, ce qui est à mes yeux fort peu honnête, surtout que pendant toute la période où le service était dégradé voire inexistant, j’ai continué à payer plein tarif  mon abonnement sans aucune dégrèvement.

Je me suis alors approché des autres opérateurs qui tous m’assuraient une liaison data entre 15 et 30 Mbits sans pour autant me le garantir. Echaudé, et avant de conclure un contrat voué à l’échec, je suis allé contrôler les débits chez mes voisins abonnés à SFR, ORANGE ou BOUYGUES. Tous affichaient un débit minable, inférieur à 2Mbits (correspondant d’ailleurs au bridage par ORANGE).

J’essayais d’en discuter avec les multiples commerciaux qui tous ont tenté de me convertir au mieux disant de leur produit. Impossible de leur faire admettre que les données de leur logiciel n’étaient pas conformes  la réalité du terrain. Je leur ai demandé de se rapprocher de leurs équipes techniques pour vérifier ce qu’était cette réalité, mais j’ai appris que leur direction le leur interdisait.

J’ai donc baissé les bras devant l’ADSL. La fibre est annoncée, mais il y a encore de nombreux obstacles à franchir avant que ma maison soit distribuée. 

Je me suis donc tourné vers la 4G. A priori, SFR distribuait bien la 4G à CLAVIERES. Je bascule mes offres mobiles chez RED, la filiale SFR, et effectivement, la 4G arrive contrairement à FREE. Je demande alors à SFR de me fournir une box 4G pour faciliter mes échanges DATA. Réponse négative sous prétexte que je suis éligible à l’ADSL 20 Mbits. Fin du ban !

ORANGE ne fait pas de réelle box 4G, et BOUYGUES le plus avancé sur ce type de box, ne diffuse pas la 4G sur ma commune. 

Je suis donc passé au satellite et j’ai enfin du haut débit qui va me permettre d’alimenter plus fréquemment ce blog.

2- ARCEP – 1er acte

Je n’en suis pas resté là, et à force de parler des problèmes de télécommunications, je me suis aperçu que le CANTAL était sinistré et que les opérateurs restaient droits dans leur promesse de qualité de service mais n’assuraient plus le SAV, en particulier dans les secteurs éloignés des centres villes. J’ai découvert que certaines personnes n’avaient plus de téléphone depuis des mois, qu’INTERNET fonctionnait très mal en ADSL et que le déploiement de la 4G était très en retard. J’ai découvert que les élus se rassemblaient régulièrement pour voter des motions contre ORANGE dont l’entreprise se moquait sans réserve. J’ai découvert que toute l’économie d’un département et même d’une région était prise en otage par des opérateurs indifférents plus soucieux de préserver les dividendes de leurs actionnaires que de s’engager dans des opérations de maintenances. J’ai découvert que des personnes isolées n’étaient plus reliées à leur service de télé-assistance  faute  de télécommunication et que là on frisait la non assistance en personne en danger.  A noter que que même dégradé ou inexistant, les abonnements ne souffrent d’aucun dégrèvement. Un véritable scandale qui dure depuis des mois !

En septembre, j’ai donc écrit, en mettant en copie les élus de la communauté de communes de Saint Flour,  à M. le Président de L’ARCEP, pour lui rappeler sa mission de contrôle et principalement celui d’ORANGE, opérateur historique en charge au titre du service public du maintien du service universel. J’ai demandé à l’ARCEP d’instaurer des obligations de service minimum, et un système d’amende en cas de non respect. Le président de l’ARCEP m’a fait répondre par un chef de service  un courrier commercial vantant les actions de l’ARCEP dont aucune ne répondaient à mes questions. Trouvant cela parfaitement irresponsable et assujetti à un manquement grave des missions de l’agence, j’en ai référé au tuteur légal de l’ARCEP, M. le Président de la République le 8 octobre dernier.

3- ARCEP – ORANGE 2e acte

Voilà que le 23 octobre 2018, l’ARCEP réagit enfin et met en demeure ORANGE.

Extrait du communiqué de l’AFP :

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a mis en demeure Orange le 23 octobre de respecter son obligation de qualité de service en tant qu’opérateur du service universel du téléphone fixe. Le régulateur a déploré dans un communiqué une « dégradation progressive de la qualité de service » de l’opérateur, censé proposer un service de téléphonie abordable et pour tous. Il cite des critères précis, comme le délai maximum pour traiter 85% des dérangements d’abonnés. Il devrait être de 48 heures mais ce délai a atteint 70 heures au premier trimestre, puis 63 heures au deuxième. Pour remédier à cette situation, l’ARCEP impose à Orange des « paliers » à respecter trimestriellement. Orange risque en théorie une sanction pouvant atteindre jusqu’à 5% de son chiffre d’affaires national, qui est de près de 1 milliard d’euros. « Si l’injonction n’est pas traitée sérieusement, Orange est sanctionnable dès le début de 2019 », met en garde le président de l’ARCEP, Sébastien Soriano, dans un entretien au Figaro. Par arrêté du 27 novembre 2017, Orange avait été désigné pour trois ans comme opérateur chargé de fournir les prestations « raccordement » et « service téléphonique » du service universel. (avec l’AFP)

4- ORANGE – ARCEP – 3e acte

ORANGE pleure et justifie ses manquements mais courbe le dos car il sait que s’il ne rectifie pas le tir, l’ARCEP appliquera les sanctions.

Extrait de la réponse d’ORANGE Parue dans les échos ce 25 octobre 2018 :

Alors qu’il vient d’être mis en demeure par l’Autorité des télécoms, Orange a souhaité s’expliquer dans les colonnes des Echos. Le secrétaire général de l’opérateur, Nicolas Guérin, y assure que, contrairement aux mises en garde de l’ArcepOrange a réalisé davantage d’opérations de maintenance cette année. Mais que ces dernières ont été réalisées « dans un environnement difficile » soutient le représentant d’Orange. D’après lui, l’ouragan Irma aux Antilles, les multiples vols de cuivre ou les récentes inondations dans l’Aude n’ont pas aidé l’opérateur a assuré ses obligations. Ce à quoi l’Arcep répond que ces événements ne « revêtent pas un caractère nouveau ». « Dans l’Aude, nous avons rétabli 88% des lignes dans les jours qui ont suivi la catastrophe » rappelle cependant M. Guérin.

En tant qu’opérateur universel, Orange est obligé, par décret du gouvernement, de fournir un service téléphonique à tous les Français quelle que soit leur localisation et à un prix abordable. S’il ne respecte pas les indicateurs fixés dans le décret, il risque une mise en demeure dans un premier temps. Ceci étant fait, Orange devra réguler sa situation selon le planning mis en place par l’Arcep et ceci dès la fin de l’année. Sinon, l’opérateur encourt une amende équivalente à 5% de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Soit environ 902 millions d’euros si l’on se base sur les revenus de 2017 d’Orange en France : 18 milliards d’euros. Nicolas Guérin assure qu’il n’y aura pas à en arriver jusque-là et qu’Orange se pliera aux demandes de l’Arcep. Mais indique cependant que l’amende devrait plutôt être calculée sur la base du chiffre d’affaires de l’activité « voix » de l’opérateurs (11,5 Md€). Ou même carrément seulement sur celui du seul service universel (moins d’1 Md€)…

5- A suivre donc ….

La bataille vient de s’engager. Il faut écrire et publier encore et encore pour mettre à genoux ces opérateurs de télécommunications qui ne sont pas des gens sérieux et qui ont perdu de vue ce qu’était le service client et le service public. D’ailleurs pour faire court, n’est-ce pas tout simplement le service du public.