A propos d’Eglise et d’églises

Je lis dans la presse que les évêques de France se rebellent, car l’ouverture des cultes n’est pas à l’ordre du jour du prochain déconfinement.

L’Eglise de France s’insurge contre cette entrave à pratiquer sa religion insistant sur le besoin vital pour les catholiques de se retrouver en communauté, de prier ensemble dans leurs églises et de célébrer l’eucharistie.

Les pratiquants relaient leurs besoins de vivre leur foi tous ensemble sur les réseaux sociaux.

Or, c’est bien ce principe de nombre en un lieu fermé qui empêche l’accès aux églises comme dans autant de « temples » voués à l’art  ou à la fête.

Ce matin même, on annonce 9 contaminations parmi une foule rassemblée pour des obsèques en Dordogne, alors même que tout rassemblement fut proscrit.

Je crains, et peut-être les gouvernants aussi, qu’un excès de foi puisse amener à se croire invincible, protégé par Dieu, et que dans l’euphorie déiste, on en oublie les gestes barrières.

En effet, pour pouvoir célébrer,  on peut imaginer la distanciation sociale mais il faut y associer le nettoyage des bancs, chaises et accoudoirs, après chaque office. Qui va s’en charger ? Quelques bénévoles, toujours les mêmes, qui s’en lasseront peut-être avant que le virus se soit lassé de nous ! Il faut supprimer les livrets de chants, et comment chanter à la Gloire de Dieu sans textes. Faut-il laisser les églises ouvertes et se priver d’un contrôle de l’hygiène, ou ne les ouvrir que pour une cérémonie, puis la refermer  pour tout nettoyer.

Quoi qu’il en soit, la vie en Eglise n’est pas prête de reprendre comme avant. Les chaînes d’union, et les baisers de paix ne sont plus possibles. La distribution de la communion aussi : une seule main, même gantée, ne peut être en contact avec plusieurs mains et encore moins plusieurs bouches. Il va donc falloir réinventer les gestes rituels, et le dogme religieux n’est pas simple à bouleverser. Pourtant il est urgent de se pencher sur la question, avec ou sans l’aval de la Curie Romaine.

A mon sens, on ne pourra pas ré-ouvrir les églises sans avoir repenser le rite au préalable.

Mais l’Eglise de France s’inquiète, à juste raison, pour sa survie économique. La suspension des divers actes sacramentels bloque d’autant les revenus qui y sont liés. Plus de mariages, de baptêmes, de célébrations en grand nombre, et c’est autant de ressources qui font défaut. L’Eglise n’aime pas parler d’argent, et préfère parler de charité, mais son fonctionnement a un coût comme pour toute société ou entreprise. Il faut payer les prêtres et les laïcs, il faut entretenir les locaux et sans les quêtes régulières permettent de boucler le budget ? Une ouverture même réduite et encadrée, nourrit l’espoir, bien que l’inquiétude est grande de voir les églises se vider davantage. Sans compter que les anciens réputés cotiser davantage que les plus jeunes, risquent de rester confinés plus longtemps alors même qu’ils sont les plus nombreux parmi les pratiquants.

La Foi ne dispense pas d’un pragmatisme absolument nécessaire face à la situation qui nous préoccupe.

Je suis étonné, alors que nombreux sont invités à réfléchir au monde de demain, de voir que les évêques implorent le gouvernement pour qu’il leur redonne leur droit à célébrer, et que les catholiques ne soient pas invités à ce même processus de réflexion. Toutefois, j’ai vécu tant de synodes, jubilés, ou autres JMJ sans qu’aucune conséquence n’en soit tirée pour y croire vraiment. Mais on ne sait jamais ; acculée, l’Eglise peut surseoir à certains de ses préjugés et trouver la meilleure des issues avec ou sans l’aide de Dieu.

Il y a un truc …..

Il y a un truc qui finit par me déranger au plus profond de moi-même et peut-être même à m’inquiéter.

Chaque jour qui passe, chaque interview proposée par les média renvoient à une possibilité de don.

On est habitué à ces appels de dons, à la générosité envers notre prochain, mais, présentement l’accumulation me laisse penser que notre pays n’est administré que par des associations caritatives et que l’Etat est désengagé de tout :

  • On ne compte plus ce qui touche à la Santé, de l’aide ou le soutien aux soignants, à la recherche médicale, en passant par les sites personnels des professionnels de santé.
  • Les artistes ou les sportifs de haut niveau, qui ont besoin de montrer qu’ils existent, rivalisent d’idées pour se montrer sur les écrans et « inviter à donner » est aussi une belle manière de dorer son image tout en s’appuyant sur un pseudo désintéressement personnel.
  • Les organisations caritatives sont au bout de leur trésorerie, et c’est évidemment dramatique pour les plus miséreux, les sans logis et les sans moyens pour manger.

Si l’on s’élève davantage, les entreprises sont dans le rouge et appellent à l’entraide, au bénévolat. Quant à nos industriels, ils appellent aux faveurs de l’Etat pour sauver des millions d’emplois.

Cette situation n’est pas surprenante en soit, mais ce qui m’inquiète, c’est où suis-je ?

Naïvement sans doute, je pensais que mes impôts servaient à faire fonctionner le pays, et voilà que je découvre que pour que le pays fonctionne, il me faudrait donner bien davantage que ce que je donne au fisc.

Mais au-delà de cette réflexion purement  économique concentrée sur ma propre personne, j’en viens à m’interroger sur la gestion de la France. Que sommes-nous devenus si nous ne sommes plus capable de fournir à nos compatriotes de quoi, manger, s’abriter, travailler ? Sommes-nous devenus un pays de nécessiteux de tout ? N’étions pas un fleuron de l’industrie textile avec le groupe BOUSSAC qui me revient à l’esprit ? Et voilà qu’on appelle à l’ouvrage les petites mains bénévoles des 4 coins de France pour faire tourner à plein régime leur machine à coudre à la confection des masques. Merci à toutes ces personnes généreuse, mais franchement, va-t-on demander à de géniaux bricoleurs de construire des voitures ou des avions ? Ne rigolez pas, les ami(e)s, nous n’en sommes plus très loin avec ces strart-up qui mettent à disposition leurs imprimantes 3D pour construire des appareils de réanimation !

Je rechigne à jeter la pierre au gouvernement de M. Macron, car une telle crise est très difficile pour ne pas dire impossible à coordonner. Mais la difficulté n’exonère en rien de la responsabilité, et  ceux qui ont les commandes de l’Etat doivent assumer et trouver les solutions à chaque problème. Mon analyse est que la situation actuelle était prévisible, tant le capitalisme peut-être, l’incompétence sans aucun doute, l’irresponsabilité assurément ne pouvait amener qu’au factuel que nous subissons. Et je ne parle pas des derniers mois ou de la gouvernance en place depuis 3 ans. Je veux parler d’un système installé depuis des décennies, qui a gangréné notre société pour l’amener à ce qu’elle est malheureusement devenue.

Je ne me lancerai pas ici dans un discours politique de faiseur de monde, il suffit d’allumer son poste de télévision pour entendre les chantres de tout bord donner leur (pas si humble que ça) avis.

Mais plus philosophiquement, que penser d’une société qui majoritairement vivrait d’aides, de subventions, de soutien ponctuel, de coups de mains et que sais-je encore ? N’est-ce pas l’expression d’un mal-être, que l’on croyait être l’apanage des plus pauvres mis en image par l’action des gilets jaunes, mais qui est devenu celui d’un Etat !

Et quel Etat, un élément du groupe des 8 nations les plus industrialisées du monde (G8) !

Qu’est devenue cette richesse industrielle ?  La France a-t-elle encore sa place dans un tel groupe au vu de ce que j’indiquais plus haut. Encore une fois, d’être dans les meilleurs importe moins que de constater que la place que l’on méritait autrefois devient usurpée aujourd’hui !

Sur un plan plus métaphysique, est-ce à chacun de donner son temps et son argent pour soutenir les milliers de causes qui appellent à la générosité ou à un Etat de relever la tête et ses manches pour mettre en ordre de marche un pays hors du besoin. Mon idée profonde est qu’il faut mettre en place un fonctionnement nouveau pour éviter que des plaies saignent et non soutenir ceux qui pansent les plaies.

Malheureusement, les dirigeants pensent généralement à supprimer les soignants avant de contraindre la maladie.  On ne sait pas balayer un système qui ne fonctionne pas ou plus. On ne sait qu’appliquer quelques pis allés avec une prime ou un emprunt à bas taux. Parfois ou coupe une tête ici ou là. Mais rien ne change profondément, parce que tout changement engendre pour le peuple la colère et le chaos. Français, Françaises, nous sommes responsables de ce qui nous arrive, par notre égoïsme et notre égo. Ne croyons pas qu’en applaudissant chaque soir sur notre balcon, nous allons rattraper des années d’égocentrisme où le moindre changement dans notre rythme de travail ou nos habitudes quotidiennes devenait source d’une révolution portée par le nombre qui ne se révélait qu’être l’addition d’un groupe addict de ses propres intérêts individuels.

Le consensus face au virus Corona, commence à se lézarder, et  certains préparent déjà les banderoles et les slogans accusateurs des futures manifestations qui martèleront  les pavés dès la fin du confinement. On est comme ça en France, nous avons bon cœur, mais nous râlons tout le temps. Nous savons être généreux mais l’intérêt commun a beaucoup moins d’attrait à nos yeux que notre intérêt personnel, et nous savons le faire savoir, dès qu’il se pourrait qu’on atteinte à nos libertés …

Depuis des décennies, nous votons pour le changement sans jamais y adhérer,  et puisque plus personne ne se déplace pour aller voter peut-être bien que le moment est venu de changer le monde et donc de commencer par se changer les idées et accepter de vivre autrement. Nous sommes tous plein d’idées pour cela, j’en suis convaincu. Mais la vraie question est de savoir quantifier ce que nous sommes prêts à perdre aujourd’hui chacun pour soi, pour que le meilleur soit, demain pour les survivants, et après-demain pour ceux qui nous succèderont.

Et après le COVID, quelle modèle de société pour la France ?

Comment la France en est-elle arrivée là ? Compter ses morts jour après jour et s’alarmer sur son déclin pourtant annoncé depuis tant de mois !


Notre société ne souffre que trop du « c’est pas ma faute ». La Droite partage autant que la Gauche la situation de notre pays. Peut-être pas pour les mêmes raisons, mais la complémentarité des 2 faillites nous a menés au fond du gouffre.
Nous avons bâti une France des groupes parlementaires, des agences gouvernementales, des institutions inutiles et chères dont on pourrait se demander si la seule légitimité ne serait pas d’apporter des revenus indemnitaires aux suppos du pouvoir.
Nous avons bâti une France sous-développée, basée sur le mensonge au peuple à qui on veut faire croire que l’Etat tout comme l’entreprise n’oeuvre que pour son bien être, alors qu’inversement, le système n’existe que pour favoriser la réussite individuelle. Celui qui est en responsabilité surveille d’un oeil sa chaise et les fesses qui y sont posées et d’un autre oeil la prospérité de son portefeuille et de son patrimoine. On dit que c’est la faute du capitalisme, alors que ce n’est que de l’orgueil et de l’égo mal investi.


Cette pandémie aura pointé du doigt la misère de notre pays, et encore qu’un bout de cette misère car on n’en voit que la face émergée de l’Institution.


La Santé que soit disant le monde entier nous envie manque de tout et nul dirigeant ne pouvait l’ignorer.  Il y a six ans, alors hospitalisé, je devais choisir entre une couverture ou un oreiller. Aujourd’hui la situation a encore empirée. L’hôpital  manque de tout, et les médecins doivent sans cesse arbitrer leur choix en fonction de données économiques et non médicales. C’est un véritable scandale sanitaire dont on cherche les causes dans tous les endroits autres que ceux qui relèvent de la véritable responsabilité politique.

Nous avons de fantastiques ingénieurs qui innovent, déposent des brevets cherchent les meilleures solutions technologiques, et dès que l’Avenir pointe son nez on lui préfère le conservatisme. Le Français a toujours voté pour le changement, mais se révolte dès qu’on lui change ses habitudes et son confort.
Depuis quand la France n’a-t-elle pas été rassemblée derrière un grand projet. Nous ne savons que nous diviser dès qu’une idée surgit. Les politiques  sont les architectes de ces divisions, car être contre est sans aucun doute le meilleur moyen d’être reconnu voire connu pour certains. Les médias ne font qu’alimenter le fleuve malsain et jouissif des divisions du peuple ; la polémique  est leur raison de vivre. A l’heure de l’info en direct, les journalistes sont obsédés par ce qui pourrait leur échapper l’oeil rivé sur le choix éditorial du confrère néanmoins concurrent dans la quête du scoop. Quelle tristesse que ce manque d’imagination éditorial, cette banalité du quotidien relayée à l’infini de chaîne en chaîne et décryptée par une presse écrite qui tente de survivre par mimétisme plus que par génie !

La France est sous-développée en matière de communications et de télécommunications. Les transports n’ont plus évolué depuis la création d’Airbus et du TGV. Chaque décennie nous apporte son lot de gain de temps sur quelques liaisons grande vitesse, mais le réseau secondaire n’est plus entretenu, les gares se ferment, la province s’enclave et le réseau Francilien est à l’asphyxie. On programme des investissements à 30 ans alors même qu’ils auraient du être programmés voici 30 ans. Idem pour les télécommunications ;  nous avons vu tant de révolutions en près d’un siècle. On se souvient encore du 22 à Asnières, sketch célèbre du regretté Fernand Raynaud. Mais à l’heure des Smartphones capables de gérer chaque instant de notre vie, nous subissons les aléas d’un réseau pourri et mal entretenu. J’ai honte quand je vois chaque jour la mauvaise qualité des télé-entretiens aux journaux télévisés, les télévisions devraient pourtant être à la pointe de la technologie mais elles sont encore à la merci de réseaux de visio-conférence étrangers. Comme pour l’hôpital, les systèmes de télécommunications sont saturés, la bande passante auto partagée, est limitée à la portion congrue pour chaque abonné qui pourtant se voit offrir chaque jour des services supplémentaires portés par un mensonge immonde de tous les fournisseurs d’accès (FAI) qui vendent à leur public une QS que seuls quelques privilégiés déjà greffés sur les nouveaux supports modernes tels que la fibre optique à THD peuvent prétendre. 
Cette infime quantité de personnes heureuses d’un Haut Débit laisse croire aux pouvoirs publics que la France est en grande majorité raccordée alors qu’il n’en ait rien, que les zones blanches restent désespérément blanches dans l’espoir d’une amélioration promise depuis des années mais sans cesse repoussée. 30 ans que la FO existe et nous en sommes encore qu’aux balbutiements de son déploiement et de sa fiabilité . C’est un scandale quand les opérateurs de télécommunications engrangent les bénéfices ! A quoi peut donc bien servir l’ARCEP ? A Mériel, la ville où je suis encore élu, une partie de la population est privée d’Internet depuis plus de 15 jours, et le rétablissement n’est annoncé que pour dans une semaine. Où est le service public ? Que sont devenus les dépannages dans la journée ? Où sont les astreintes du personnel pour qu’aucune coupure prolongée de réseau ne puisse se produire ?


Je pourrais continuer de lister le déclin de notre pays qui va continuer de voir ses routes se dégrader, les accidents ferroviaires se multiplier, peut-être des crashs d’avion nous tétaniser ! 


Quelles solutions ?

Ma première solution est de désolidariser la richesse du pouvoir ! J’aimerais que la décision et le pouvoir appartiennent à des gens qui n’y trouvent aucune source d’enrichissement. C’est une utopie ! Car personne n’est tenté gratuitement par l’exercice du pouvoir.

Ma deuxième solution est de renforcer le service public jusqu’à ce que cela devienne obsessionnel. Cela ne veut pas dire plus de fonctionnaires et/ou plus d’entreprises nationalisés. Cela veut dire que toute institution, toute entreprise doit mettre toute sa stratégie au service de son public. Ce n’est donc plus la productivité ou la trésorerie qui feront la richesse ou la cotation boursière d’un entreprise mais son indice de satisfaction sa qualité de service, que ses clients soient des particuliers, d’autres entreprises, PME, PMI ou Grandes industries. Comment peut-on entendre qu’ORANGE manque de moyens pour assurer la QS de ses clients, alors qu’elle verse des dividendes à ses actionnaires. Là encore ça ne veut pas dire qu’il faut entreprendre au-delà de la survie de l’entreprise, par un emploi massif déraisonné ou une politique salariale asphyxiante. Il faut apprendre à diriger autrement. Utopie ? A voir !

Ma troisième solution est de faire confiance aux 2 premières solutions et d’arrêter de descendre dans la rue dès qu’on nous demande de changer nos comportements. C’est peut-être là la plus grande de mes utopies !


A suivre…
Mathieu

DECOG320

Attention ! Un nouveau virus cousin du COVID 19 vient d’apparaître en France le DECOG 320 (« Désobéissance cognitive » décelé en mars 2020).

A ce jour, seule la France semble être touchée. Il semblerait d’après les scientifiques que les français disposaient d’un terrain propice dont certains possédaient déjà les souches du virus dans leur organisme, et que la proximité du COVID 19 aurait déclenché l’apparition des  symptômes pathologiques.

Quels sont les symptômes ?

Globalement, on constate chez le patient atteint du DECOG 320 une désorganisation cérébrale qui lui fait avoir des gestes et une attitude opposée à ce que son cerveau aurait compris.

Nous avons pu voir à la TV ces derniers jours beaucoup de personnes atteintes par ce virus : Des jeunes agglutinés aux terrasses des cafés alors même qu’on venait de prier la population de rester confinée à son domicile. Des familles qui doivent cesser le travail et confondent chômage technique et télétravail avec congés payés et chargent leur voiture de pelles seaux et bouée pour partir à la plage oubliant en même temps qu’en mars la mer est fraiche. D’autres qui entendent bien que le coronavirus est véhiculé par l’homme et qu’il faut cesser tout déplacement pour éviter qu’il se propage dans l’ensemble du territoire et qui s’empressent de rejoindre leur famille à l’autre bout de la France.

Bref, alors même que l’on croyait toutes ces personnes irresponsables, les scientifiques  sont ce matin formels et identifient une  nouvelle épidémie dont la contagion a été beaucoup plus fulgurante que celle du COVID19.  Les épidémiologistes sont toutefois très perplexes sur le fait que ce virus ne se serait développé que sur le territoire métropolitain sans qu’aucun cas n’ait été décelé chez nos voisins européens.

Le monde de la Science continue d’observer, impuissant, le phénomène en espérant que les 2 épidémies qui se télescopent n’aggraveront pas cette mortalité que tout le monde redoute.

Afin d’être complet sur ce dossier, je ne peux passer sous silence une autre rumeur selon laquelle de nombreux mutants auraient infiltré la France depuis de nombreuses années à des postes divers et variés. Emmanuël Macron serait le grand chef de ces milliers d’individus programmés pour des actions dont seul le monde des mutants a connaissance. On suppose ces actions économiques visant à ruiner toutes les sociétés mondiales qui ne seraient pas aux mains des mutants. L’activation des mutants aurait  été décidée hier par les mots du président « Nous sommes en guerre ». Le fait qu’il l’ait dit 6 fois est assez symbolique. Les spécialistes des mutants réfléchissent sur ce nombre 6 qui peut annoncer un délai ou des cibles particulières. Une cellule de crise a été installée dans un coin tenu secret. Je ne manquerai pas de vous informer au fil de l’eau si toutefois je ne figure pas en première ligne sur la liste cible de ces personnages.

Courage.

La guerre est déclarée

Depuis qu’on en rêvait, de pouvoir se battre, de taper sur tout ce qui bouge, de pouvoir se révolter à satiété contre le monde entier, voici enfin une guerre mondiale qui démarre, et là au pied de chez nous, sans avoir besoin d’enfiler un uniforme, on a tant horreur des ordres et des règles, sans être à la merci de petits chefaillons.

Magnifique, on va pouvoir risquer sa vie de sa propre initiative, casser les magasins pour manger et non pour le seul plaisir de casser et dont finalement on finissait par se lasser. Les gouvernants vont tomber tout seul, bien fait pour eux. Les riches vont tous creuver et on les enterrera avec leurs richesses, et nous serons les premiers à cracher sur les tombes de ces nantis qui vont pour une fois goûter à la poussière qu’ils méritent.

Je pourrais m’arrêter là et laisser croire au lecteur que cette soif est la mienne alors que c’est au comble de l’agacement que j’expose cette théorie qui vous l’aurez compris menace les esprits petits, égoïstes si peu instruits qu’ils en perdent toute raison.

Philosophiquement, je me faisais la réflexion suivante inspirée de mes lectures du moment. Chaque être vivant est née de l’accouchement d’une mère et finit poussière ou cendre. Entre ces deux évènements majeurs, absolument identiques pour tous, on peut croire que la vie forge l’Homme, alors qu’au contraire c’est à l’Homme de forger sa vie et ce qu’il est.

Certains diront qu’il est plus facile de réussir sa vie si on nait dans un milieu porteur et aisé et que la misère ne favorise pas l’épanouissement intellectuel et matériel. Pragmatiquement certainement, mais philosophiquement, l’Histoire atteste que les plus grandes réussites humaines sont plus l’oeuvre d’un acharnement personnel chez ceux qui partis de rien se hissent à force de travail et de persévérance, que le résultat d’un meilleur tirage à la naissance. Encore faudrait-il philosopher longuement sur chacun des mots que je viens d’employer : que veulent vraiment dire « porteur », « aisé », « partis de rien », « meilleur » … ?

Une évidence m’est également apparue, c’est que la véritable liberté de l’Homme ne peut être qu’en dehors de toute religion. Qu’elles soient monothéistes, sectaires, humanistes, socialistes, économiques, toutes ne font que contribuer à briser le possible de ce que l’Homme serait ou pourrait être. Bien sûr, à contrario, cela ne veut pas dire qu’au sein même de ces « religions » et des dogmes qu’elle érigent, il ne soit pas possible de s’épanouir et d’atteindre quelque firmament. Mais quel qu’il soit, la limite sera celle du dogme et de ses lois. Notre cerveau nous le savons n’utilise encore qu’une infime partie de sa puissance, et je pense, si la guerre du moment et celles à venir, nous permettent encore d’y travailler, l’Homme découvrira dans quelques décennies et/ou siècles des possibilités de s’affranchir du temps et de l’espace par la seule force de son esprit. Nous ne sommes qu’au début de l’étude de la physique quantique et de tout ce qu’elle ouvre comme pistes. Sera-ce mieux ou pire pour l’humain, je n’en sais guère, mais cela obligera l’Homme à raisonner hors de ses dimensions actuelles.

Mais revenons à la guerre du moment et à ce qui lie mes deux propos. Les violences que nous subissons depuis des mois au prétexte de se battre collectivement pour de meilleures conditions de vie individuelles, se trouvent d’un coup remisées à des images d’archives de petits bras agités bien démunis devant ce qui est une vraie guerre où l’ennemi invisible vient vous abattre au coeur de votre couche, ou vous voyez, impuissant, vos proches tomber sous le feu d’un virus indomptable. Qu’il était doux alors le temps où l’on pouvait insulter et tirer à feu nourri sur nos dirigeants cause de tous nos maux. Au moins l’ennemi était identifié et nos violences avaient du sens. Aujourd’hui, notre seule force de révolutionnaire consisterait à braver les interdits, les confinements et les couvre feux histoire de montrer qu’une fois encore nous sommes libres de contrer ces ordres qu’on nous impose. Mais voilà, cette violence qu’on a extériorisée pendant tant d’années dans des manifestations quotidiennes ou serrés les uns aux autres nous nous sommes sentis puissants dans la lutte contre l’oppression d’un pouvoir qui se croyait indestructible mais que nous pensions anéantir. Voilà que tout se désagrège autour de nous, et que nous n’y pouvons rien, et c’est cela qui nous fait enrager. Viendra le temps, où on critiquera les décideurs, ceux qui en ont trop fait comme ceux qui n’en ont pas assez fait. Mais en attendant il nous faut prendre les armes et partir au combat. Mais de quelles armes disposons-nous à part notre bon sens, à commencer par celui de notre responsabilité personnelle face aux autres qui doit en premier lieu s’affranchir de notre égoïsme ? Les guerres ont parfois du bon quand elles obligent à la solidarité et à l’entraide pour la survie.

A défaut de croire en l’autre, espérons en nous-mêmes en cet instant où chacun de nos gestes est susceptible malgré nous d’abattre notre prochain.

13 versus quelques milliers

D’un côté, en Afrique, 13 jeunes hommes viennent de donner leur vie pour leur pays, leur patrie !

De l’autre côté, sur le territoire français, des milliers de personnes de tout âge défilent dans les rues, pour un idéal !

Loin de leurs familles et amis, des hommes sont volontaires pour se battre contre un ennemi dont ils ignorent le visage réel au prétexte qu’il pourrait nuire à leur pays. L’idée que dans ce pays qu’ils défendent à distance, pourrait se trouver leur propre intérêt dans leurs biens ou leurs proches ne les effleure pas. Ils n’ont pas choisi d’être militaire pour défendre leur pré carré, leur patrimoine ou leur richesse. Eux savent ce qu’est donner sa vie et ce que vaux la devise « mort pour la France ».

D’autres mènent sur le sol national une guerre qu’ils ont déclarée contre les riches, les gouvernants, qu’ils soient patrons ou politiques. Leur ennemi est politique, économique, social. Il est partout et c’est globalement tout ce qui se situe au-delà de leur zone de vie. Comme chaque zone de vie diffère d’un individu à l’autre, l’ennemi change de visage d’un individu à l’autre. Plus l’ennemi se trouvera en haut d’une hiérarchie ciblée, plus la cible sera consensuelle. Le président de la République en fait donc les frais en premier lieu, peut-être parce qu’il est le seul ou presque à pouvoir sommer autant d’animosité de la part de chaque individu. L’Homme qui part en guerre est persuadé que l’ennemi, une fois décapité, est en passe de capituler. Et puis la mobilisation des troupes est beaucoup plus facile si on personnifie la cible.

En Afrique, les ordres sont les ordres et un militaire, officier de surcroît, n’est pas autorisé à les discuter. Dans les faits, ce serait perte de temps, et le temps est un élément de survie. Les actions sont dirigées, efficaces et bénéfiques au groupe, mais surtout au pays. Celui qui part en opération doit en revenir, et il en va de la responsabilité de tous de veiller au retour de chacun. Quand la mission échoue sur des pertes humaines, la responsabilité est partagée. La faute n’incombe pas à l’attaque ennemie, mais à la défense française, qui peut-être n’a pas su anticiper, a ouvert une faille malgré elle, a mal ciblé son attaque …. Là bas, les balles ne sont pas en caoutchouc, les grenades ou les bombes tuent plus qu’elles ne blessent. On pense à la mort, mais comme on est plus fort qu’elle, on n’y pense plus. Si on y laisse sa peau, on sait que que ce ne sera pas en vainc, que la France nous sera reconnaissante, et que nos corps sans vie transpercés par le feu ennemi alimenteront la mémoire d’un conflit pour le bénéfice de la victoire.

Dans les rues de France, on se bat avec des mots, un peu, avec de la violence, beaucoup, contre d’autres, envahisseurs de notre idéal, briseurs de nos ambitions, voleurs de rêves bien souvent consuméristes. La violence de notre ennemi est telle qu’elle justifie notre propre violence. Celui qui détient la richesse nous tient à la gorge, nous met la corde au coup, nous mutile chaque jour davantage. De travailleurs, nous sommes devenus esclaves, exploités par un pouvoir qui nous agresse à coup de taxes, de règles et de privations. L’ennemi n’est pas l’envie, le désir, mais celui qui nous empêche de pouvoir avoir envie. Pourquoi ne serais-je pas en droit de posséder ce dont l’autre dispose. De quel droit me dirige-t-on ? Pourquoi laisserais-je un dirigeant décider de ma condition de vie ? Pourquoi devrais-je supporter une vie de misère alors que d’autres bénéficient d’avantages inouïs ?

Là bas en OPEX, la seule envie qui obsède chaque homme, le matin au réveil, c’est de pouvoir retrouver, épuisé, sa couche le soir. Il sait que sa famille est fière de lui. Il aimerait tant être auprès de sa femme, ses enfants. Il pense à sa mère à son père. Son cadeau de Noël, le plus beau sans doute, sera d’être en vie. Et aujourd’hui 13 ne seront pas de la fête, et c’est une tragédie. De soldats anonymes, ils embrassent malgré eux le statut de héros « mort pour la France ».

Est-ce que chaque français mesure ce que veut dire « mort pour la France » ?

Est-ce que celui qui provoque la police, casse une vitrine, met le feu sur son passage, se bat contre ses frères de sang, aurait un tant soit peu l’ambition de mourir pour son pays. Si oui, 13 places viennent de se libérer, et l’armée française saura trouver une place à tous les volontaires, à tous ceux qui se battront sous l’uniforme de la France, à visage découvert, courageux et déterminés, pour une cause qui dépasse leur propre égoïsme, où l’enjeu n’est pas ce qui se trouve dans les vitrines du luxe, mais bien celui de sauver sa peau et de sauver notre belle France d’un terrorisme sans limite.

Condoléances aux familles de ceux qui sont morts pour la France pour moi, ma famille, mes amis et tous ceux et celles qui nous succèderont.

ça bouge au Vatican

En ce moment se tient au Vatican en présence du pape François, le synode des évêques d’Amérique latine.

D’après plusieurs informateurs, il est probable que ce synode débouche sur le mariage des prêtres et l’ordination de femmes diacres permanents, mais dans un premier temps, uniquement pour l’Amérique latine.

C’est un sujet qui anime les langues de façon récurrente. L’Eglise Catholique a fait le choix d’un état de vie pour ses prêtres : le célibat. Ce n’est pas là une doctrine héritée de l’Ecriture mais une décision prise en son temps par les Pères de l’Eglise. A noter que d’autres Eglises chrétiennes telles que les anglicans ou les protestants n’ont pas adopté cette doctrine.

Cela fait parler, car l’on situe ce choix à un niveau matériel. Circule l’idée que l’Eglise a choisi le célibat de ses prêtres pour des raisons de disponibilité et de confidentialité. En tant que célibataires, les prêtres seraient plus disponibles pour aller à l’encontre des familles, partager un repas, un temps de vacances, une retraite spirituelle, des séjours, camps colonies de vacances, que sais-je encore ! Et puis le doute s’instaurerait sur des fuites du secret de la confession, ou autre confidence sociale ou humaine. En fait loin de ces contingences séculaires, il s’agissait principalement d’un dogme érigé afin de symboliser le don de la personne dans son entier, à l’amour de Dieu. Le prêtre est le pasteur. Il se donne à ses brebis avec tout son amour qu’il ne peut partager avec femme et enfants. Sa communauté est sa seule famille.

Et puis sont arrivés les problèmes de pédophilies et autres affaires sexuelles dont une certaine équation pouvait laisser croire que ces déviances humaines pourraient être la conséquence d’un célibat forcé. Derrière cette détresse que rencontraient à la fois victimes et bourreaux, se cachait surtout une omerta profonde et intouchable des autorités ecclésiales qui dès qu’elles étaient informées d’un incident ou crime s’empressaient d’étouffer l’affaire préférant éloigner les prélats de leurs tentations plutôt que de les livrer à la Justice de l’Homme.

Alors le Vatican s’est mis à condamner du bout des lèvres tout en se cachant les yeux pour ne pas trop en voir. Parallèlement à cette tornade de déviances sexuelles dont les médias se repaissent, la crise des vocations s’amplifie. Il y a de moins en moins de prêtres. Peu d’hommes ressentent l’appel de Dieu. beaucoup abandonnent leur sacerdoce pour se marier et avoir des enfants. D’autres se cachent et entretiennent une vie maritale en cachette. De l’extérieur, on peut croire ces situations faciles, alors que ce n’est que souffrance quel que soit le côté où l’on se trouve.

Et voilà que devant le manque crucial de prêtres en Amérique latine, on se prépare à accepter le mariage des prêtres et à reconnaitre la place prépondérante de la femme dans l’évangélisation au point de lui permettre d’accéder au diaconat.

Je souris car, on sent la recherche de communication positive sur le sujet. L’Eglise ne se fustigera point d’avoir imposer un système mal viable par ses prêtres depuis des décennies, se gardera de faire une critique sociale des communautés, de la mondialisation, des accès à Internet et à toute forme de communication qui libèrent l’homme et la femme, au point où l’état de célibat devient très difficile à assumer pour qui ne choisit pas de vivre reclus. L’Eglise Catholique qui met en avant sa relation à Dieu par la Prière ; Dieu la guidant dans ses choix viendrait tout d’un coup lui inspirer le mariage des prêtres comme remède au manque de prêtres alors que Dieu est censé appeler l’homme à s’engager dans la prêtrise sur les chemins tracés par le Christ.

Et puis pourquoi en Amérique latine et pas ailleurs dans le Monde. Où sont passés les paroles du CREDO. je crois en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Attendons la fin de ce synode, mais maintenant que la rumeur circule, est-ce que le statuquo ne serait pas pire ?

L’actualité nous renvoie des scènes de guérilla urbaine, de peuples en guerre, et de révolutions en marche. Les dirigeants sont dépassés, et l’avenir est inquiétant alors que paradoxalement, l’Homme n’a jamais eu autant de moyens pour faire que la paix règne parmi les peuples. Le Pape est aux commandes de peuples de cultures différentes et de sociétés différentes. Lui aussi dirige un monde de convoitises et d’intérêts. Que Dieu lui vienne en aide ! Mais autant vous le confier, je n’y crois pas beaucoup.

Projet Hyperloop

Cette révolution technique imaginée par Elon Musk (Tesla -SpaceX), qui n’a déposé aucun brevet, préférant laisser dans le domaine public le fruit de ses recherches, devrait considérablement modifier les transports dès l’année prochaine.

La technique toute simple consiste à propulser dans un tuyau vide d’air à 99% un tube propulsé grâce à l’électromagnétisme (aimants). Les premiers éléments indiquent que ce tube ressemblerait à un avion sans aile, dépourvu de hublots.

La vitesse est quasiment dans limite, mais serait bloquée à 1200 km/h (4 fois celle d’un TGV) afin de ne pas percer le mur du son. En effet même avec 1% d’air résiduel, le bang serait mal maîtrisé dans l’espace confiné du tuyau.

Les premiers essais avec passagers vont se dérouler prochainement à Toulouse. Un tube de quelques kilomètres a également été construit du côté de Limoges. Les ingénieurs français sont très avancés sur la technique mais comme d’habitude en France, les vraies décisions ne se font pas car nous sommes empêtrés dans les lobbies économiques et financiers.

La première ligne (145 kms) sera inaugurée l’an prochain aux Emirats Arabes Unis pour l’exposition universelle. Une seconde devrait voir le jour en Inde.

Selon les experts, il n’y a que très peu de freins autres que ceux du financement des infrastructures. Les tubes doivent-ils être enterrés, semi enterrés ou aériens ? Tout est réalisable et cela dépend de la topographie des lieux et des choix visuels ou écologiques des régions.

En France, le débat consiste à trancher sur la tolérance à l’accélération et au freinage. Soit on se contente d’une accélération et d’un freinage identique à celle du métro, et il sera possible de voyager debout et donc de transporter beaucoup plus de passagers (plus de rentabilité), soit on privilégie la vitesse et comme dans un avion, on sera assis avec une ceinture de sécurité. Pour les phobiques, ou claustrophobes, ce ne sera guère différent que le passage du tunnel sous la Manche, ou une descente dans les profondeurs du Métro ou RER.

Alors on cherche les investisseurs, et bien que l’on détienne, en France, le savoir faire, on va encore prendre 20 à 30 ans de retard sur le reste du monde ; comme cela a été le cas pour Internet et en ce moment pour la Fibre optique qui sera complètement déployée quand les satellites basse altitude auront pris le relais. Je suis bien placé pour le savoir, car je suis le premier technicien France Télécom a avoir qualifié, en 1990, le premier appareil permettant le raccordement d’une fibre optique. 30 ans plus tard, le réseau national n’est toujours pas opérationnel.

L’Hyperloop, n’est ni polluant, ni dangereux dans son fonctionnement et permettra de traverser notre territoire dans des temps records de centre ville à centre ville. Bien évidemment, cela condamne l’avion et son Kerozène ainsi que ses infrastructures aéroportuaires gigantesques. Le TGV fera office de train de banlieue. Mais surtout l’Hyperloop pourrait permettre de vider les banlieues au bénéfice des provinces car Marseille se trouvera à 45 minutes de Paris, le temps qu’on met de Pontoise pour rejoindre la capitale. Orléans à 10 minutes. Toulouse-Montpellier : 19 minutes. Si l’on ajoute, les possibilités techniques de télétravail, de vidéo conférence et si en priant un peu, les mentalités évoluent au point de ne plus croire que seuls ceux qu’on voit, travaillent, on devrait assister très rapidement à une réelle révolution professionnelle, et il est possible que la retraite se fasse moins attendre.

J’ai cru comprendre qu’AIRBUS s’intéressait au projet. C’est une bonne chose. Pour l’instant, l’Etat n’est guère enthousiaste à financer. Il se décidera comme d’habitude avec quelques années de retard. Rappelons que le développement du TGV n’a pu se faire que sous l’impulsion politique et économique de l’Etat, et que si la Fibre a pris tant de retard c’est pour les raisons inverses.

Affaire à suivre, en tout cas, et j’espère vivre assez vieux pour l’expérimenter.

Sketches & Zik 3

INFO SPECTACLE MÉRIEL Vous ne partez pas en ce week-end prolongé
qui s’annonce ?

Venez voir Sketches & Zik 3 ! Un spectacle familial désormais annuel à
Mériel et garanti intergénérationnel !

Mélange des genres au programme avec de la musique live et du théâtre
dans une ambiance humoristique assurée.

Quand ? : Ce Samedi 1er Juin à 20h30

Où ? : Espace Rive Gauche de Mériel (95630)

Infos et réservations sur www.showdevant.asso.st

On vous attend nombreux !
L’association Show Devant !SKETCHES & ZIK 3 : INTERGÉNÉRATIONNEL

Entrée gratuite
Durée : 1h20

RÉSERVER
https://showdevant-asso.wixsite.com/show-devant/r-servation-d-sol-

Enervé

Aujourd’hui, je suis un peu énervé après ce pays frappé d’immobilisme où j’ai parfois l’impression que nous sommes les rois du blabla et les champions du « wait and see » !

Marre d’attendre que les artisans se mettent au travail ! Marre d’attendre leur devis, marre d’attendre qu’ils démarrent un chantier, marre qu’ils l’arrêtent et marre qu’ils s’y remettent après des semaines d’interruption. Moins marre mais marre quand même qu’ils n’envoient pas leur facture ou qu’ils vous l’envoient quand vous avez oublié qu’ils devaient l’envoyer et que votre trésorerie n’est plus à niveau.

A l’heure où tout est informatisé et où le numérique devrait faciliter les tâches administratives, on dirait qu’on est revenu à l’ère du crayon de bois. Pour le moindre contact il faut rappeler plusieurs fois car cela fait longtemps que je ne laisse plus de message ni aux répondeurs ni aux assistant(e)s qui ne transmettent pratiquement jamais mon appel ou le transmettent à un moment où le contact en question est occupé et ne pensent pas à relancer, étant déjà passé(e)s à autre chose. Les réponses « laissez-moi vos coordonnées, M. … ou Mme … va vous rappeler » ne sont que formules de politesses qui, on le sait ne seront suivies d’aucun effet. Et que dire des « toutes nos lignes sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement … »

Admettons que lorsque je suis demandeur d’un service, on m’envoie aux pelotes, je pourrais comprendre, mais lorsque je suis client et que je m’apprête à contractualiser avec un fournisseur ou entreprise et donc lui donner de l’argent, et qu’on me dit de rappeler, cela me met hors de moi.

Ajoutons à cette liste tous ceux qui perdent les documents que vous leur envoyez et qu’il faut transmettre plusieurs fois. Cela est particulièrement flagrant chez ceux qui ont besoin de ces documents pour vous indemniser ou vous payer. L’autre jour, j’ai vu un reportage, en Lettonie il me semble, où la loi interdit de transmettre 2 fois la même information à l’Administration avec un grand A, c’est à dire que tous le services publics sont connectés et que tous ont le même niveau d’information vous concernant. Je vous dis qu’en France, on est revenu au crayon de bois !

Et que dire des délais ? Délais pour les travaux publics et les routes coupées ? Délais pour le SAV ? Délais pour l’entretien de votre voiture ? Délais pour un rendez-vous médical ? Délais pour une intervention chirurgicale ? Je me souviens il y a une trentaine d’année je me moquais des anglais et de leur service public de santé qui obligeait à prévoir 1 à 2 ans pour se faire opérer. Et bien on y est en France ! Comme quoi, les années permettent aussi à un pays de régresser.

Et enfin, j’en ai tout autant marre que les services de l’Etat ne répondent pas à mes courriers ou courriels. J’ai toujours été de ceux qui rappelaient aux élus quels que soient leur niveau de présidence, qu’ils avaient été élus par le peuple pour servir le peuple et non l’inverse, et que la moindre des choses pour un élu était de répondre au courrier que lui adressait son administré. Et je le dis d’autant plus que je suis élu moi-même et que je mets un point d’honneur à satisfaire ce dictât.

Tout le monde est débordé, court partout, entasse les messages, On ne traite pas les demandes ni les affaires qui courent trop vite. On envoie des mails, puis des SMS pour dire qu’on a envoyé un mail, puis on appelle pour dire qu’on a envoyé un SMS et un mail sans réponse. Bref on marche sur la tête dans une société au bord de l’implosion.

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce bourbier collectif des manifestations des gilets jaunes qui réclament « une hausse du pouvoir d’achat et une meilleure répartition des richesses ». Vu l’état de notre pays, j’ai plutôt tendance à penser que si on se retroussait les manches et si on visait la satisfaction du public, du client, la qualité de service réellement perçue et non celle qui flatte les indicateurs et les égo des entreprises, au lieu d’attendre éperdument qu’on envoie de l’aide ou des subventions, on verrait son pouvoir d’achat augmenter parce que la croissance augmenterait.

Ca m’a fait du bien de vider mon sac de nerfs. A suivre ….