Misère, Misère ….

Ah ça, on peut dire qu’il était attendu notre Président !

Chacun à sa mesure, chacun espérant voir sa vie transformée au soir du 10 décembre 2018.

Alors forcément quand, comme un soir du tirage du loto, on s’aperçoit que les boules qui dégringolent ne sont pas conformes aux numéros qu’on a joués, on a les boules ! On est déçu ! on s’attendait tellement au doublement de nos salaires ou pensions, à une prime de Noël de plusieurs centaines d’Euro pour justifier ces semaines de combat, à une vie meilleure doublement consumériste, à la fin des fins de mois difficiles. Bref on attendait le Père Noël, le vrai !

Les quelques milliers de gilets jaunes qui se croient des millions sont maris tant ils espéraient. 

Monsieur le Président de la République a été contraint la mort dans l’âme de jeter du leste, moins pour faire plaisir à nos camarades poussins que pour sauver notre pays de la faillite. 

Chaque français affiche une dette de 37 000 €. (http://www.dettepublique.fr/) Voilà 12 milliards de plus qui se sont ajoutés à la dette globale en 13 minutes.

12 milliards pour éteindre l’incendie mené par une minorité de nos congénères à bout de tout aux motivations justifiées mais irresponsables.

Il arrive un moment, où l’Homme perdu, désorienté, perd tout sens de la réalité et plus rien ne le rend raisonnable. Le nez sur ses comptes et sur sa fin de mois, il est impossible de lui parler d’économie, encore moins de mondialisation, d’environnement, de sauver la planète. C’est l’instant crucial, où chacun ne sait qu’une chose : Il y a autour de lui des gens plus riches que lui, et c’est profondément injuste. Qu’il soit chômeur, retraité, intérimaire ou salarié, il mérite forcément plus qu’on lui donne, puisque certains, dont il peut assurer qu’ils ne foutent rien, gagnent 1000 fois plus que lui.

Alors poussés par la masse qui crie à l’unisson, la violence sourd et ouvre la porte à ceux qui trouvent opportun de casser et saccager. Ces casseurs, maintes fois nommés, de préférence insolvables, parasites de nos cités et de nos banlieues qui voient dans l’effet de masse une force qui n’est l’expression que de leur propre misère. Misère de situation, misère de culture, misère sociétale, bref misère de tout, qu’ils pensent compenser habillés par des marques à la mode pillées ou achetées par de l’argent sale, la casquette souvent vissée sous une capuche, le visage masqué, comme si quelqu’un de censé avait envie de s’identifier à cette racaille qui nous pollue par une oppression qu’aucun pouvoir n’a encore eu le courage d’éradiquer. Que dire de ce jeune mineur interrogé hier à la sortie de sa garde à vue, qui expliquait avoir volé 6 survêtements Lacoste et une veste et qu’il espérait bien un acte 5 samedi pour compléter sa collection ?

Je l’ai dit dans un précédent article, la richesse est un phénomène relatif dont le ressenti est toujours de ne pas en avoir assez. J’ai entendu un père de famille, intérimaire, se plaindre de ne pas avoir assez d’argent pour emmener ses enfant chez MAC DO ou à DISNEY. Quel témoignage fracassant de cet homme qui se sent pauvre, parce qu’il ne peut pas aller à DISNEY !

Alors que certaines personnes vivent avec le minimum vieillesse de 800€, j’ai entendu une dame sur un marché dire qu’avec sa retraite de 3000€, elle avait du mal à s’en sortir. Et on se souvient de cet élue, affirmant qu’avec 8000€ par mois, elle vivait des fins de mois difficiles. Sans parler de Carlos GOHN, qui à l’abri du besoin, trouve encore le moyen de frauder le fisc si l’on en croit l’enquête en cours.

Voilà où on en est ! Espérer la manne d’un dieu qu’il soit président ou Père Noël pour accéder à l’objet de notre Graal !

Dans notre société du tout tout de suite, impossible d’imaginer qu’à un moment on ait pu faire le mauvais choix. Combien en ai-je vu des jeunes employés qui plutôt que de passer un concours pour construire un avenir meilleur, préféraient la manne d’une prime ! Tout de suite et qu’importe demain ! Je me souviens avoir abandonné une situation confortable dotée d’une voiture de service et d’indemnités substantielles, pour passer une série de concours de la Fonction Publique qui m’assureraient une retraite plus confortable. Que puis-je dire à mes collègues qui à quelques mois de la retraite n’ont jamais voulu bouger de leur siège et pleurent sur la faiblesse de leur prochaine pension ? Ainsi il arrive que je sois l’artisan de ma propre misère.

Au bilan, on a toujours le choix, et nous sommes responsables de nos choix. On peut regretter de ne pas avoir suivi quelques conseils éclairés. On peut regretter sa situation du moment, mais à bien y regarder, ayons cette auto clairvoyance de juger notre Histoire sans y mêler d’autre nom que nous mêmes. Cessons de croire que nous sommes quelque part par la faute d’un autre, d’un système, ou d’une situation. Nous sommes bien souvent précisément là où nous avons voulu être, consciemment ou inconsciemment. L’animal, aussi peu intelligent soit-il, se laisse guider par son instinct qui lui permet de survivre. Combien de fois l’Homme empêtré dans ses obligations matérielles refuse-t-il de monter dans le train d’une nouvelle vie quand il s’arrête à son quai ? Quand le regret vient frapper à la fenêtre qui nous montre le reflet de notre passé, il est alors trop tard, et l’on sent bien que si le train repasse, la force nous manquera.

Et puisqu’on parle de misère, je voudrais conclure sur ces leaders politiques pitoyables qui surfent sur cette misère culturelle pour ajouter de l’huile sur le feu en poussant à l’insurrection, à la révolution citoyenne dans le seul but d’obtenir le Chaos qui leur permettra de baver leur idéologie destructrice dans une campagne électorale, où il sera de bon ton de vanter la légitimité de la démocratie jusqu’au soir de la défaite où, une fois de plus le leitmotiv sera de refaire le match, estimant que la seule démocratie que supporte chaque leader est celle de sa victoire.

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