Mise en avant

Un nouveau livre !

On me demande souvent si après « Rien n’est anodin », j’ai programmé l’écriture d’une suite ou d’un nouveau livre.

La réponse est OUI et NON.

OUI, j’aimerais bien écrire un nouveau roman, pas forcément une suite avec les mêmes personnages même si beaucoup de lecteurs me demandent ce qu’il est advenu d’Anne. Mes dédicaces en terre auvergnate m’indiquent qu’il faudrait situer l’action de cette nouvelle histoire en Auvergne. Mes nuits sont fréquemment hantées de personnages susceptibles de vivre de nouvelles aventures pour lesquelles j’hésite encore entre romantisme et drame. Dans un cas comme dans l’autre, la passion peut constituer un excellent fil rouge.

NON, je n’ai pas encore produit la moindre ligne pour diverses raisons pour lesquelles je me suis déjà expliqué dans ce blog. Tout d’abord, ma nouvelle maison et son jardin requièrent du travail, de l’attention, et donc du temps. Puis, mes mandats nationaux m’obligent à de fréquents déplacements et donc encore du temps. L’écriture demande une grande abnégation et je crains de ne pas en avoir le loisir pour le moment. L’autre facteur du NON est la difficulté à produire l’ouvrage une fois le mot fin rédigé. L’édition et la distribution d’un livre représentent une véritable croisade, et j’avoue que cela me décourage.

Hier j’étais en dédicace à COLTINES avec des copains auteur(e)s et tous se désolent des difficultés à vendre. Il y a des milliers de productions que les libraires sont loin de s’arracher. Les séances de dédicace sont des calvaires qui, outre le déplacement, obligent les auteur(e)s à des heures de présence derrière leur pile de livres à attendre le chaland dont, bien souvent dans les foires ou marchés, la lecture n’est pas sa principale recherche de plaisir.

Néanmoins, pour les fidèles de mon blog, je propose un accès à un autre ouvrage de ma plume.

En 2000, j’ai voulu m’essayer à l’écriture. En pleine introspection, j’ai souhaité rassembler dans un bouquin tous les évènements qui avaient construit mes quarante années de vie. Je me suis pris au jeu et une maison d’édition à compte d’auteur a bien voulu éditer ce roman autobiographique qui relève plus de l’essai philosophique.

Je porte un regard sur ma vie, ses points forts ses points faibles, mes relations affectives et spirituelles. J’étais à cette époque très engagé dans l’Eglise et je livre un portrait acide de l’institution qui m’a valu d’être rayé des cadres en même temps que j’en prenais recul. Peut-être même que certaines idées étaient visionnaires. 20 ans après, il est sans doute possible de l’évaluer.

L’ouvrage est très personnel et je me refuse à le relire de peur de tout nier, mais j’assume. C’est écrit ! Mais pas sous mon nom. Pourquoi avais-je pris un pseudo « Gilles MATHIEU », (mes 2 premiers prénoms inversés dans leur ordre chronologique), je ne sais pas ? Peut-être par manque de confiance en moi ou dans les autres ! Le titre fut présomptueux « Je suis ». J’ai plein de références derrière ce titre que certains trouvèrent vantard ou narcissique.

Il est toujours en vente sur le site de l’éditeur et cet ouvrage contrairement à « Rien n’est anodin » est référencé chez les libraires ou à la FNAC. Il est cher (22€version papier et 11,49€ en version PDF) mais ce n’est pas moi qui en ai fixé le prix. L’éditeur prend tout et me laisse quelques miettes. Mais si vous m’aimez vous adorerez certainement pénétrer l’intimité de mon vingtième siècle. Si vous ne m’aimez pas, vous me haïrez davantage. Voici le lien pour le commander auprès de l’éditeur : https://www.publibook.com/je-suis.html/

A vous de juger….

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Mise en avant

Enervé

Aujourd’hui, je suis un peu énervé après ce pays frappé d’immobilisme où j’ai parfois l’impression que nous sommes les rois du blabla et les champions du « wait and see » !

Marre d’attendre que les artisans se mettent au travail ! Marre d’attendre leur devis, marre d’attendre qu’ils démarrent un chantier, marre qu’ils l’arrêtent et marre qu’ils s’y remettent après des semaines d’interruption. Moins marre mais marre quand même qu’ils n’envoient pas leur facture ou qu’ils vous l’envoient quand vous avez oublié qu’ils devaient l’envoyer et que votre trésorerie n’est plus à niveau.

A l’heure où tout est informatisé et où le numérique devrait faciliter les tâches administratives, on dirait qu’on est revenu à l’ère du crayon de bois. Pour le moindre contact il faut rappeler plusieurs fois car cela fait longtemps que je ne laisse plus de message ni aux répondeurs ni aux assistant(e)s qui ne transmettent pratiquement jamais mon appel ou le transmettent à un moment où le contact en question est occupé et ne pensent pas à relancer, étant déjà passé(e)s à autre chose. Les réponses « laissez-moi vos coordonnées, M. … ou Mme … va vous rappeler » ne sont que formules de politesses qui, on le sait ne seront suivies d’aucun effet. Et que dire des « toutes nos lignes sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement … »

Admettons que lorsque je suis demandeur d’un service, on m’envoie aux pelotes, je pourrais comprendre, mais lorsque je suis client et que je m’apprête à contractualiser avec un fournisseur ou entreprise et donc lui donner de l’argent, et qu’on me dit de rappeler, cela me met hors de moi.

Ajoutons à cette liste tous ceux qui perdent les documents que vous leur envoyez et qu’il faut transmettre plusieurs fois. Cela est particulièrement flagrant chez ceux qui ont besoin de ces documents pour vous indemniser ou vous payer. L’autre jour, j’ai vu un reportage, en Lettonie il me semble, où la loi interdit de transmettre 2 fois la même information à l’Administration avec un grand A, c’est à dire que tous le services publics sont connectés et que tous ont le même niveau d’information vous concernant. Je vous dis qu’en France, on est revenu au crayon de bois !

Et que dire des délais ? Délais pour les travaux publics et les routes coupées ? Délais pour le SAV ? Délais pour l’entretien de votre voiture ? Délais pour un rendez-vous médical ? Délais pour une intervention chirurgicale ? Je me souviens il y a une trentaine d’année je me moquais des anglais et de leur service public de santé qui obligeait à prévoir 1 à 2 ans pour se faire opérer. Et bien on y est en France ! Comme quoi, les années permettent aussi à un pays de régresser.

Et enfin, j’en ai tout autant marre que les services de l’Etat ne répondent pas à mes courriers ou courriels. J’ai toujours été de ceux qui rappelaient aux élus quels que soient leur niveau de présidence, qu’ils avaient été élus par le peuple pour servir le peuple et non l’inverse, et que la moindre des choses pour un élu était de répondre au courrier que lui adressait son administré. Et je le dis d’autant plus que je suis élu moi-même et que je mets un point d’honneur à satisfaire ce dictât.

Tout le monde est débordé, court partout, entasse les messages, On ne traite pas les demandes ni les affaires qui courent trop vite. On envoie des mails, puis des SMS pour dire qu’on a envoyé un mail, puis on appelle pour dire qu’on a envoyé un SMS et un mail sans réponse. Bref on marche sur la tête dans une société au bord de l’implosion.

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce bourbier collectif des manifestations des gilets jaunes qui réclament « une hausse du pouvoir d’achat et une meilleure répartition des richesses ». Vu l’état de notre pays, j’ai plutôt tendance à penser que si on se retroussait les manches et si on visait la satisfaction du public, du client, la qualité de service réellement perçue et non celle qui flatte les indicateurs et les égo des entreprises, au lieu d’attendre éperdument qu’on envoie de l’aide ou des subventions, on verrait son pouvoir d’achat augmenter parce que la croissance augmenterait.

Ca m’a fait du bien de vider mon sac de nerfs. A suivre ….

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Sketches & Zik 3

INFO SPECTACLE MÉRIEL Vous ne partez pas en ce week-end prolongé
qui s’annonce ?

Venez voir Sketches & Zik 3 ! Un spectacle familial désormais annuel à
Mériel et garanti intergénérationnel !

Mélange des genres au programme avec de la musique live et du théâtre
dans une ambiance humoristique assurée.

Quand ? : Ce Samedi 1er Juin à 20h30

Où ? : Espace Rive Gauche de Mériel (95630)

Infos et réservations sur www.showdevant.asso.st

On vous attend nombreux !
L’association Show Devant !SKETCHES & ZIK 3 : INTERGÉNÉRATIONNEL

Entrée gratuite
Durée : 1h20

RÉSERVER
https://showdevant-asso.wixsite.com/show-devant/r-servation-d-sol-
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Le Grand Débat

Je suis de ceux qui pensent que le Grand Débat est un mouvement de manche démagogique laissant à tout un chacun l’impression qu’il est quelqu’un d’important capable de sauver le pays, voire de sauver le monde.

Je n’irai certainement pas m’afficher dans une lieu de rencontre pour faire nombre. A mon sens , le nombre de participants et la multiplication des lieux de débat ne font que disperser et diluer les idées. Comme écrit dans un précédent article, il ne restera que le confort des idées du gouvernement qui, ne l’oublions jamais, a été élu selon des idées que la majorité des français ayant voté ont validé. En fait ce grand débat est une belle démonstration de démocratie, un outil au service du président élu qui trouve là le moyen de décrire et justifier son programme, un bel outil de propagande empli d’empathie et d’honnêteté affichée. De Gaulle clamait « Je vous ai compris ». Macron dit « Je vous écoute, mais entendez-moi ».

Si certains pensent que la rue et les manifs sont l’expression de la démocratie, je n’en suis pas sûr et reste sur l’idée que le résultat d’un scrutin demeure la démocratie à laquelle on doit se résoudre avec joie et fierté. Tant de peuples se battent encore pour l’acquérir !

Bref, bien que trouvant ce Grand Débat probablement inutile, j’ai, après hésitation, accepté d’y laisser ma contribution au prétexte que son mépris m’ôtait le droit à la critique de la même manière que celui qui ne vote pas n’a aucune légitimité à débattre sur le résultat d’une élection.

Il y a un sujet qui me tient à coeur : le gâchis de la dépense publique. D’abord parce que le gâchis qu’il soit alimentaire, éducatif, ou financier … m’a toujours exaspéré ; ensuite parce que c’est mon argent qui finance ce gâchis et qu’au bout de quelques décennies, cela en devient inadmissible. De plus, un des enjeux du débat public du moment est la juste répartition des richesses et donc de l’impôt. Il m’insupporte donc de payer à la place des autres. Voici donc le contenu de ma contribution au Grand Débat :

Comme tout contribuable, j’accepte que mon impôt soit justement utilisé, et bannis toute forme de gâchis. Chaque fois que c’est mon argent qu’on utilise pour combler la dépense générée par quelqu’un qui ne s’acquitte pas de sa propre dette, je suis exaspéré. Les casseurs sont à classer dans cette catégorie. Attrapés et jugés insolvables, c’est encore le contribuable qui va devoir mettre près d’un milliard de sa poche.
800 000 conducteurs circulent sans assurance, le FGAO a engagé 137 millions d’euro en 2017 et n’en a récupéré que 11,6. Le déficit sera réparti dans les primes des assurés bons payeurs.
Des millions d’amendes ou de condamnations ne sont jamais recouvertes faute d’insolvabilité de la personne en faute.
Cela n’est plus marginal et en devient inadmissible. Peut-on imaginer que l’argent investi à colmater cette hémorragie puisse être utilisé à meilleur escient pour le bien-être de tous que ce soit pour des prestations sociales ou l’amélioration du service public ?
Dès lors que la Justice a déclaré coupable un individu et qu’elle l’a condamné à indemniser une victime ou payer une amende, l’individu ne doit plus pouvoir se retrancher derrière son insolvabilité. Le JAP* doit disposer des moyens juridiques pour recouvrer la dette auprès de ses ayants droits dans le même ordre que l’ordre successoral.
Pourquoi accepte-t-on la logique d’un héritage dans un ordre successoral établi et non l’héritage de la dette à la nation d’un membre de la famille qui profite de son insolvabilité pour pill
er le patrimoine privé ou public ?
De plus, ce projet de loi aurait le mérite de mettre devant leur responsabilité parents et familles, qui au lieu d’attendre tout de l’Etat, seront contraints de veiller sur les dévoiements de leur proches s’ils ne veulent pas être condamnés à réparer à vie la faute d’un des leurs.

D’une part je ne me fais aucune illusion sur l’aboutissement d’une telle idée, mais l’essentiel est de participer à la compétition. La gagner devient une option ! Peu de politiques, devant le tollé de boucliers qui ne manqueront pas de se lever, auront le courage de défendre ce projet de loi.

J’entends bien sûr les opposants qui hurleront au fascisme et à l’Etat responsable de la paupérisation de certains qui les forcent à la marginalité, ou l’abandon des parents dans l’impossibilité de pouvoir exercer la moindre autorité sur leurs enfants qui les insultent voire les battent.

Je me souviens quand même d’un temps, pas si lointain, où les parents avaient de l’autorité et où la famille ne démissionnait pas au pied de la moindre difficulté. Nous avons la société qu’on mérite, celle où l’on croit que la liberté est de tout permettre et de tout accepter sauf quand cette largesse atteint notre patrimoine immobilier, mobilier, physique ou affectif.

On pointe l’irresponsabilité de certains mais refusons la responsabilité de nos actes et pensées.

Ce que je propose c’est d’appeler un chat un chat et qu’après le slogan pollueur payeur, on applique factuellement le droit qui inscrit dans notre loi que, l’auteur d’un acte ou d’une négligence qui a causé un dommage à autrui doit réparer le préjudice en versant à la victime des dommages et intérêts. (ART 1240 à 1244 du code civil), que toute personne ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d’une infraction peut obtenir la réparation intégrale des dommages qui résultent des atteintes à la personne. (ART 706-3 du Code de Procédure Pénale).

Y a qu’à non ?

  • : JAP = Juge d’Application des Peines

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On est mal partis !

On est mal partis !

Il y a encore quelques semaines, on parlait de fracture sociale entre riches, trop riches et pauvres trop riches. Et puis au fil des semaines et des manifestations qui n’en finissent pas, aux couleurs de l’arc en ciel, nous voilà entre français, tous, chacun pour soi, en opposition avec quelqu’un.

Alors qu’on s’est battu intellectuellement et culturellement pour le droit à la différence, voilà que l’on veut que le monde s’aligne derrière notre pensée unique. Les minorités sont attaquées. Les harcèlements de toutes sortes se multiplient. Tout sujet devient conflictuel déclenchant sa volée de violences, d’insultes et de haine. Vive la France, pays, autrefois, des droits de l’homme, transformé en pays de mes droits à moi !

Avant, il y a eu un roi de France qui décidait pour ses sujets, en veillant à ne se priver de rien. Et puis la Révolution a coupé des têtes pour que le peuple ait les mêmes droits que les nobles. Napoléon s’est embrouillé avec le monde entier et les guerres n’ont cessé, à décennies d’intervalles, un peu sur notre terre un peu chez les autres, parfois à notre initiative, parfois à celle du voisin proche ou éloigné. Mais quelqu’en soit le motif, des millions d’humains y ont laissé leur vie sans autre conséquence que de revenir au temps d’avant mais humainement décimé.

Alors , on a tout misé sur la démocratie, sur le plébiscite du vote majoritaire, sur l’union européenne, et on a cru que les élus auraient droit au respect dû à leur victoire. A chaque soir d’élections, on se congratule comme un soir de finale de coupe du monde, on se réjouit collectivement de cette nouvelle ère qui s’ouvre, pendant que les perdants crient à la fraude, au complot et espèrent déjà dans un futur scrutin réparateur. Au final, la démocratie n’est bonne que si nos idées l’emportent.

Les élus et les ministres n’ont pas encore accroché leur veste à la patène de leur nouveau bureau, que les critiques pleuvent à la recherche de la casserole qui pourrait alimenter la polémique. Le journaliste épluche toutes les communications écrites ou audio-visuelles à l’affut de la petite phrase qui pourrait lancer une rumeur quitte à l’isoler du contexte pour en donner plus d’écho. Les réseaux sociaux ont cela de bien, qu’ils adorent propager ce qui leur semble vrai sans en vérifier le moindre tenant.

Plus de 70 années sans bataille sur notre terre républicaine. C’en est trop pour ceux que ça démange de se battre. Par inculture de toute espèce, l’humain se range derrière le leader qui saura mettre en avant les raisons de son désarroi. Le populisme fait recette devant des personnes en manque de recul et de repères, historiques, économiques, culturels et religieux. Il est l’heure des Socraties et des équations au premier degré. (Je me suis déjà exprimé, sur la relativité de la richesse, mais peut-on en vouloir à ceux qui se rêvent plus argentés !)

Désirer une vie meilleure, plus confortable, plus consumériste accompagne le progrès et l’évolution de notre espèce. Il n’y a rien de nouveau, et seul le philosophe ou le sage sait que l’argent ne conduit pas au bonheur. Ce qui est nouveau, c’est que le désir juste et humain de vouloir davantage s’est transformé en droit et que nous avons troqué nos rêves contre des dûs que l’on exige à grands coups de manifestations qui semblent demeurer le seul moyen d’exister et de se faire reconnaitre, preuve s’il en est, qu’il est plus facile d’hurler des slogans en marchant dans la rue que de s’exprimer correctement avec un vocabulaire approprié autour d’une table, ou en écrivant des ouvrages, voire en participant à un débat démocratique, ou un engagement politique.

On en vient à penser que notre propre personne est tellement importante qu’aucune décision concernant mon environnement, qu’il soit dans ma cité, mon pays ou la planète, ne puisse se prendre sans mon feu vert. Il devient donc inutile de voter pour des représentants du peuple qui n’ont de représentants que le nom, puisqu’ils ne représentent pas mes idées à moi. Et puis, si je découvre 2 ou 3 congénères qui partagent une de mes idées, alors je deviens fort et j’acquiers les droits supplémentaires qui justifient la violence de mes actes. Je deviens LA LOI, L’ORDRE, et ne suis plus soumis à d’autres lois que celles qui servent ma personne. Je ne désobéis pas à la République, je suis la nouvelle République, et l’autre, l’ancienne n’a plus raison d’être parce que j’en ai décidé ainsi, et que je ne suis pas tout seul.

Tout cela est si évident pour moi qu’il me faut convaincre la nation par tous les moyens quitte à frotter quelques biens et frotter quelques corps. Cette logique, cette dialectique ne rappelle-t-elle pas des temps anciens qu’on croyait révolus.

Et pourquoi donc ! Parce que les populistes de tout genre souvent rangés dans les extrêmes se partagent en deux camps. Ceux qui disposent de la connaissance qui leur permet de manipuler les foules et ceux qui en sont dépourvus et constitue la masse croyant défendre la noblesse de leurs idées, mais qui ne font qu’alimenter un nombre servant l’assise politique desdits leaders.

Comment en sortir ?

On en est mal partis, mais on peut bien arriver.

Il faut revoir notre système éducatif. Les programmes peut-être, mais surtout en forgeant dès l’école primaire l’intellect de nos enfants par une meilleure connaissance de l’Histoire, moins celle des faits que celle qui a conduit aux faits. Il faut instituer des notions d’économie, d’éthique de morale et d’instruction civique, afin de comprendre que l’individu agit au sein de sociétés imbriquées les unes dans les autres avec des tenants qui le dépassent mais qu’il peut contrôler s’il en a la connaissance. Il faut généraliser la philosophie dès la petite enfance, afin que l’esprit prenne l’habitude de la réflexion et du recul sur la chose qu’elle soit sienne ou quelle soit autre. et puis il faut donner de la place au théâtre à l’école, pour que chacun apprenne l’éloquence et le poids des mots dans le respect de son rôle et du rôle de ceux qui jouent la même scène.

Il faut que les parents réagissent, non pas pour remettre en cause l’autorité d’où qu’elle vienne, mais pour responsabiliser l’enfant de ses actes et de ses gestes. En observant les manifestants blessés parfois gravement ces derniers jours, je me souviens de ces moments où à l’école ou ailleurs, l’enfant provoque l’adulte par ses mots ou ses gestes. Il se met en danger, et la sanction punitive finit alors par tomber d’une façon ou d’une autre. Quand la police, qui est là pour maintenir l’ordre, ordonne à un manifestant de reculer ou de se déplacer, et que celui-ci répond par la provocation verbale ou gestuelle et la désobéissance, il s’expose au risque de prendre un mauvais coup. Similitude de genre, de situation entre enfants et adultes mais attitude bafouée par ceux qui prétendent que leur droit est plus légitime que celui de la République, tout comme l’enfant qui estime qu’il a raison et que ses parents ont tort.

Après tout, j’ai bien aussi le droit de rêver moi aussi !

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Jour de voeux

Le passage à la nouvelle année s’accompagne de la litanie des voeux que chacun exerce avec plus ou moins de bonheur. Il y a les voeux quasi obligés, ceux que l’on doit par notre profession, ou nos divers engagements voire tout simplement selon le lien social de notre environnement. Ceux-là relèvent d’un protocole incontournable. Ainsi durant le mois de janvier, le « Bonjour comment ça va » se transforme en « Bonjour, bonne année ». Sans trop savoir, on a l’impression que si on n’énonce pas le bon sésame, on est à côté, avec le sentiment d’avoir commis un sérieux impair de courtoisie ou de politesse. Enfin, ça c’est pour les voeux échangés de vive voix car par écrit, il en va plutôt d’une alternance entre une pauvreté imaginative du verbe et la reproduction à l’envi de messages pré-formatés glanés sur le Net.

Mais ne soyons pas critique, car la multitude, justement, de ces messages obligent l’internaute à choisir, et choisir est déjà une preuve d’amitié ou d’amour, et il faut s’honorer du choix qui nous parvient surtout si celui-ci est original et que son reçu est exceptionnel et unique. C’est un peu comme lorsqu’on reçoit une carte postale. Celui qui l’envoie peut passer de longues minutes à effeuiller le tourniquet du marchand avant de trouver le paysage ou le message qui, à ses yeux, et de manière circonstanciée, devrait trouver grâce auprès de vous. Parfois, trouvant ces modèles trop pauvres, il s’en va vers d’autres vitrines, préférant la dilation de l’envoi, que de poster une carte qui ne serait pas à la hauteur du lien qui vous unit.

Et puis, il y a les réseaux sociaux qui, de par leur structure, rendent infinis la propagation des voeux. On partage, on duplique, on crée, on se photographie avec des cotillons, en robe du soir, smoking ou torse nu à moitié bourré(e) ou carrément barré. C’est magnifique, non, tous ces messages d’amour et d’amitié qui nous parviennent de partout y compris par des « amis » qu’on a jamais vus ou qu’on ne croisera peut-être jamais. On a l’impression, d’être forts, par les sentiments qui nous unissent et par le nombre. No comment !!!

Et puis, il y a ce moment que j’affectionne pour moi-même, mais comme on est sur mon blog, je peux en parler 🙂 : Celui de l’écriture d’un message personnel, réfléchi, ou chaque mot est pesé, révélant le souvenir d’une épreuve passée, ou d’un projet à court ou moyen terme, celui où il n’est pas utile de souhaiter la bonne année en 4 mots mais où les voeux sont tels qu’on sait qu’on va toucher au coeur, avec l’espoir qu’au moins il ou elle se souviendra que vous lui avez adressé vos bons voeux, et que vos voeux étaient vraiment bons.

Car, le problème, dans tout ça, c’est qu’au bout de quelques heures, on ne sait plus qui vous a adressé ses voeux ni à qui vous avez répondu et là suivant le milieu dans lequel vous batifolez, vous risquez l’incident diplomatique. Alors un conseil, puisque le premier de l’an est aussi un jour de résolutions. Ne tardez pas et répondez immédiatement à chaque message. Ensuite, si vous êtres quelqu’un de très organisé, ouvrez-vous un bloc-notes et listez vos envois et réponses.

Bien, il me reste donc à vous souhaiter, une bonne année, et me voilà bien ennuyé ! Comment être cohérent compte tenu de tout ce qui précède ?

Alors, voilà ce que je vous propose. : – Souhaitez-vous tout ce que vous voulez pour vous mêmes et mettez-moi en copie… comme ça je vous répondrai en essayant de personnaliser ma réponse avec toute l’affection que je vous porte.

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Lendemains de Noël

Ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas particulièrement la période des fêtes.

J’y vois trop d’enchères consuméristes, trop de superficialités, trop de voeux énoncés sans réelle foi, trop de cadeaux pour les uns et trop peu pour d’autres. Tout le monde s’embrasse, tout le monde s’aime sur fond de terrorisme, de guerres, de casseurs et de misère.

Pendant qu’on s’émerveille sur le regard d’un enfant qui déballe avec frénésie ses cadeaux au pied du sapin, je pense à ceux qui n’auront pas de quoi se sustenter même le jour de Noël. Enfin c’est toujours la même histoire : le verre à demi plein ou à demi vide ?

  • Est-ce que moins de bonheur chez les uns réduit le malheur des autres
  • Est-ce que moins de richesse chez les uns réduit la pauvreté des autres ? Sur ce point, beaucoup de gilets jaunes semblent y croire, alors qu’un minimum de connaissance économique de notre modèle social permet d’en douter.
  • On dit que l’espoir fait vivre, et qu’il faut prier pour une vie meilleure ! Mais avons-nous seulement ce petit grain de foi qui nous permet de croire que notre prière soit exaucée ? Nous étions plus de 600 à la veillée de Noël, rassemblés dans un gymnase prêté à l’occasion, l’église Saint Christine des faubourgs de Saint Flour s’avérant trop petite. A la fin de la cérémonie, le curé de la paroisse a proposé d’applaudir tous ceux qui avaient contribué à la réussite de cette soirée. Et il a terminé en demandant d’applaudir les deux gendarmes qui en uniforme se trouvaient de permanence près de la porte pour veiller sur la sécurité de la communauté, en précisant que leur profession ne traversait pas que des temps heureux en cette fin d’année. Alors, j’ai eu le sentiment que Noël prenait corps quand 600 personnes ont applaudi à tout rompre, faisant monter l’émotion chez nos gardiens de la paix, de cette paix que nous avions échangée avec effusion quelques minutes au préalable. Puis nous sommes sortis, heureux de ce moment, saluant les gendarmes au passage, les encourageant, échangeant un message de soutien ou d’affection. Lui souriait béatement tel Joseph à l’entrée de la crèche ne comprenant pas pourquoi tant de monde se précipitaient pour voir le petit, langé sur son lit de paille. Elle, telle Marie, luttait pour contenir son émotion, remerciait d’un sourire et laissait échapper ces mots qui ont rempli mon coeur ce soir de Noël 2018 « Merci… Priez pour nous ».

J’essaie de croire à ma prière, pour que ceux qui pensent que gendarmes et policiers prennent de plaisir à casser du manifestant et qu’ils ont choisi ce métier pour manier de la matraque et du gaz lacrymogène, changent leur regard et qu’ils apprennent à aimer ceux et celles qui ont la vocation de protéger et sauver leur prochain.

Respecter l’autre, c’est respecter son travail, son commerce, ses biens, sa famille.

Respecter l’autre, c’est accepter que nul n’est autorisé à se saisir de ce que l’autre a construit par son travail, ses compétences ou son amour. Ce que la misère pourrait légitimer, ne peut s’accepter dès lors que cela atteint l’intégrité de la personne humaine que ce soit dans son être ou dans ce qu’il possède.

J’ai perdu mon âme d’enfant devant tout ce qui brille, mais je veux bien croire à cette étoile qui brille dans la nuit au milieu d’une constellation de points lumineux. Une seule m’est destinée et mène à la sérénité et à la paix. Saurais-je la trouver d’ici le prochain Noël ?

A suivre ….

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Misère, Misère ….

Ah ça, on peut dire qu’il était attendu notre Président !

Chacun à sa mesure, chacun espérant voir sa vie transformée au soir du 10 décembre 2018.

Alors forcément quand, comme un soir du tirage du loto, on s’aperçoit que les boules qui dégringolent ne sont pas conformes aux numéros qu’on a joués, on a les boules ! On est déçu ! on s’attendait tellement au doublement de nos salaires ou pensions, à une prime de Noël de plusieurs centaines d’Euro pour justifier ces semaines de combat, à une vie meilleure doublement consumériste, à la fin des fins de mois difficiles. Bref on attendait le Père Noël, le vrai !

Les quelques milliers de gilets jaunes qui se croient des millions sont maris tant ils espéraient. 

Monsieur le Président de la République a été contraint la mort dans l’âme de jeter du leste, moins pour faire plaisir à nos camarades poussins que pour sauver notre pays de la faillite. 

Chaque français affiche une dette de 37 000 €. (http://www.dettepublique.fr/) Voilà 12 milliards de plus qui se sont ajoutés à la dette globale en 13 minutes.

12 milliards pour éteindre l’incendie mené par une minorité de nos congénères à bout de tout aux motivations justifiées mais irresponsables.

Il arrive un moment, où l’Homme perdu, désorienté, perd tout sens de la réalité et plus rien ne le rend raisonnable. Le nez sur ses comptes et sur sa fin de mois, il est impossible de lui parler d’économie, encore moins de mondialisation, d’environnement, de sauver la planète. C’est l’instant crucial, où chacun ne sait qu’une chose : Il y a autour de lui des gens plus riches que lui, et c’est profondément injuste. Qu’il soit chômeur, retraité, intérimaire ou salarié, il mérite forcément plus qu’on lui donne, puisque certains, dont il peut assurer qu’ils ne foutent rien, gagnent 1000 fois plus que lui.

Alors poussés par la masse qui crie à l’unisson, la violence sourd et ouvre la porte à ceux qui trouvent opportun de casser et saccager. Ces casseurs, maintes fois nommés, de préférence insolvables, parasites de nos cités et de nos banlieues qui voient dans l’effet de masse une force qui n’est l’expression que de leur propre misère. Misère de situation, misère de culture, misère sociétale, bref misère de tout, qu’ils pensent compenser habillés par des marques à la mode pillées ou achetées par de l’argent sale, la casquette souvent vissée sous une capuche, le visage masqué, comme si quelqu’un de censé avait envie de s’identifier à cette racaille qui nous pollue par une oppression qu’aucun pouvoir n’a encore eu le courage d’éradiquer. Que dire de ce jeune mineur interrogé hier à la sortie de sa garde à vue, qui expliquait avoir volé 6 survêtements Lacoste et une veste et qu’il espérait bien un acte 5 samedi pour compléter sa collection ?

Je l’ai dit dans un précédent article, la richesse est un phénomène relatif dont le ressenti est toujours de ne pas en avoir assez. J’ai entendu un père de famille, intérimaire, se plaindre de ne pas avoir assez d’argent pour emmener ses enfant chez MAC DO ou à DISNEY. Quel témoignage fracassant de cet homme qui se sent pauvre, parce qu’il ne peut pas aller à DISNEY !

Alors que certaines personnes vivent avec le minimum vieillesse de 800€, j’ai entendu une dame sur un marché dire qu’avec sa retraite de 3000€, elle avait du mal à s’en sortir. Et on se souvient de cet élue, affirmant qu’avec 8000€ par mois, elle vivait des fins de mois difficiles. Sans parler de Carlos GOHN, qui à l’abri du besoin, trouve encore le moyen de frauder le fisc si l’on en croit l’enquête en cours.

Voilà où on en est ! Espérer la manne d’un dieu qu’il soit président ou Père Noël pour accéder à l’objet de notre Graal !

Dans notre société du tout tout de suite, impossible d’imaginer qu’à un moment on ait pu faire le mauvais choix. Combien en ai-je vu des jeunes employés qui plutôt que de passer un concours pour construire un avenir meilleur, préféraient la manne d’une prime ! Tout de suite et qu’importe demain ! Je me souviens avoir abandonné une situation confortable dotée d’une voiture de service et d’indemnités substantielles, pour passer une série de concours de la Fonction Publique qui m’assureraient une retraite plus confortable. Que puis-je dire à mes collègues qui à quelques mois de la retraite n’ont jamais voulu bouger de leur siège et pleurent sur la faiblesse de leur prochaine pension ? Ainsi il arrive que je sois l’artisan de ma propre misère.

Au bilan, on a toujours le choix, et nous sommes responsables de nos choix. On peut regretter de ne pas avoir suivi quelques conseils éclairés. On peut regretter sa situation du moment, mais à bien y regarder, ayons cette auto clairvoyance de juger notre Histoire sans y mêler d’autre nom que nous mêmes. Cessons de croire que nous sommes quelque part par la faute d’un autre, d’un système, ou d’une situation. Nous sommes bien souvent précisément là où nous avons voulu être, consciemment ou inconsciemment. L’animal, aussi peu intelligent soit-il, se laisse guider par son instinct qui lui permet de survivre. Combien de fois l’Homme empêtré dans ses obligations matérielles refuse-t-il de monter dans le train d’une nouvelle vie quand il s’arrête à son quai ? Quand le regret vient frapper à la fenêtre qui nous montre le reflet de notre passé, il est alors trop tard, et l’on sent bien que si le train repasse, la force nous manquera.

Et puisqu’on parle de misère, je voudrais conclure sur ces leaders politiques pitoyables qui surfent sur cette misère culturelle pour ajouter de l’huile sur le feu en poussant à l’insurrection, à la révolution citoyenne dans le seul but d’obtenir le Chaos qui leur permettra de baver leur idéologie destructrice dans une campagne électorale, où il sera de bon ton de vanter la légitimité de la démocratie jusqu’au soir de la défaite où, une fois de plus le leitmotiv sera de refaire le match, estimant que la seule démocratie que supporte chaque leader est celle de sa victoire.

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L’Etat c’est nous, non ?

J’ai envie de réagir à cette révolte qui agite notre pays.

Les lendemains d’émeute se suivent et se répètent. 3 semaines à peine après que la France ait fait mémoire de son passé guerrier, de ses millions de morts pour la France sans que pour autant chaque mort ne trouve dans la guerre une quelconque justification, voilà que l’on fomente une révolution, prémices d’une guerre civile motivée par tant d’inégalités.

Les français sont des révolutionnaires et sont fiers de leurs revendications ; mais les motivations justifiées de la Révolution se font dépasser par des individus qui ne voient dans une révolution que l’instant d’instituer le chaos.

La France vante sa démocratie, alors que le français ne se sent démocrate que le jour où il insère un bulletin de vote dans une urne, brisant dès sa défaite toute notion de démocratie pour descendre dans la rue hurler contre le pouvoir élu au seul prétexte qu’il ne l’est pas de son fait.

La France vante les droits de l’homme et la liberté d’expression à condition que nul ne vienne attaquer le pré carré de son idéologie, de son courant de pensée ou de son patrimoine.

Le français s’insurge dès qu’on porte atteinte à ses droits, mais s’ingénie à contourner le droit dès que celui du groupe contrarie celui de l’individu.

Le français veut plus de justice à condition qu’elle lui soit favorable. La Justice est d’ailleurs d’autant plus juste qu’elle me donne raison.

Le français veut moins de taxes, mais plus d’équipements publics, plus de transports en commun et de préférence gratuits, une meilleure qualité des réseaux routiers,  la gratuité des autoroutes et la vitesse libre sauf devant chez soi parce c’est plus dangereux, le très haut débit pour tous, un salaire élevé, des vacances pour tous, plus de sécurité, un enseignement à effectifs réduits, une place pour tous en crèche, un médecin à proximité de tous, un accès aux soins gratuit, illimité et partout sur le territoire, la liberté d’entreprendre, d’embaucher, le plein emploi avec du travail pour tous, près de son domicile, une prise en charge à 100% des personnes âgées comme des enfants, la présence postale dans chaque quartier, l’énergie verte, plus de  pollution, le maintien des forêts et j’en oublie.

Bien sûr, tous ces désirs pourraient être exaucés si l’argent ne restait pas dans la poche des riches qui ne cessent de s’enrichir, pendant que des salariés dorment dans leur voiture, parce que leur salaire ne peut couvrir un loyer.

A ce qui pourrait passer pour une lapalissade, j’y vois quelques obstacles. D’abord, il est faux de penser qu’en appauvrissant les riches on enrichit les pauvres.Pourquoi ? Parce la société est ainsi faite que c’est la richesse d’une minorité qui produit les richesses du plus grand nombre. Certes, il est possible de réduire le gap, mais le faire relève plus d’un geste symbolique que d’une véritable avancée sociale. Oter 1 million d’euro à 1 individu pour le répartir à un million de personnes ne donne jamais qu’un seul euro à chaque individu. Augmenter le SMIC horaire de quelques centimes, représente des millions d’euro pour la collectivité, et malheureusement qu’une broutille pour le salarié. Mon raisonnement ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire. Je veux seulement démontrer que la volonté individuelle de gagner plus ne peut pas se faire en prenant dans la poche de ceux qui en ont plus.

Je pense que le système capitaliste a atteint ses limites dans la recherche du plaisir individuel, celui de posséder plutôt que de partager, celui de dominer plutôt que de collaborer, celui de consommer sans même profiter du peu que l’on a.

Trop nombreux sont ceux qui ne savent pas quoi faire de leur argent alors même que certains ne savent même pas comment se payer de quoi manger.

On le perçoit comme une injustice sociale souhaitant comme en 1789, que le peuple prenne aux riches tout ce qu’ils n’ont pas. Alors on se dit qu’en cassant tout, le monde va comprendre que le peuple est opprimé. Mais en 1789, comme en 1968, ou comme après chaque guerre, le peuple a-t-il été plus riche alors que les biens des riches furent  largement détruits ? Brûler des voitures, arracher du bitume, détruire les monuments historiques va-t-il rendre plus riches les habitants des banlieues ? Empêcher les gens d’aller travailler, mettre en péril leur emploi, bloquer les commerces va-t-il augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui devront par leur fiscalité payer ce qu’il faudra réparer ?

Je ris de ceux qui croient toujours que c’est aux assurances de payer, à l’Etat de financer. Mais l’Etat c’est nous. Et l’Etat c’est nous dans le monde. Faire tourner la planche à billets pour créer de l’inflation, c’est faire perdre à la France une part de sa compétitivité et à brève échéance assassiner l’emploi.

Aujourd’hui le monde de l’entreprise n’existe que parce que certains ont investi leur richesse qu’elle soit personnelle ou actionnariale. Il est un fait que plus l’employé fournit du travail, et plus l’investisseur et/ou les actionnaires vont s’enrichir, et, sans doute parce que moins nombreux, plus rapidement que le travailleur. Alors, on s’insurge, parce que ce n’est pas juste. Pourquoi pas juste, je ne sais pas ! Inéquitable peut-être, mais injuste non. Inéquitable d’autant quand l’écart se creuse de façon abyssale, que les patrons gagnent des millions alors que les salariés voient leurs salaires bloqués.

Je voudrais pouvoir expliquer les raisons de ces inégalités, mais tant de pages seraient nécessaires que je suis sûr de ne pas être lu.

Bien ! La France est en faillite. Plus de sous pour fonctionner alors on essaie de colmater les brèches par où coule le navire. On ne peut couper les vivres et  et les possibilités d’enrichissement aux investisseurs, car ces derniers iraient investir ailleurs, et ce ne ferait que précipiter la faillite. On ne peut augmenter les salaires, pour les mêmes raisons car si le travail déjà très cher en France venait à coûter encore plus cher, les mêmes investisseurs partiraient à l’étranger. Augmenter les taxes directes ou indirectes comme la TVA plombe le pouvoir d’achat qui est déjà réduit au minimum pour la majorité des français.

L’Etat propose de tailler dans les finances publiques, en supprimant des équipements =>moins d’hôpitaux, moins de trésoreries, moins de bureaux de poste, moins de tribunaux, suppressions des réseaux ferrés secondaires, moins d’entretien des réseaux ferrés, routiers, télécom etc…, moins d’enseignants, moins de militaires, de policiers et de fonctionnaires de manière générale. Moralité, cela génère une paralysie quasi générale de notre service public, mais sur un malentendu, l’effet démagogique de l’effort de l’Etat peut passer.

Par contre l’Etat ne veut pas se lancer dans de grandes réformes structurelles. (Je rappelle que l’Etat c’est nous). Pas moins d’élus, pas moins de structures ou d’agences ou de commissions ou de services bien souvent inutiles mais générateurs d’un coût disproportionné pour le pays bien que créateurs d’emplois. Pas moins d’avantages en nature de toute sortes, appartements et/ou voitures de fonction, prise en charge de frais divers.

Peut-être parce que quarante années de fonctionnariat m’ont convaincu du bienfait du service du public, je regrette que la baisse des dépenses de l’Etat passe par une démolition du service public. Surtout qu’au final, il est clair que cela n’arrange en rien le pouvoir d’achat de l’usager qui au contraire doit faire des kilomètres supplémentaires pour atteindre un service qui est de moins en moins public et de plus en plus privé voué à l’hégémonie de la rentabilité.

Comme je refuse de rentrer dans les théories démagogiques à la Robin des Bois, je fais une proposition que j’aimerais voir reprise par les parlementaires :

Elle se résume à un slogan « toute condamnation doit être payée ».

Aujourd’hui celui qui est condamné à payer, une amende, une indemnité des remboursements etc…n’est pas poursuivi s’il ne peut pas payer pour des motifs divers et variés.

Et bien moi, je trouve cela vraiment injuste.

Je propose donc que les mêmes règles appliquées aux successions soient appliquées pour le paiement d’une dette, et que toute fraude, toute casse, tous frais consécutifs d’une faute soit payés en premier lieu par l’impétrant, et en cas d’insolvabilité, par ses ayants droits selon l’ordre successoral, et que les poursuites s’exercent jusqu’au règlement de la dette. Aux familles de régler leurs problèmes économiques communautaires à la place du contribuable.

Je vous laisse méditer sur les conséquences de ce projet de loi qui peut atteindre n’importe qui au moment où il s’y attend le moins. Peut-être que des assurances viendront couvrir le risque, mais on peut espérer que certaines familles verront leur devoir avant de parler de droits.

Et pour boucler avec le début de cet article, peut-être qu’ainsi les casseurs que l’on connaît et qui viennent jouer sur le terrain de manifestations fondées sur un mal être reconnu par tous, ne rentreraient pas impunis chez eux, pendant que vous et moi allons rembourser leurs dégâts.

Bonnes fêtes.

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Compétence ou incompétence ?

Compétence ou incompétence ? Exigence ou intolérance ?

J’ai depuis longtemps cesser de me reposer sur la compétence des secrétaires ou autres assistant sans parler des répondeurs,  car combien de messages laissés sans suite, combien d’actions espérées sans lendemain !

Mais bon, c’est une bonne philosophie de ne pouvoir compter que sur soi-même, mais je m’interroge sur la qualité de service de ceux ou celles pour qui le travail consiste justement à transmettre des messages, ou s’assurer du suivi d’une action et qui ne s’en acquittent pas. S’agit-il de simples bénévoles au service d’un patron philanthropique ou de gens mal employés et donc, de fait, trop payés puisque payés pour ne pas faire.

Quelques exemples me reviennent comme celui d’une amie qui s’adresse à une agence immobilière pour qu’elle lui trouve une maison de 300 m2 en Normandie et que celle-ci la rappelle pour lui proposer une maison de 120m2 à Mantes La Jolie. On ne sait jamais sur un malentendu !

Ou cette autre qui envoie un de ses collaborateurs sur un chantier avec comme consigne de passer voir tel chantier à tel adresse pour voir si tout est correct. L’agent revient au bout d’une heure. « Dis-donc tu as fait vite, tu as noté quelque chose de particulier à me faire remonter ? » demande le chef « Ben non pourquoi, je suis passé voir en voiture, il fallait que je m’arrête ? » 

Ou encore cet artisan à qui je laisse un message au standard pour qu’un technicien me rappelle. Au bout de quinze jours toujours pas d’appel. Je rappelle le standard en  stipulant que le technicien ne m’a toujours pas rappelé. La responsable me répond : « En effet, j’ai bien votre postit là sur le bureau pour qu’il vous rappelle.  » Et …. toujours rien … le postit et le technicien ne se sont toujours pas rencontrés à l’heure où j’écris ces lignes.

Et tellement d’autres….

Mais aujourd’hui, notre Président de la République a commencé son discours commémoratif de l’armistice du 11/11/1918 sous l’Arc de Triomphe devant une batterie de micros qui ne fonctionnaient pas.

J’imagine que les équipes techniques et les services de la Présidence bossent sur cette affaire depuis quelques temps, et que l’ingénieur du son surement sélectionné parmi les meilleurs avait une équipe de techniciens exceptionnels dont le boulot consistait à brancher le bon fil au bon endroit, à veiller que les piles des micros sans fil soient neuves, à effectuer tous les réglages pour qu’il n’y aient aucune erreur ni aucun défaut dans la retransmission de cet évènement vu dans le monde entier en présence de 70 nations représentées par leur chef d’Etat ou délégué.  Bon, d’accord, il pleuvait, et pour une fois, ce n’était pas la faute à Hollande, il n’était pas là. Les commentaires ont bien justifié l’absence de Théresa May représentée par son N-1, mais ni Julie Gayet ni personne ne représentait François Hollande. Alors que parmi les ex présidents en état de se déplacer, Nicolas Sarkosy était bien là. Il s’est même levé en premier à la fin du boléro de Ravel, suivi par tous les officiels, histoire de bien montrer qu’il est encore, à son égo défendant, le Maitre du Monde.

Bref que penser de cet incident ? C’est fou ce qu’on pardonne l’incompétence dans notre pays ! C’est sûrement la faute de la pluie ! C’est pourtant facile, généralement quand on retransmet un évènement important de PARIS au monde entier, il pleut. Avant on pensait que c’était François Hollande qui portait la poisse, le sort s’acharne. Raison de plus pour prévoir l’incidence de la météo sur la technique ! Non, je suis sûr que personne n’est responsable. Et puis ce n’est pas bien grave ! Cela fait juste des mois que certains s’escriment pour un protocole réglé au millimètre, et voir une technicienne plateau tendre au chef de l’Etat un micro de substitution au moment le plus important de la matinée n’a probablement aucune importance. La terre tourne à défaut de notre pays.

Mais moi, que voulez-vous, l’irresponsabilité m’agace autant que ceux qui se plaignent toujours de ne pas être assez payés, ou qui pensent valoir autant sinon mieux que leur supérieur qui pourtant a 20 ans d’expérience de plus. Il n’est pas rare d’entendre certains employés dire que, pour ce qu’ils sont payés, il est heureux qu’ils viennent au boulot chaque matin et que si en plus il doivent exercer une mission, cela mérite le paiement d’heures supplémentaires.

Vive la France !

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