Misère, Misère ….

Ah ça, on peut dire qu’il était attendu notre Président !

Chacun à sa mesure, chacun espérant voir sa vie transformée au soir du 10 décembre 2018.

Alors forcément quand, comme un soir du tirage du loto, on s’aperçoit que les boules qui dégringolent ne sont pas conformes aux numéros qu’on a joués, on a les boules ! On est déçu ! on s’attendait tellement au doublement de nos salaires ou pensions, à une prime de Noël de plusieurs centaines d’Euro pour justifier ces semaines de combat, à une vie meilleure doublement consumériste, à la fin des fins de mois difficiles. Bref on attendait le Père Noël, le vrai !

Les quelques milliers de gilets jaunes qui se croient des millions sont maris tant ils espéraient. 

Monsieur le Président de la République a été contraint la mort dans l’âme de jeter du leste, moins pour faire plaisir à nos camarades poussins que pour sauver notre pays de la faillite. 

Chaque français affiche une dette de 37 000 €. (http://www.dettepublique.fr/) Voilà 12 milliards de plus qui se sont ajoutés à la dette globale en 13 minutes.

12 milliards pour éteindre l’incendie mené par une minorité de nos congénères à bout de tout aux motivations justifiées mais irresponsables.

Il arrive un moment, où l’Homme perdu, désorienté, perd tout sens de la réalité et plus rien ne le rend raisonnable. Le nez sur ses comptes et sur sa fin de mois, il est impossible de lui parler d’économie, encore moins de mondialisation, d’environnement, de sauver la planète. C’est l’instant crucial, où chacun ne sait qu’une chose : Il y a autour de lui des gens plus riches que lui, et c’est profondément injuste. Qu’il soit chômeur, retraité, intérimaire ou salarié, il mérite forcément plus qu’on lui donne, puisque certains, dont il peut assurer qu’ils ne foutent rien, gagnent 1000 fois plus que lui.

Alors poussés par la masse qui crie à l’unisson, la violence sourd et ouvre la porte à ceux qui trouvent opportun de casser et saccager. Ces casseurs, maintes fois nommés, de préférence insolvables, parasites de nos cités et de nos banlieues qui voient dans l’effet de masse une force qui n’est l’expression que de leur propre misère. Misère de situation, misère de culture, misère sociétale, bref misère de tout, qu’ils pensent compenser habillés par des marques à la mode pillées ou achetées par de l’argent sale, la casquette souvent vissée sous une capuche, le visage masqué, comme si quelqu’un de censé avait envie de s’identifier à cette racaille qui nous pollue par une oppression qu’aucun pouvoir n’a encore eu le courage d’éradiquer. Que dire de ce jeune mineur interrogé hier à la sortie de sa garde à vue, qui expliquait avoir volé 6 survêtements Lacoste et une veste et qu’il espérait bien un acte 5 samedi pour compléter sa collection ?

Je l’ai dit dans un précédent article, la richesse est un phénomène relatif dont le ressenti est toujours de ne pas en avoir assez. J’ai entendu un père de famille, intérimaire, se plaindre de ne pas avoir assez d’argent pour emmener ses enfant chez MAC DO ou à DISNEY. Quel témoignage fracassant de cet homme qui se sent pauvre, parce qu’il ne peut pas aller à DISNEY !

Alors que certaines personnes vivent avec le minimum vieillesse de 800€, j’ai entendu une dame sur un marché dire qu’avec sa retraite de 3000€, elle avait du mal à s’en sortir. Et on se souvient de cet élue, affirmant qu’avec 8000€ par mois, elle vivait des fins de mois difficiles. Sans parler de Carlos GOHN, qui à l’abri du besoin, trouve encore le moyen de frauder le fisc si l’on en croit l’enquête en cours.

Voilà où on en est ! Espérer la manne d’un dieu qu’il soit président ou Père Noël pour accéder à l’objet de notre Graal !

Dans notre société du tout tout de suite, impossible d’imaginer qu’à un moment on ait pu faire le mauvais choix. Combien en ai-je vu des jeunes employés qui plutôt que de passer un concours pour construire un avenir meilleur, préféraient la manne d’une prime ! Tout de suite et qu’importe demain ! Je me souviens avoir abandonné une situation confortable dotée d’une voiture de service et d’indemnités substantielles, pour passer une série de concours de la Fonction Publique qui m’assureraient une retraite plus confortable. Que puis-je dire à mes collègues qui à quelques mois de la retraite n’ont jamais voulu bouger de leur siège et pleurent sur la faiblesse de leur prochaine pension ? Ainsi il arrive que je sois l’artisan de ma propre misère.

Au bilan, on a toujours le choix, et nous sommes responsables de nos choix. On peut regretter de ne pas avoir suivi quelques conseils éclairés. On peut regretter sa situation du moment, mais à bien y regarder, ayons cette auto clairvoyance de juger notre Histoire sans y mêler d’autre nom que nous mêmes. Cessons de croire que nous sommes quelque part par la faute d’un autre, d’un système, ou d’une situation. Nous sommes bien souvent précisément là où nous avons voulu être, consciemment ou inconsciemment. L’animal, aussi peu intelligent soit-il, se laisse guider par son instinct qui lui permet de survivre. Combien de fois l’Homme empêtré dans ses obligations matérielles refuse-t-il de monter dans le train d’une nouvelle vie quand il s’arrête à son quai ? Quand le regret vient frapper à la fenêtre qui nous montre le reflet de notre passé, il est alors trop tard, et l’on sent bien que si le train repasse, la force nous manquera.

Et puisqu’on parle de misère, je voudrais conclure sur ces leaders politiques pitoyables qui surfent sur cette misère culturelle pour ajouter de l’huile sur le feu en poussant à l’insurrection, à la révolution citoyenne dans le seul but d’obtenir le Chaos qui leur permettra de baver leur idéologie destructrice dans une campagne électorale, où il sera de bon ton de vanter la légitimité de la démocratie jusqu’au soir de la défaite où, une fois de plus le leitmotiv sera de refaire le match, estimant que la seule démocratie que supporte chaque leader est celle de sa victoire.

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L’Etat c’est nous, non ?

J’ai envie de réagir à cette révolte qui agite notre pays.

Les lendemains d’émeute se suivent et se répètent. 3 semaines à peine après que la France ait fait mémoire de son passé guerrier, de ses millions de morts pour la France sans que pour autant chaque mort ne trouve dans la guerre une quelconque justification, voilà que l’on fomente une révolution, prémices d’une guerre civile motivée par tant d’inégalités.

Les français sont des révolutionnaires et sont fiers de leurs revendications ; mais les motivations justifiées de la Révolution se font dépasser par des individus qui ne voient dans une révolution que l’instant d’instituer le chaos.

La France vante sa démocratie, alors que le français ne se sent démocrate que le jour où il insère un bulletin de vote dans une urne, brisant dès sa défaite toute notion de démocratie pour descendre dans la rue hurler contre le pouvoir élu au seul prétexte qu’il ne l’est pas de son fait.

La France vante les droits de l’homme et la liberté d’expression à condition que nul ne vienne attaquer le pré carré de son idéologie, de son courant de pensée ou de son patrimoine.

Le français s’insurge dès qu’on porte atteinte à ses droits, mais s’ingénie à contourner le droit dès que celui du groupe contrarie celui de l’individu.

Le français veut plus de justice à condition qu’elle lui soit favorable. La Justice est d’ailleurs d’autant plus juste qu’elle me donne raison.

Le français veut moins de taxes, mais plus d’équipements publics, plus de transports en commun et de préférence gratuits, une meilleure qualité des réseaux routiers,  la gratuité des autoroutes et la vitesse libre sauf devant chez soi parce c’est plus dangereux, le très haut débit pour tous, un salaire élevé, des vacances pour tous, plus de sécurité, un enseignement à effectifs réduits, une place pour tous en crèche, un médecin à proximité de tous, un accès aux soins gratuit, illimité et partout sur le territoire, la liberté d’entreprendre, d’embaucher, le plein emploi avec du travail pour tous, près de son domicile, une prise en charge à 100% des personnes âgées comme des enfants, la présence postale dans chaque quartier, l’énergie verte, plus de  pollution, le maintien des forêts et j’en oublie.

Bien sûr, tous ces désirs pourraient être exaucés si l’argent ne restait pas dans la poche des riches qui ne cessent de s’enrichir, pendant que des salariés dorment dans leur voiture, parce que leur salaire ne peut couvrir un loyer.

A ce qui pourrait passer pour une lapalissade, j’y vois quelques obstacles. D’abord, il est faux de penser qu’en appauvrissant les riches on enrichit les pauvres.Pourquoi ? Parce la société est ainsi faite que c’est la richesse d’une minorité qui produit les richesses du plus grand nombre. Certes, il est possible de réduire le gap, mais le faire relève plus d’un geste symbolique que d’une véritable avancée sociale. Oter 1 million d’euro à 1 individu pour le répartir à un million de personnes ne donne jamais qu’un seul euro à chaque individu. Augmenter le SMIC horaire de quelques centimes, représente des millions d’euro pour la collectivité, et malheureusement qu’une broutille pour le salarié. Mon raisonnement ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire. Je veux seulement démontrer que la volonté individuelle de gagner plus ne peut pas se faire en prenant dans la poche de ceux qui en ont plus.

Je pense que le système capitaliste a atteint ses limites dans la recherche du plaisir individuel, celui de posséder plutôt que de partager, celui de dominer plutôt que de collaborer, celui de consommer sans même profiter du peu que l’on a.

Trop nombreux sont ceux qui ne savent pas quoi faire de leur argent alors même que certains ne savent même pas comment se payer de quoi manger.

On le perçoit comme une injustice sociale souhaitant comme en 1789, que le peuple prenne aux riches tout ce qu’ils n’ont pas. Alors on se dit qu’en cassant tout, le monde va comprendre que le peuple est opprimé. Mais en 1789, comme en 1968, ou comme après chaque guerre, le peuple a-t-il été plus riche alors que les biens des riches furent  largement détruits ? Brûler des voitures, arracher du bitume, détruire les monuments historiques va-t-il rendre plus riches les habitants des banlieues ? Empêcher les gens d’aller travailler, mettre en péril leur emploi, bloquer les commerces va-t-il augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui devront par leur fiscalité payer ce qu’il faudra réparer ?

Je ris de ceux qui croient toujours que c’est aux assurances de payer, à l’Etat de financer. Mais l’Etat c’est nous. Et l’Etat c’est nous dans le monde. Faire tourner la planche à billets pour créer de l’inflation, c’est faire perdre à la France une part de sa compétitivité et à brève échéance assassiner l’emploi.

Aujourd’hui le monde de l’entreprise n’existe que parce que certains ont investi leur richesse qu’elle soit personnelle ou actionnariale. Il est un fait que plus l’employé fournit du travail, et plus l’investisseur et/ou les actionnaires vont s’enrichir, et, sans doute parce que moins nombreux, plus rapidement que le travailleur. Alors, on s’insurge, parce que ce n’est pas juste. Pourquoi pas juste, je ne sais pas ! Inéquitable peut-être, mais injuste non. Inéquitable d’autant quand l’écart se creuse de façon abyssale, que les patrons gagnent des millions alors que les salariés voient leurs salaires bloqués.

Je voudrais pouvoir expliquer les raisons de ces inégalités, mais tant de pages seraient nécessaires que je suis sûr de ne pas être lu.

Bien ! La France est en faillite. Plus de sous pour fonctionner alors on essaie de colmater les brèches par où coule le navire. On ne peut couper les vivres et  et les possibilités d’enrichissement aux investisseurs, car ces derniers iraient investir ailleurs, et ce ne ferait que précipiter la faillite. On ne peut augmenter les salaires, pour les mêmes raisons car si le travail déjà très cher en France venait à coûter encore plus cher, les mêmes investisseurs partiraient à l’étranger. Augmenter les taxes directes ou indirectes comme la TVA plombe le pouvoir d’achat qui est déjà réduit au minimum pour la majorité des français.

L’Etat propose de tailler dans les finances publiques, en supprimant des équipements =>moins d’hôpitaux, moins de trésoreries, moins de bureaux de poste, moins de tribunaux, suppressions des réseaux ferrés secondaires, moins d’entretien des réseaux ferrés, routiers, télécom etc…, moins d’enseignants, moins de militaires, de policiers et de fonctionnaires de manière générale. Moralité, cela génère une paralysie quasi générale de notre service public, mais sur un malentendu, l’effet démagogique de l’effort de l’Etat peut passer.

Par contre l’Etat ne veut pas se lancer dans de grandes réformes structurelles. (Je rappelle que l’Etat c’est nous). Pas moins d’élus, pas moins de structures ou d’agences ou de commissions ou de services bien souvent inutiles mais générateurs d’un coût disproportionné pour le pays bien que créateurs d’emplois. Pas moins d’avantages en nature de toute sortes, appartements et/ou voitures de fonction, prise en charge de frais divers.

Peut-être parce que quarante années de fonctionnariat m’ont convaincu du bienfait du service du public, je regrette que la baisse des dépenses de l’Etat passe par une démolition du service public. Surtout qu’au final, il est clair que cela n’arrange en rien le pouvoir d’achat de l’usager qui au contraire doit faire des kilomètres supplémentaires pour atteindre un service qui est de moins en moins public et de plus en plus privé voué à l’hégémonie de la rentabilité.

Comme je refuse de rentrer dans les théories démagogiques à la Robin des Bois, je fais une proposition que j’aimerais voir reprise par les parlementaires :

Elle se résume à un slogan « toute condamnation doit être payée ».

Aujourd’hui celui qui est condamné à payer, une amende, une indemnité des remboursements etc…n’est pas poursuivi s’il ne peut pas payer pour des motifs divers et variés.

Et bien moi, je trouve cela vraiment injuste.

Je propose donc que les mêmes règles appliquées aux successions soient appliquées pour le paiement d’une dette, et que toute fraude, toute casse, tous frais consécutifs d’une faute soit payés en premier lieu par l’impétrant, et en cas d’insolvabilité, par ses ayants droits selon l’ordre successoral, et que les poursuites s’exercent jusqu’au règlement de la dette. Aux familles de régler leurs problèmes économiques communautaires à la place du contribuable.

Je vous laisse méditer sur les conséquences de ce projet de loi qui peut atteindre n’importe qui au moment où il s’y attend le moins. Peut-être que des assurances viendront couvrir le risque, mais on peut espérer que certaines familles verront leur devoir avant de parler de droits.

Et pour boucler avec le début de cet article, peut-être qu’ainsi les casseurs que l’on connaît et qui viennent jouer sur le terrain de manifestations fondées sur un mal être reconnu par tous, ne rentreraient pas impunis chez eux, pendant que vous et moi allons rembourser leurs dégâts.

Bonnes fêtes.

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Compétence ou incompétence ?

Compétence ou incompétence ? Exigence ou intolérance ?

J’ai depuis longtemps cesser de me reposer sur la compétence des secrétaires ou autres assistant sans parler des répondeurs,  car combien de messages laissés sans suite, combien d’actions espérées sans lendemain !

Mais bon, c’est une bonne philosophie de ne pouvoir compter que sur soi-même, mais je m’interroge sur la qualité de service de ceux ou celles pour qui le travail consiste justement à transmettre des messages, ou s’assurer du suivi d’une action et qui ne s’en acquittent pas. S’agit-il de simples bénévoles au service d’un patron philanthropique ou de gens mal employés et donc, de fait, trop payés puisque payés pour ne pas faire.

Quelques exemples me reviennent comme celui d’une amie qui s’adresse à une agence immobilière pour qu’elle lui trouve une maison de 300 m2 en Normandie et que celle-ci la rappelle pour lui proposer une maison de 120m2 à Mantes La Jolie. On ne sait jamais sur un malentendu !

Ou cette autre qui envoie un de ses collaborateurs sur un chantier avec comme consigne de passer voir tel chantier à tel adresse pour voir si tout est correct. L’agent revient au bout d’une heure. « Dis-donc tu as fait vite, tu as noté quelque chose de particulier à me faire remonter ? » demande le chef « Ben non pourquoi, je suis passé voir en voiture, il fallait que je m’arrête ? » 

Ou encore cet artisan à qui je laisse un message au standard pour qu’un technicien me rappelle. Au bout de quinze jours toujours pas d’appel. Je rappelle le standard en  stipulant que le technicien ne m’a toujours pas rappelé. La responsable me répond : « En effet, j’ai bien votre postit là sur le bureau pour qu’il vous rappelle.  » Et …. toujours rien … le postit et le technicien ne se sont toujours pas rencontrés à l’heure où j’écris ces lignes.

Et tellement d’autres….

Mais aujourd’hui, notre Président de la République a commencé son discours commémoratif de l’armistice du 11/11/1918 sous l’Arc de Triomphe devant une batterie de micros qui ne fonctionnaient pas.

J’imagine que les équipes techniques et les services de la Présidence bossent sur cette affaire depuis quelques temps, et que l’ingénieur du son surement sélectionné parmi les meilleurs avait une équipe de techniciens exceptionnels dont le boulot consistait à brancher le bon fil au bon endroit, à veiller que les piles des micros sans fil soient neuves, à effectuer tous les réglages pour qu’il n’y aient aucune erreur ni aucun défaut dans la retransmission de cet évènement vu dans le monde entier en présence de 70 nations représentées par leur chef d’Etat ou délégué.  Bon, d’accord, il pleuvait, et pour une fois, ce n’était pas la faute à Hollande, il n’était pas là. Les commentaires ont bien justifié l’absence de Théresa May représentée par son N-1, mais ni Julie Gayet ni personne ne représentait François Hollande. Alors que parmi les ex présidents en état de se déplacer, Nicolas Sarkosy était bien là. Il s’est même levé en premier à la fin du boléro de Ravel, suivi par tous les officiels, histoire de bien montrer qu’il est encore, à son égo défendant, le Maitre du Monde.

Bref que penser de cet incident ? C’est fou ce qu’on pardonne l’incompétence dans notre pays ! C’est sûrement la faute de la pluie ! C’est pourtant facile, généralement quand on retransmet un évènement important de PARIS au monde entier, il pleut. Avant on pensait que c’était François Hollande qui portait la poisse, le sort s’acharne. Raison de plus pour prévoir l’incidence de la météo sur la technique ! Non, je suis sûr que personne n’est responsable. Et puis ce n’est pas bien grave ! Cela fait juste des mois que certains s’escriment pour un protocole réglé au millimètre, et voir une technicienne plateau tendre au chef de l’Etat un micro de substitution au moment le plus important de la matinée n’a probablement aucune importance. La terre tourne à défaut de notre pays.

Mais moi, que voulez-vous, l’irresponsabilité m’agace autant que ceux qui se plaignent toujours de ne pas être assez payés, ou qui pensent valoir autant sinon mieux que leur supérieur qui pourtant a 20 ans d’expérience de plus. Il n’est pas rare d’entendre certains employés dire que, pour ce qu’ils sont payés, il est heureux qu’ils viennent au boulot chaque matin et que si en plus il doivent exercer une mission, cela mérite le paiement d’heures supplémentaires.

Vive la France !

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L’Etat est assassin

Oui, l’Etat est assassin. Dit comme ça, cela peut paraître outrancier mais que dire de cette décision de retirer le permis de conduire à ceux qui ne laisseraient pas la priorité successivement à 2 piétons ?

Cette disposition se rapporte à l’article R 415-11 du code de la route qui stipule que tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre.

Cet article régulièrement modifié a vu une dernière mesure (décret 2018-795) porter le retrait de permis à 6 points et l’amende à 135 € .

540 piétons tués en 2016, 484 en 2017 suffisent à justifier la sévérité de la sanction, et nous voyons bien que les incivilités au code de la route ne font que s’accentuer. Ce qui est nouveau, c’est que depuis le 18 septembre 2018, la verbalisation peut se faire par vidéo surveillance.

C’est à dire que deux refus de priorité à un piéton vous amènent le retrait de votre permis. Un conducteur urbain prend le risque de se voir notifier des milliers d’euro d’amende en quelques jours et plusieurs notifications de retrait de permis même si la première est suffisante.

Le facteur va distribuer, insouciant une sentence qui va bousiller la vie de plusieurs milliers de citoyens qui, au vu d’une caméra, ne pourront plus utiliser leur véhicule pour aller travailler  ou vaquer à leurs occupations quotidiennes, car, rappelons le (cf article www.blog-mathieu.fr du 4/11/2018), nombreux sont ceux et celles qui ne disposent d’aucun moyen de transport alternatif à la voiture pour se déplacer.

1ère sentence : l’amende. Elle est forte et pourrait l’être davantage, car rien ne justifie que l’on écrase un piéton ! Mais pourquoi ne pas sanctionner aussi le piéton, comme dans de nombreux autres pays, lorsque celui-ci est en infraction en forçant le passage devant un automobiliste ou en traversant n’importe où.

2e sentence : Retrait de 6 points de permis. Il était de 4 auparavant, et l’article d’origine prévoyait même le retrait du permis de conduire pour une période de 3ans.

3e sentence : Difficulté voire impossibilité pour la personne s’étant fait retirer son permis de conduire de se réassurer pendant une période de 3 à 5 ans selon les assureurs. Lorsque vous établissez un devis pour assurer votre véhicule, une des premières questions est : « avez-vous fait l’objet d’un retrait de permis ces 3 (ou 5) dernières années ? ». Dans l’affirmative, votre demande est rejetée. Rappelons qu’en cas de retrait de permis, tout assuré a l’obligation d’en informer son assureur. Et ne croyez pas échapper à la restriction d’assurance en mettant le véhicule à un autre nom.

4e sentence : Problématique économique et sociale. Risque de perte d’emploi avec les conséquences psychologiques sur la vie de couple ou la vie de famille.

Ca fait beaucoup non pas au regard d’une vie sauvée, mais au fait que dans une circulation de plus en plus anarchique dans les métropoles urbaines, où les piétons circulent n’importe où et n’importe comment parmi des véhicules qui essaient de s’extraire d’embouteillages sans fin, la vidéo verbalisation me paraît avoir des limites.

Entraîner des milliers d’individus chaque jour dans une détresse sociale est assassin, car probablement que, face à certaines impasses, certains finiront sans doute par se suicider.

Celui qui commet un délit a droit à une défense, un jugement et peut en faire appel.

Celui qui refuse la priorité à un piéton est privé de pouvoir conduire pendant une durée indéterminée (liée au délai pour repasser le permis) avec tous les dommages collatéraux qui s’y réfèrent sans pouvoir imaginer le moindre recours.

Alors oui, l’Etat est assassin et c’est le facteur qui transporte l’arme du crime.

Soyez vigilent, surveillez votre boîte aux lettres. Ne laissez pas les enfants s’en approcher. Votre boîte aux lettres est désormais un lieu excessivement dangereux.

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Essence trop chère

Bien sûr que l’essence est trop chère. Dès qu’un produit de consommation augmente, il devient trop cher ! Forcément. Dès qu’il baisse, c’est qu’il était trop cher avant. Logique, non ?

Le problème est moins le prix de l’essence que l’impact économique qui en découle. 

On peut augmenter indéfiniment le prix du tabac. Si le fumeur ne veut pas payer plus, il n’a qu’à fumer moins, voire s’arrêter. Le Ministère des Finances sait que l’addiction est telle que même à 1€ la clope, les drogués du tabac continueront à consommer, et que l’augmentation du prix compensera la baisse du nombre de fumeurs. 

Pour l’essence, c’est différent. Le microcosme écologique rêve d’un monde sans voiture à moteur thermique, forcément polluant. Qui donc souhaite un monde saturé de pollution pour les générations à venir ? 

40 années de fonction publique m’ont permis d’observer que nos gouvernants dans leur magnanimité politique commençaient toujours à supprimer les moyens avant de supprimer la cause de l’action. Aberration managériale, pour ne pas dire autrement. On supprime les emplois mais on laisse la mission qui devra être maintenue à qualité égale voire supérieure avec moins d’effectifs et moins de moyens. C’est ce mode opératoire qui se perpétue dans les collectivités territoriales, où l’on baisse les dotations budgétaires mais où on augmente les compétences, et les missions. C’est ce qui s’est passé à la SNCF, en supprimant les emplois de maintenance et on arrive à des catastrophes de type BRETIGNY.

Donc on augmente le prix de l’essence en espérant que le citoyen français laissera sa voiture au garage ! Vision urbaine de l’affaire, certainement. La voiture est aujourd’hui le moyen de transport privilégié car pour beaucoup de français, il n’y en a pas d’autre. Certes on peut se demander pourquoi les immatriculations parisiennes continuent de progresser, mais dès qu’on se déplace en Ile de France, les transports en commun s’avèrent vite très insuffisants. Quant au monde rural, c’est simple, il n’y en a pas.

Alors, augmenter le prix de l’essence et plus généralement des carburants, est un non sens. Car la majorité des citoyens ne peuvent faire autrement que d’utiliser leur voiture, pour travailler, pour conduire leurs enfants, à la crèche, à l’école, pour faire leurs courses, pour sortir.

Admettons que la part transport devienne aussi importante que la part logement, les consommateurs devront alors trancher et supprimer tout le superflu. Adieu alors aux participations culturelles, non parce que la Culture est superflue, elle est même vitale, mais une fois que le transport au travail aura absorber une grande part du budget mensuel, on fera l’impasse sur les sorties, sur les vacances et sur la consommation en général. Et puis pour les autres, à force de laisser sa voiture au garage, on la laissera aussi au concessionnaire et les ventes vont baisser. C’est d’ailleurs le cas ces dernières semaines alors que traditionnellement, la période qui suit le salon de l’auto est plutôt faste. Et si l’on touche à l’industrie automobile, on touche au poumon industriel de la France. Peut-être que l’idée du gouvernement est de favoriser le chômage pour minimiser les transports quotidiens ?

Et puis, l’essence et le gaz oil interfèrent sur tout, et son augmentation impacte forcément les coûts de production, et l’Etat ponctionne le porte monnaie du consommateur une deuxième fois à la caisse par le biais de la TVA.

Augmenter la fiscalité sur les produits pétroliers, c’est : 

  • baisser notre compétitivité au niveau international
  • favoriser la fermeture de toutes les stations services aux abords des frontières.
  • engendrer une baisse de l’activité industrielle automobile et générer du chômage.
  • augmenter le prix moyen du panier du consommateur, par l’impact sur les coûts de production et la hausse de la part de la TVA.
  • baisser le pouvoir d’achat du français, bien au-delà de sa propre consommation de carburants.

Imaginer une société sans gaz à effet de serre est une excellente idée visionnaire, mais il faut équiper un pays avant d’empêcher les gens d’y vivre :

  • construire des parkings gratuits aux abords des gares et aéroports
  • investir dans le transport rural 
  • cesser la fermeture de tous les réseaux ferroviaires secondaires.
  • investir massivement dans le ferroutage
  • rattraper le retard en matière de développement des télécommunications pour un THD pour tous pour 2020 afin de favoriser le télétravail.
  • contrôler les émissions polluantes de tous les industriels ou autres paquebots, et plutôt que de leur infliger des taxes, imposer des systèmes de filtration efficaces.

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Les opérateurs téléphoniques ne sont pas des gens sérieux.

Depuis mon arrivée dans le Cantal, je me bats avec les opérateurs historiques de la téléphonie.

1- ADSL et Mobiles :

Client FREE depuis de nombreuses années, j’ai reconduit mon abonnement  FREE BOX et mobiles lors de mon déménagement sous la promesse d’un débit garanti de l’ordre de 20 Mbits. Devant les difficultés à obtenir des communications Voie et Data d’un niveau correcte, j’ai harcelé l’assistance de FREE aux fins de corrections et de tests. Ces gens, toujours fort aimables par ailleurs, m’ont promené pendant près de 4 mois m’obligeant à une kyrielle d’opérations, essais et mises en surveillance. Au final, un technicien, qui  a probablement été licencié depuis, m’a avoué qu’ORANGE bridait toute communication du fait de la mauvaise qualité de son réseau et qu’il n’y aurait aucune amélioration à court ni moyen terme. On attend la fibre ! J’ai donc convenu de résilier mon contrat faute de service. FREE a refuser de me rembourser les 49€ de frais de résiliation, ce qui est à mes yeux fort peu honnête, surtout que pendant toute la période où le service était dégradé voire inexistant, j’ai continué à payer plein tarif  mon abonnement sans aucune dégrèvement.

Je me suis alors approché des autres opérateurs qui tous m’assuraient une liaison data entre 15 et 30 Mbits sans pour autant me le garantir. Echaudé, et avant de conclure un contrat voué à l’échec, je suis allé contrôler les débits chez mes voisins abonnés à SFR, ORANGE ou BOUYGUES. Tous affichaient un débit minable, inférieur à 2Mbits (correspondant d’ailleurs au bridage par ORANGE).

J’essayais d’en discuter avec les multiples commerciaux qui tous ont tenté de me convertir au mieux disant de leur produit. Impossible de leur faire admettre que les données de leur logiciel n’étaient pas conformes  la réalité du terrain. Je leur ai demandé de se rapprocher de leurs équipes techniques pour vérifier ce qu’était cette réalité, mais j’ai appris que leur direction le leur interdisait.

J’ai donc baissé les bras devant l’ADSL. La fibre est annoncée, mais il y a encore de nombreux obstacles à franchir avant que ma maison soit distribuée. 

Je me suis donc tourné vers la 4G. A priori, SFR distribuait bien la 4G à CLAVIERES. Je bascule mes offres mobiles chez RED, la filiale SFR, et effectivement, la 4G arrive contrairement à FREE. Je demande alors à SFR de me fournir une box 4G pour faciliter mes échanges DATA. Réponse négative sous prétexte que je suis éligible à l’ADSL 20 Mbits. Fin du ban !

ORANGE ne fait pas de réelle box 4G, et BOUYGUES le plus avancé sur ce type de box, ne diffuse pas la 4G sur ma commune. 

Je suis donc passé au satellite et j’ai enfin du haut débit qui va me permettre d’alimenter plus fréquemment ce blog.

2- ARCEP – 1er acte

Je n’en suis pas resté là, et à force de parler des problèmes de télécommunications, je me suis aperçu que le CANTAL était sinistré et que les opérateurs restaient droits dans leur promesse de qualité de service mais n’assuraient plus le SAV, en particulier dans les secteurs éloignés des centres villes. J’ai découvert que certaines personnes n’avaient plus de téléphone depuis des mois, qu’INTERNET fonctionnait très mal en ADSL et que le déploiement de la 4G était très en retard. J’ai découvert que les élus se rassemblaient régulièrement pour voter des motions contre ORANGE dont l’entreprise se moquait sans réserve. J’ai découvert que toute l’économie d’un département et même d’une région était prise en otage par des opérateurs indifférents plus soucieux de préserver les dividendes de leurs actionnaires que de s’engager dans des opérations de maintenances. J’ai découvert que des personnes isolées n’étaient plus reliées à leur service de télé-assistance  faute  de télécommunication et que là on frisait la non assistance en personne en danger.  A noter que que même dégradé ou inexistant, les abonnements ne souffrent d’aucun dégrèvement. Un véritable scandale qui dure depuis des mois !

En septembre, j’ai donc écrit, en mettant en copie les élus de la communauté de communes de Saint Flour,  à M. le Président de L’ARCEP, pour lui rappeler sa mission de contrôle et principalement celui d’ORANGE, opérateur historique en charge au titre du service public du maintien du service universel. J’ai demandé à l’ARCEP d’instaurer des obligations de service minimum, et un système d’amende en cas de non respect. Le président de l’ARCEP m’a fait répondre par un chef de service  un courrier commercial vantant les actions de l’ARCEP dont aucune ne répondaient à mes questions. Trouvant cela parfaitement irresponsable et assujetti à un manquement grave des missions de l’agence, j’en ai référé au tuteur légal de l’ARCEP, M. le Président de la République le 8 octobre dernier.

3- ARCEP – ORANGE 2e acte

Voilà que le 23 octobre 2018, l’ARCEP réagit enfin et met en demeure ORANGE.

Extrait du communiqué de l’AFP :

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a mis en demeure Orange le 23 octobre de respecter son obligation de qualité de service en tant qu’opérateur du service universel du téléphone fixe. Le régulateur a déploré dans un communiqué une « dégradation progressive de la qualité de service » de l’opérateur, censé proposer un service de téléphonie abordable et pour tous. Il cite des critères précis, comme le délai maximum pour traiter 85% des dérangements d’abonnés. Il devrait être de 48 heures mais ce délai a atteint 70 heures au premier trimestre, puis 63 heures au deuxième. Pour remédier à cette situation, l’ARCEP impose à Orange des « paliers » à respecter trimestriellement. Orange risque en théorie une sanction pouvant atteindre jusqu’à 5% de son chiffre d’affaires national, qui est de près de 1 milliard d’euros. « Si l’injonction n’est pas traitée sérieusement, Orange est sanctionnable dès le début de 2019 », met en garde le président de l’ARCEP, Sébastien Soriano, dans un entretien au Figaro. Par arrêté du 27 novembre 2017, Orange avait été désigné pour trois ans comme opérateur chargé de fournir les prestations « raccordement » et « service téléphonique » du service universel. (avec l’AFP)

4- ORANGE – ARCEP – 3e acte

ORANGE pleure et justifie ses manquements mais courbe le dos car il sait que s’il ne rectifie pas le tir, l’ARCEP appliquera les sanctions.

Extrait de la réponse d’ORANGE Parue dans les échos ce 25 octobre 2018 :

Alors qu’il vient d’être mis en demeure par l’Autorité des télécoms, Orange a souhaité s’expliquer dans les colonnes des Echos. Le secrétaire général de l’opérateur, Nicolas Guérin, y assure que, contrairement aux mises en garde de l’ArcepOrange a réalisé davantage d’opérations de maintenance cette année. Mais que ces dernières ont été réalisées « dans un environnement difficile » soutient le représentant d’Orange. D’après lui, l’ouragan Irma aux Antilles, les multiples vols de cuivre ou les récentes inondations dans l’Aude n’ont pas aidé l’opérateur a assuré ses obligations. Ce à quoi l’Arcep répond que ces événements ne « revêtent pas un caractère nouveau ». « Dans l’Aude, nous avons rétabli 88% des lignes dans les jours qui ont suivi la catastrophe » rappelle cependant M. Guérin.

En tant qu’opérateur universel, Orange est obligé, par décret du gouvernement, de fournir un service téléphonique à tous les Français quelle que soit leur localisation et à un prix abordable. S’il ne respecte pas les indicateurs fixés dans le décret, il risque une mise en demeure dans un premier temps. Ceci étant fait, Orange devra réguler sa situation selon le planning mis en place par l’Arcep et ceci dès la fin de l’année. Sinon, l’opérateur encourt une amende équivalente à 5% de son chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Soit environ 902 millions d’euros si l’on se base sur les revenus de 2017 d’Orange en France : 18 milliards d’euros. Nicolas Guérin assure qu’il n’y aura pas à en arriver jusque-là et qu’Orange se pliera aux demandes de l’Arcep. Mais indique cependant que l’amende devrait plutôt être calculée sur la base du chiffre d’affaires de l’activité « voix » de l’opérateurs (11,5 Md€). Ou même carrément seulement sur celui du seul service universel (moins d’1 Md€)…

5- A suivre donc ….

La bataille vient de s’engager. Il faut écrire et publier encore et encore pour mettre à genoux ces opérateurs de télécommunications qui ne sont pas des gens sérieux et qui ont perdu de vue ce qu’était le service client et le service public. D’ailleurs pour faire court, n’est-ce pas tout simplement le service du public.

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Ateliers d’écritures

Je lis souvent sur des blogs ou dans la presse, des comptes rendus ou des annonces d’atelier d’écriture ou de coaching pour auteur(e).

Cela me rend perplexe !

Est-ce que l’écriture d’un essai, d’un roman, d’une pièce de théâtre, d’une chanson, d’un poème, ou d’un texte en général nécessiterait un enseignement voire un apprentissage soutenu d’un maître ou maîtresse ?

A en lire, on pourrait penser par l’affirmative, tant la qualité des écrits varie d’un auteur à l’autre.

Mais est-ce que la qualité intrinsèque d’une œuvre n’est pas elle-même tributaire du jugement du lecteur qui la lit ?

Cette pseudo qualité que l’on juge bonne ou mauvaise n’est–elle pas à ce point relative, que seul chaque lecteur, est à même de la porter aux nues ou aux enfers ?

Et ainsi de se demander si le coaching ou l’enseignement de l’écriture ne va pas à l’encontre même de la liberté d’analyse qui fait le propre de chacun.

Certes sur un plan strictement scolaire, il faut s’affranchir de toutes fautes qu’elles soient grammaticales ou orthographiques ? Quoique, ne cesse-t-on pas de nous rebattre les oreilles d’une certaine inutilité de la grammaire. Quelle déconvenue, pour ne pas dire quel désastre que celui d’abandonner la richesse de la langue de Molière pour satisfaire quelques intellectuels soucieux de déculpabiliser l’inculte en nivelant par le bas plutôt que de chercher à s’élever. Ainsi même la faute de goût peut devenir salutaire !

Admettons donc que l’on puisse inculquer l’art de l’écriture en commençant par mettre en évidence ce qu’il est primordial d’éviter !

Admettons qu’il soit de bon ton de conseiller une tournure de phrase plutôt qu’une autre !

Admettons encore qu’il soit de bon aloi d’interdire certains mots, périphrases jugés inappropriés pour ne pas dire inesthétiques, alors qu’en d’autres lieux, ces mêmes usages puissent paraître relever du génie.

Mais que dire du style de l’écrivain, si on lui ôte sa sensibilité, sa spontanéité, son phrasé personnel qu’il soit incongru ou génial.

C’est alors que je me dis que le talent de l’écrivain se mesure aussi à la lucidité de sa propre lecture. L’écrivain sait ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, ce qu’il doit garder ou jeter, ce qui est nécessaire et ce qui est superflu, ce qui le séduit et ce qui lui déplait, et ce qui séduira et ce qui déplaira. Le bon écrivain ou tout au moins celui qui aspire à l’être sait tout cela.

A contrario, le défaut majeur de l’auteur épris d’une excellence qui le dépasse, va jeter aux abîmes, tout son travail, jugeant, sans doute plus par orgueil que par humilité, que toute son œuvre n’est que néant.

C’est la même chose pour tout créateur d’une œuvre  artistique qu’elle soit épistolaire ou dessin, peinture ou sculpture.

Une fois l’ouvrage terminé, produit ou diffusé,  va se jouer la réelle critique, celle que personne ne maîtrise et surtout pas les éditeurs qui confondent ligne éditoriale et ligne bancaire.

Combien d’artistes raillés de tous sont, après leur persévérance, devenus des références dans leur domaine, recherchés, adulés et richement récompensés.

A l’heure de son décès, l’actualité de la rétrospective de la vie d’Aznavour nous rappelle combien les hauts de sa fin cachent les bas de ses débuts.

Ne sont-ce pas justement ces fameux coaches pseudo instructeurs qui se permettaient de pointer les défauts de ceux et celles qui une fois ralliés au Phenix de l’art font heureusement oublier jusqu’à l’existence de ces censeurs de l’aube.

Ami(e)s écrivain(e)s, n’écoutez donc que vous mêmes avec la foi du charbonnier. Jugez vous sans vous méjuger, mais n’hésitez pas à changer de voie si votre lucidité alliée à celles  de vos lecteurs amis ou ennemis viennent à vous conseiller de ne pas persévérer.

Notez bien que les véritables amis sont ceux qui vous aiment et non ceux qui vous courtisent. Sachez les discriminer pour saisir la bonne parole de l’ivraie.

Tout le monde veut écrire, tant c’est bon et salvateur. Tout ce qu’on écrit pour soi, n’est pas forcément éditable.  Si l’on aime écrire, il faut écrire, mais avant de chercher à publier, il faut se demander qui, à part soi, a envie de lire ce que l’on a écrit, qui y prendra du plaisir, car l’écriture est un plaisir que l’on veut partager. 

Un dernier conseil, ne vous fiez pas à l’avis d’un éditeur. Il n’a d’autre légitimité que de faire fonctionner son commerce. Et cette fameuse ligne éditoriale qu’il défend n’est que le résultat d’une comptabilité qu’il cherche à cacher derrière un goût artistique soit disant attesté par ses propres best sellers.

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« Diego n’co » à Ruynes en Margeride

J’ai vu le spectacle « De rêve et d’ordinaire » par la compagnie Diego n’Co à Ruynes en Margeride (15320)

Quel merveilleux spectacle harmonieux plein de poésie.

Le lieux est magique. Le spectacle  se déroule dans un manège équestre très bien équipé en lumière et son. 7 artistes complets, à la fois cavaliers, acrobates ou jongleurs, donnent le meilleur d’eux mêmes pendant 1h45.

Des bénévoles apportent leur aide tant en coulisses qu’en régie, mais vous pouvez me croire, le spectacle n’a rien d’amateur. Les animaux sont magnifiques. On sent qu’ils sont choyés avec amour et n’ont rien de ceux qu’on voit habituellement dans les cirques. D’ailleurs la compagnie est implantée dans un centre équestre qui propose promenades ou reprises y compris cours de voltige, adossé à un parcours d’accrobranches.

  • « De rêve et d’ordinaire »» revient pour sa deuxième sai­son, encore plus beau, encore plus fort.
  • Un rêve qui ne devient pas réa­lité est un rêve qui n’a pas été assez rêvé. Encore faut-il pou­voir réus­sir à s’endormir… Mais sommes-nous vrai­ment obli­gés de dor­mir pour rêver? Et si notre quo­ti­dien se révé­lait être la source de toutes nos chi­mères…  « De rêve et d’ordinaire »» vous emmène dans une che­vau­chée uto­pique où bien des choses nous lie­ront au che­val. 

Une soirée à ne pas rater si vos pas vous emmènent dans la Margeride.

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Dédicace à Saint Flour

Je serai à la maison de la presse (4 place de la halle aux Bleds) en ville haute à Saint Flour (15100) le samedi 25 août au matin durant toute la durée du marché pour dédicacer mon roman, « Rien n’est anodin ».

J’en profite pour rappeler que ce roman qui ne récolte que des avis élogieux et positifs (CF AMAZON) se distingue comme un des meilleurs thrillers de l’année 2018, et comme les vacances estivales sont une période privilégiée pour lire, c’est le moment de le commander sur le site d’AMAZON

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J’ai fait la foire aux livres de Ruynes En Margeride (15)

Ce samedi 14 juillet 2018, j’ai fait la foire aux livres de Ruynes en Margeride.

J’avais, contre la modique somme de 7 €, réservé une place sous chapiteau, avisé des orages venant fréquemment perturber la fête nationale.  Juste histoire de ne pas contredire la coutume, quelques gouttes se sont invitées de bon matin obligeant quelques exposants à bâcher en urgence l’exposition de leurs ouvrages.

On avait annoncé une centaine d’exposants ! Je n’ai pas compté, mais ce fut une chose possible. Beaucoup de vendeurs de livres d’occasion à bon marché, quelques maisons d’édition et d’autres, à mon image, auto-éditeurs avides de séduire un public supposé bon lecteur.

Acquérir des livres à 0.50 ou 1 €, même si de nombreux doigts les ont feuilletés, reste un plaisir à faible coût. Les foires aux livres existent, et perdurent ce bonheur, où petits et grands peuvent jouir d’une bande dessinée ou d’un roman convoité.

Les autoéditeurs, ou les auteurs désirant écouler leur stock d’œuvres ne sont pas à la fête dans ce genre d’évènements.

L’édition à compte d’auteur ou l’autoédition oblige toujours l’auteur à pré-financer son stock. KDP (AMAZON) offre aux auteurs, le meilleur rapport de rémunération selon la règle des 3 tiers. 1/3 pour l’auteur, 1/3 pour l’imprimeur, 1/3 pour le distributeur. Ainsi lorsque vous achetez un stock de votre livre, AMAZON considère que vous en êtes aussi le distributeur, et seul l’imprimeur est rétribué. Les autres maisons d’édition n’offrent qu’une faible ristourne pour l’achat de stock et ne rémunèrent les auteurs qu’entre 5 et 10 % du prix de vente.

Aux auteurs en recherche d’éditeur, rappelons de ne jamais accepter un contrat d’un éditeur qui vous demande de prépayer (souvent plusieurs milliers d’euros) l’édition de votre livre.

J’avais à côté de moi, le directeur des Editions du Volcan, qui exposait nombre d’ouvrages sur un bon linéaire. Ce fut pour moi l’occasion de lui demander quelques explications sur cette fameuse ligne éditoriale derrière laquelle se retranchent  les maisons d’édition qui refusent un manuscrit. Sa réponse n’a fait que confirmer ma pensée. De ligne éditoriale, il n’y a point ! Seule prime l’impression du patron. Il aime ou il n’aime pas. S’il aime, il soumet au comité de lecture pour avis, et au final il tranche. In fine, ce n’est pas parce qu’une maison se réclame de polars qu’il éditera votre roman policier alors qu’une maison plus éclectique vous ouvrira peut-être ses portes. Mais il m’a dit aussi, ce qui n’étonnera personne, qu’il croule sous les manuscrits. Sérieusement, il essaie de les lire tous. Ceux qui lui tombent des mains au bout de quelques pages n’iront pas loin. Ceux qu’il lit avec plaisir jusqu’au bout méritent d’être retenus. Il prend alors contact avec l’auteur et cette entrevue lui permettra de savoir s’ils peuvent travailler ensemble, car selon mon interlocuteur, auteur et éditeur doivent avoir le même ressenti et être fusionnels. Aussi, il conseille aux auteurs d’envoyer au préalable de leur manuscrit, une lettre de motivation avec le pitch de l’ouvrage et la description de leur démarche d’auteur. Il dit sentir dans cette lettre si une relation avec l’auteur est plausible, et alors, seulement, il commandera le manuscrit. Aux Editions du Volcan, comme partout ailleurs, le délai de réponse est au minimum de 4 mois.

Je ne crois pas tellement à la lettre de motivation. Sans doute cela peut-il fonctionner dans de petites cellules, mais dans les grandes maisons d’édition qui reçoivent plusieurs milliers de manuscrits par an, ce sont les premières pages de lecture qui conditionnent l’avenir du livre. La relation fusionnelle n’arrive qu’in fine, une fois que l’œuvre a été choisie. De plus, j’ai idée qu’un écrivain laisse toujours un peu de lui dans ses écrits et un éditeur tout avisé qu’il est, doit être en mesure de percevoir entre les lignes la personnalité de l’auteur.

Donnons crédit à mon voisin du jour, mais le blabla fait aussi partie de la culture éditoriale. Soyons lucide le livre reste un produit qui ne vaut, dans la chaîne commerciale, que le prix de l’objet. Un éditeur lit et choisit en fonction de l’image qu’il pense que le grand public en aura. Sauf à détenir le moyen d’une jouissance personnelle qui ne peut être qu’exceptionnelle, un éditeur ne pense, comme tout responsable d’entreprise, qu’à son chiffre d’affaires. Et la lubie ne s’arrête point là, car les libraires abreuvés de centaines d’offres quotidiennes ne disposent sur leur linéaire que ce qu’ils sont sûrs d’écouler en volume et sans délai.

Pour obtenir cette assurance de distribution, il faut du marketing et ça, ça coûte. Si l’éditeur, sûr de son choix, mise sur vous, c’est le Graal. La chance est là et ça peut fonctionner, car aucun éditeur censé n’acceptera de miser à perte. Mais attention, le marketing littéraire n’est pas une « newsletter » expédiée dans un réseau de libraires ou quelques journalistes littéraires qui en reçoivent des dizaines chaque jour. Le marketing littéraire, c’est le matraquage tous médias confondus, c’est l’accompagnement de chaque instant qui suit la sortie du livre, de l’affichage, des interviews, des flyers, des dédicaces annoncées à grand coup de pub. C’est un budget de quelques centaines de milliers d’euros, mais l’éditeur s’y retrouve si le livre vendu une vingtaine d’euros atteint 100 000 ventes. Pour information, les 10 meilleures ventes oscillent chaque année entre 500 000 et 1 Million. CQFD. Il s’agit bien d’un business fortement lucratif, mais que sont 10 auteurs, même 100 dans la foule des milliers d’auteurs qui rêvent de ce succès.

Alors, que peut espérer un bambin auteur comme moi ?

J’ai déjà expliqué dans un précédent article la notion des 3 cercles. Le premier cercle, celui des amis et familles est rapidement atteint et conquis. Le deuxième cercle, si le livre plaît est amorcé par une lecture en seconde main relevant plus du prêt que d’un nouvel achat. Le 3e cercle, celui du grand public est un doux rêve qui n’est atteignable que si l’auteur accepte de miser un peu de fortune. Les offres alléchantes sont à portée de stylo. Facebook est un bon relais, les forums à thème également, les clubs de lecteurs, etc.. Mais tout cela demande beaucoup de temps et rares sont les écrivains qui s’y complaisent. Un auteur aime se retrouver devant son clavier pour écrire, créer, animer des personnages et des histoires. Faire du buzz pour animer les robots GOOGLE est rarement un kif. Pour cela il a besoin d’être aidé, et si certains s’ennuient sachez qu’il y a de la demande et probablement un peu d’argent à se faire.

Bref ma moisson d’hier se contenta donc du premier cercle. Le chaland passe devant les stands et ne s’arrête que s’il est attiré par une image, un nom, un truc dont il a déjà entendu parler. Ces séances de dédicace continueront donc de m’ennuyer encore longtemps, mais ne pas les faire serait enterrer l’œuvre. Alors c’est parti pour la prochaine à Pierrefort dans le Cantal le 21 octobre prochain.

 

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