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A propos d’Eglise et d’églises

Je lis dans la presse que les évêques de France se rebellent, car l’ouverture des cultes n’est pas à l’ordre du jour du prochain déconfinement.

L’Eglise de France s’insurge contre cette entrave à pratiquer sa religion insistant sur le besoin vital pour les catholiques de se retrouver en communauté, de prier ensemble dans leurs églises et de célébrer l’eucharistie.

Les pratiquants relaient leurs besoins de vivre leur foi tous ensemble sur les réseaux sociaux.

Or, c’est bien ce principe de nombre en un lieu fermé qui empêche l’accès aux églises comme dans autant de « temples » voués à l’art  ou à la fête.

Ce matin même, on annonce 9 contaminations parmi une foule rassemblée pour des obsèques en Dordogne, alors même que tout rassemblement fut proscrit.

Je crains, et peut-être les gouvernants aussi, qu’un excès de foi puisse amener à se croire invincible, protégé par Dieu, et que dans l’euphorie déiste, on en oublie les gestes barrières.

En effet, pour pouvoir célébrer,  on peut imaginer la distanciation sociale mais il faut y associer le nettoyage des bancs, chaises et accoudoirs, après chaque office. Qui va s’en charger ? Quelques bénévoles, toujours les mêmes, qui s’en lasseront peut-être avant que le virus se soit lassé de nous ! Il faut supprimer les livrets de chants, et comment chanter à la Gloire de Dieu sans textes. Faut-il laisser les églises ouvertes et se priver d’un contrôle de l’hygiène, ou ne les ouvrir que pour une cérémonie, puis la refermer  pour tout nettoyer.

Quoi qu’il en soit, la vie en Eglise n’est pas prête de reprendre comme avant. Les chaînes d’union, et les baisers de paix ne sont plus possibles. La distribution de la communion aussi : une seule main, même gantée, ne peut être en contact avec plusieurs mains et encore moins plusieurs bouches. Il va donc falloir réinventer les gestes rituels, et le dogme religieux n’est pas simple à bouleverser. Pourtant il est urgent de se pencher sur la question, avec ou sans l’aval de la Curie Romaine.

A mon sens, on ne pourra pas ré-ouvrir les églises sans avoir repenser le rite au préalable.

Mais l’Eglise de France s’inquiète, à juste raison, pour sa survie économique. La suspension des divers actes sacramentels bloque d’autant les revenus qui y sont liés. Plus de mariages, de baptêmes, de célébrations en grand nombre, et c’est autant de ressources qui font défaut. L’Eglise n’aime pas parler d’argent, et préfère parler de charité, mais son fonctionnement a un coût comme pour toute société ou entreprise. Il faut payer les prêtres et les laïcs, il faut entretenir les locaux et sans les quêtes régulières permettent de boucler le budget ? Une ouverture même réduite et encadrée, nourrit l’espoir, bien que l’inquiétude est grande de voir les églises se vider davantage. Sans compter que les anciens réputés cotiser davantage que les plus jeunes, risquent de rester confinés plus longtemps alors même qu’ils sont les plus nombreux parmi les pratiquants.

La Foi ne dispense pas d’un pragmatisme absolument nécessaire face à la situation qui nous préoccupe.

Je suis étonné, alors que nombreux sont invités à réfléchir au monde de demain, de voir que les évêques implorent le gouvernement pour qu’il leur redonne leur droit à célébrer, et que les catholiques ne soient pas invités à ce même processus de réflexion. Toutefois, j’ai vécu tant de synodes, jubilés, ou autres JMJ sans qu’aucune conséquence n’en soit tirée pour y croire vraiment. Mais on ne sait jamais ; acculée, l’Eglise peut surseoir à certains de ses préjugés et trouver la meilleure des issues avec ou sans l’aide de Dieu.

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Il y a un truc …..

Il y a un truc qui finit par me déranger au plus profond de moi-même et peut-être même à m’inquiéter.

Chaque jour qui passe, chaque interview proposée par les média renvoient à une possibilité de don.

On est habitué à ces appels de dons, à la générosité envers notre prochain, mais, présentement l’accumulation me laisse penser que notre pays n’est administré que par des associations caritatives et que l’Etat est désengagé de tout :

  • On ne compte plus ce qui touche à la Santé, de l’aide ou le soutien aux soignants, à la recherche médicale, en passant par les sites personnels des professionnels de santé.
  • Les artistes ou les sportifs de haut niveau, qui ont besoin de montrer qu’ils existent, rivalisent d’idées pour se montrer sur les écrans et « inviter à donner » est aussi une belle manière de dorer son image tout en s’appuyant sur un pseudo désintéressement personnel.
  • Les organisations caritatives sont au bout de leur trésorerie, et c’est évidemment dramatique pour les plus miséreux, les sans logis et les sans moyens pour manger.

Si l’on s’élève davantage, les entreprises sont dans le rouge et appellent à l’entraide, au bénévolat. Quant à nos industriels, ils appellent aux faveurs de l’Etat pour sauver des millions d’emplois.

Cette situation n’est pas surprenante en soit, mais ce qui m’inquiète, c’est où suis-je ?

Naïvement sans doute, je pensais que mes impôts servaient à faire fonctionner le pays, et voilà que je découvre que pour que le pays fonctionne, il me faudrait donner bien davantage que ce que je donne au fisc.

Mais au-delà de cette réflexion purement  économique concentrée sur ma propre personne, j’en viens à m’interroger sur la gestion de la France. Que sommes-nous devenus si nous ne sommes plus capable de fournir à nos compatriotes de quoi, manger, s’abriter, travailler ? Sommes-nous devenus un pays de nécessiteux de tout ? N’étions pas un fleuron de l’industrie textile avec le groupe BOUSSAC qui me revient à l’esprit ? Et voilà qu’on appelle à l’ouvrage les petites mains bénévoles des 4 coins de France pour faire tourner à plein régime leur machine à coudre à la confection des masques. Merci à toutes ces personnes généreuse, mais franchement, va-t-on demander à de géniaux bricoleurs de construire des voitures ou des avions ? Ne rigolez pas, les ami(e)s, nous n’en sommes plus très loin avec ces strart-up qui mettent à disposition leurs imprimantes 3D pour construire des appareils de réanimation !

Je rechigne à jeter la pierre au gouvernement de M. Macron, car une telle crise est très difficile pour ne pas dire impossible à coordonner. Mais la difficulté n’exonère en rien de la responsabilité, et  ceux qui ont les commandes de l’Etat doivent assumer et trouver les solutions à chaque problème. Mon analyse est que la situation actuelle était prévisible, tant le capitalisme peut-être, l’incompétence sans aucun doute, l’irresponsabilité assurément ne pouvait amener qu’au factuel que nous subissons. Et je ne parle pas des derniers mois ou de la gouvernance en place depuis 3 ans. Je veux parler d’un système installé depuis des décennies, qui a gangréné notre société pour l’amener à ce qu’elle est malheureusement devenue.

Je ne me lancerai pas ici dans un discours politique de faiseur de monde, il suffit d’allumer son poste de télévision pour entendre les chantres de tout bord donner leur (pas si humble que ça) avis.

Mais plus philosophiquement, que penser d’une société qui majoritairement vivrait d’aides, de subventions, de soutien ponctuel, de coups de mains et que sais-je encore ? N’est-ce pas l’expression d’un mal-être, que l’on croyait être l’apanage des plus pauvres mis en image par l’action des gilets jaunes, mais qui est devenu celui d’un Etat !

Et quel Etat, un élément du groupe des 8 nations les plus industrialisées du monde (G8) !

Qu’est devenue cette richesse industrielle ?  La France a-t-elle encore sa place dans un tel groupe au vu de ce que j’indiquais plus haut. Encore une fois, d’être dans les meilleurs importe moins que de constater que la place que l’on méritait autrefois devient usurpée aujourd’hui !

Sur un plan plus métaphysique, est-ce à chacun de donner son temps et son argent pour soutenir les milliers de causes qui appellent à la générosité ou à un Etat de relever la tête et ses manches pour mettre en ordre de marche un pays hors du besoin. Mon idée profonde est qu’il faut mettre en place un fonctionnement nouveau pour éviter que des plaies saignent et non soutenir ceux qui pansent les plaies.

Malheureusement, les dirigeants pensent généralement à supprimer les soignants avant de contraindre la maladie.  On ne sait pas balayer un système qui ne fonctionne pas ou plus. On ne sait qu’appliquer quelques pis allés avec une prime ou un emprunt à bas taux. Parfois ou coupe une tête ici ou là. Mais rien ne change profondément, parce que tout changement engendre pour le peuple la colère et le chaos. Français, Françaises, nous sommes responsables de ce qui nous arrive, par notre égoïsme et notre égo. Ne croyons pas qu’en applaudissant chaque soir sur notre balcon, nous allons rattraper des années d’égocentrisme où le moindre changement dans notre rythme de travail ou nos habitudes quotidiennes devenait source d’une révolution portée par le nombre qui ne se révélait qu’être l’addition d’un groupe addict de ses propres intérêts individuels.

Le consensus face au virus Corona, commence à se lézarder, et  certains préparent déjà les banderoles et les slogans accusateurs des futures manifestations qui martèleront  les pavés dès la fin du confinement. On est comme ça en France, nous avons bon cœur, mais nous râlons tout le temps. Nous savons être généreux mais l’intérêt commun a beaucoup moins d’attrait à nos yeux que notre intérêt personnel, et nous savons le faire savoir, dès qu’il se pourrait qu’on atteinte à nos libertés …

Depuis des décennies, nous votons pour le changement sans jamais y adhérer,  et puisque plus personne ne se déplace pour aller voter peut-être bien que le moment est venu de changer le monde et donc de commencer par se changer les idées et accepter de vivre autrement. Nous sommes tous plein d’idées pour cela, j’en suis convaincu. Mais la vraie question est de savoir quantifier ce que nous sommes prêts à perdre aujourd’hui chacun pour soi, pour que le meilleur soit, demain pour les survivants, et après-demain pour ceux qui nous succèderont.

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Et après le COVID, quelle modèle de société pour la France ?

Comment la France en est-elle arrivée là ? Compter ses morts jour après jour et s’alarmer sur son déclin pourtant annoncé depuis tant de mois !


Notre société ne souffre que trop du « c’est pas ma faute ». La Droite partage autant que la Gauche la situation de notre pays. Peut-être pas pour les mêmes raisons, mais la complémentarité des 2 faillites nous a menés au fond du gouffre.
Nous avons bâti une France des groupes parlementaires, des agences gouvernementales, des institutions inutiles et chères dont on pourrait se demander si la seule légitimité ne serait pas d’apporter des revenus indemnitaires aux suppos du pouvoir.
Nous avons bâti une France sous-développée, basée sur le mensonge au peuple à qui on veut faire croire que l’Etat tout comme l’entreprise n’oeuvre que pour son bien être, alors qu’inversement, le système n’existe que pour favoriser la réussite individuelle. Celui qui est en responsabilité surveille d’un oeil sa chaise et les fesses qui y sont posées et d’un autre oeil la prospérité de son portefeuille et de son patrimoine. On dit que c’est la faute du capitalisme, alors que ce n’est que de l’orgueil et de l’égo mal investi.


Cette pandémie aura pointé du doigt la misère de notre pays, et encore qu’un bout de cette misère car on n’en voit que la face émergée de l’Institution.


La Santé que soit disant le monde entier nous envie manque de tout et nul dirigeant ne pouvait l’ignorer.  Il y a six ans, alors hospitalisé, je devais choisir entre une couverture ou un oreiller. Aujourd’hui la situation a encore empirée. L’hôpital  manque de tout, et les médecins doivent sans cesse arbitrer leur choix en fonction de données économiques et non médicales. C’est un véritable scandale sanitaire dont on cherche les causes dans tous les endroits autres que ceux qui relèvent de la véritable responsabilité politique.

Nous avons de fantastiques ingénieurs qui innovent, déposent des brevets cherchent les meilleures solutions technologiques, et dès que l’Avenir pointe son nez on lui préfère le conservatisme. Le Français a toujours voté pour le changement, mais se révolte dès qu’on lui change ses habitudes et son confort.
Depuis quand la France n’a-t-elle pas été rassemblée derrière un grand projet. Nous ne savons que nous diviser dès qu’une idée surgit. Les politiques  sont les architectes de ces divisions, car être contre est sans aucun doute le meilleur moyen d’être reconnu voire connu pour certains. Les médias ne font qu’alimenter le fleuve malsain et jouissif des divisions du peuple ; la polémique  est leur raison de vivre. A l’heure de l’info en direct, les journalistes sont obsédés par ce qui pourrait leur échapper l’oeil rivé sur le choix éditorial du confrère néanmoins concurrent dans la quête du scoop. Quelle tristesse que ce manque d’imagination éditorial, cette banalité du quotidien relayée à l’infini de chaîne en chaîne et décryptée par une presse écrite qui tente de survivre par mimétisme plus que par génie !

La France est sous-développée en matière de communications et de télécommunications. Les transports n’ont plus évolué depuis la création d’Airbus et du TGV. Chaque décennie nous apporte son lot de gain de temps sur quelques liaisons grande vitesse, mais le réseau secondaire n’est plus entretenu, les gares se ferment, la province s’enclave et le réseau Francilien est à l’asphyxie. On programme des investissements à 30 ans alors même qu’ils auraient du être programmés voici 30 ans. Idem pour les télécommunications ;  nous avons vu tant de révolutions en près d’un siècle. On se souvient encore du 22 à Asnières, sketch célèbre du regretté Fernand Raynaud. Mais à l’heure des Smartphones capables de gérer chaque instant de notre vie, nous subissons les aléas d’un réseau pourri et mal entretenu. J’ai honte quand je vois chaque jour la mauvaise qualité des télé-entretiens aux journaux télévisés, les télévisions devraient pourtant être à la pointe de la technologie mais elles sont encore à la merci de réseaux de visio-conférence étrangers. Comme pour l’hôpital, les systèmes de télécommunications sont saturés, la bande passante auto partagée, est limitée à la portion congrue pour chaque abonné qui pourtant se voit offrir chaque jour des services supplémentaires portés par un mensonge immonde de tous les fournisseurs d’accès (FAI) qui vendent à leur public une QS que seuls quelques privilégiés déjà greffés sur les nouveaux supports modernes tels que la fibre optique à THD peuvent prétendre. 
Cette infime quantité de personnes heureuses d’un Haut Débit laisse croire aux pouvoirs publics que la France est en grande majorité raccordée alors qu’il n’en ait rien, que les zones blanches restent désespérément blanches dans l’espoir d’une amélioration promise depuis des années mais sans cesse repoussée. 30 ans que la FO existe et nous en sommes encore qu’aux balbutiements de son déploiement et de sa fiabilité . C’est un scandale quand les opérateurs de télécommunications engrangent les bénéfices ! A quoi peut donc bien servir l’ARCEP ? A Mériel, la ville où je suis encore élu, une partie de la population est privée d’Internet depuis plus de 15 jours, et le rétablissement n’est annoncé que pour dans une semaine. Où est le service public ? Que sont devenus les dépannages dans la journée ? Où sont les astreintes du personnel pour qu’aucune coupure prolongée de réseau ne puisse se produire ?


Je pourrais continuer de lister le déclin de notre pays qui va continuer de voir ses routes se dégrader, les accidents ferroviaires se multiplier, peut-être des crashs d’avion nous tétaniser ! 


Quelles solutions ?

Ma première solution est de désolidariser la richesse du pouvoir ! J’aimerais que la décision et le pouvoir appartiennent à des gens qui n’y trouvent aucune source d’enrichissement. C’est une utopie ! Car personne n’est tenté gratuitement par l’exercice du pouvoir.

Ma deuxième solution est de renforcer le service public jusqu’à ce que cela devienne obsessionnel. Cela ne veut pas dire plus de fonctionnaires et/ou plus d’entreprises nationalisés. Cela veut dire que toute institution, toute entreprise doit mettre toute sa stratégie au service de son public. Ce n’est donc plus la productivité ou la trésorerie qui feront la richesse ou la cotation boursière d’un entreprise mais son indice de satisfaction sa qualité de service, que ses clients soient des particuliers, d’autres entreprises, PME, PMI ou Grandes industries. Comment peut-on entendre qu’ORANGE manque de moyens pour assurer la QS de ses clients, alors qu’elle verse des dividendes à ses actionnaires. Là encore ça ne veut pas dire qu’il faut entreprendre au-delà de la survie de l’entreprise, par un emploi massif déraisonné ou une politique salariale asphyxiante. Il faut apprendre à diriger autrement. Utopie ? A voir !

Ma troisième solution est de faire confiance aux 2 premières solutions et d’arrêter de descendre dans la rue dès qu’on nous demande de changer nos comportements. C’est peut-être là la plus grande de mes utopies !


A suivre…
Mathieu

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Si je devais choisir …..

Petite histoire :

Imaginez que vous êtes médecin urgentiste affecté au tri à l’entrée d’un grand hôpital.

Pratiquement simultanément, pénètrent aux urgences 3 malades en détresse respiratoire grave. Vous ne disposez que d’un seul respirateur artificiel et tous les hôpitaux voisins sont saturés et ne peuvent vous venir en aide. Vous allez devoir choisir.

Les regards de vos collègues se portent vers vous. Personne n’aimerait être à votre place. Un soignant n’a d’autre rôle que de guérir et d’employer tous les moyens disponibles à cette unique fin. Et là devant ces 3 cas, le médecin va peut-être guérir 1 des patients mais va en envoyer 2 vers une mort certaine. C’est un drame, mais il lui faut choisir et vite car la situation de chaque malade se dégrade à grande vitesse.

Le 1er a 75 ans et fait état d’une insuffisance cardiaque qui s’ajoute au problème pulmonaire du moment. Une réanimation peut s’avérer délicate et assez longue dans la durée.

Le 2nd est encadré par 2 gendarmes qui viennent de le sortir de sa prison où il subit une peine lourde de 20 ans de réclusion.

Le 3e est un homme d’une quarantaine d’années affichant une bonne condition musculaire.

Tous trois sont conscients mais ont de grandes difficultés à s’exprimer et leurs constantes tendent à décliner imposant une orientation rapide dans un service de réanimation.

A ce stade de l’histoire, lequel des trois allez-vous choisir ?

Pour éclairer votre choix, en off, voici quelques informations complémentaires :

Le 1er est un savant qui a permis par ses recherches de sauver de nombreuses vies. Avec son équipe, il a réussi à isoler et contrôler les points du cerveau qui permettent de comprendre comment une maladie se développe. Sa théorie est que si les microbes ou les virus peuvent générer les maux, il appartient au cerveau de déployer les moyens dont le corps dispose pour s’en auto guérir. En agissant électriquement sur les bonnes zones cérébrales, le patient peut guérir sans l’intervention de la chimie. Son décès prématuré pourrait retarder l’application de ses découvertes.

Le 2e a été condamné à 20 ans de réclusion pour avoir prémédité l’assassinat de l’homme qui avait violé à mort sa fille de 14 ans. Il n’a jamais nié les faits et a avoué devant le jury d’assises ne pas regretter un seul instant son geste, argumentant qu’il n’avait effectué là que son devoir de père. Il vit en prison une vie obéissante et rangée au service des autres prisonniers.

Le 3e est connu des forces de police comme on dit. Il est soupçonné d’importer de grandes quantités de drogue et diriger un grand réseau de dealers. Il a commencé son trafic voici une dizaine d’années dans les cités de la banlieue parisienne, et dispose aujourd’hui d’une armée de lieutenants qui lui versent des dividendes conséquents sur les recettes de leur marché local. Richissime, il n’a aucun mal à entretenir sa condition physique. La brigade des stupéfiants essaye depuis longtemps de le coincer mais n’a jusqu’à présent jamais réussi à prouver ses délits.

Lequel des 3 choisissez-vous maintenant ?

Bien sûr cette histoire révèle des caricatures, mais ce que je veux démontrer c’est qu’à chaque fois que la vie nous appelle à choisir, nos choix sont guidés par des éléments objectifs et suggestifs et qu’il n’est facile pour personne de trier. Notre émotion, nos sentiments, notre personnalité peuvent nous entrainer vers des réponses rapides et abruptes que la raison et la réflexion auraient sans aucun doute orienté différemment.

Méfions nous donc de nos jugements de premier regard. Les gens que nous croisons ne sont pas que des visages. Ils ont une histoire, un affect qui, si on en avait connaissance, nous rendraient bien humbles à plus d’un égard.

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DECOG320

Attention ! Un nouveau virus cousin du COVID 19 vient d’apparaître en France le DECOG 320 (« Désobéissance cognitive » décelé en mars 2020).

A ce jour, seule la France semble être touchée. Il semblerait d’après les scientifiques que les français disposaient d’un terrain propice dont certains possédaient déjà les souches du virus dans leur organisme, et que la proximité du COVID 19 aurait déclenché l’apparition des  symptômes pathologiques.

Quels sont les symptômes ?

Globalement, on constate chez le patient atteint du DECOG 320 une désorganisation cérébrale qui lui fait avoir des gestes et une attitude opposée à ce que son cerveau aurait compris.

Nous avons pu voir à la TV ces derniers jours beaucoup de personnes atteintes par ce virus : Des jeunes agglutinés aux terrasses des cafés alors même qu’on venait de prier la population de rester confinée à son domicile. Des familles qui doivent cesser le travail et confondent chômage technique et télétravail avec congés payés et chargent leur voiture de pelles seaux et bouée pour partir à la plage oubliant en même temps qu’en mars la mer est fraiche. D’autres qui entendent bien que le coronavirus est véhiculé par l’homme et qu’il faut cesser tout déplacement pour éviter qu’il se propage dans l’ensemble du territoire et qui s’empressent de rejoindre leur famille à l’autre bout de la France.

Bref, alors même que l’on croyait toutes ces personnes irresponsables, les scientifiques  sont ce matin formels et identifient une  nouvelle épidémie dont la contagion a été beaucoup plus fulgurante que celle du COVID19.  Les épidémiologistes sont toutefois très perplexes sur le fait que ce virus ne se serait développé que sur le territoire métropolitain sans qu’aucun cas n’ait été décelé chez nos voisins européens.

Le monde de la Science continue d’observer, impuissant, le phénomène en espérant que les 2 épidémies qui se télescopent n’aggraveront pas cette mortalité que tout le monde redoute.

Afin d’être complet sur ce dossier, je ne peux passer sous silence une autre rumeur selon laquelle de nombreux mutants auraient infiltré la France depuis de nombreuses années à des postes divers et variés. Emmanuël Macron serait le grand chef de ces milliers d’individus programmés pour des actions dont seul le monde des mutants a connaissance. On suppose ces actions économiques visant à ruiner toutes les sociétés mondiales qui ne seraient pas aux mains des mutants. L’activation des mutants aurait  été décidée hier par les mots du président « Nous sommes en guerre ». Le fait qu’il l’ait dit 6 fois est assez symbolique. Les spécialistes des mutants réfléchissent sur ce nombre 6 qui peut annoncer un délai ou des cibles particulières. Une cellule de crise a été installée dans un coin tenu secret. Je ne manquerai pas de vous informer au fil de l’eau si toutefois je ne figure pas en première ligne sur la liste cible de ces personnages.

Courage.

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La guerre est déclarée

Depuis qu’on en rêvait, de pouvoir se battre, de taper sur tout ce qui bouge, de pouvoir se révolter à satiété contre le monde entier, voici enfin une guerre mondiale qui démarre, et là au pied de chez nous, sans avoir besoin d’enfiler un uniforme, on a tant horreur des ordres et des règles, sans être à la merci de petits chefaillons.

Magnifique, on va pouvoir risquer sa vie de sa propre initiative, casser les magasins pour manger et non pour le seul plaisir de casser et dont finalement on finissait par se lasser. Les gouvernants vont tomber tout seul, bien fait pour eux. Les riches vont tous creuver et on les enterrera avec leurs richesses, et nous serons les premiers à cracher sur les tombes de ces nantis qui vont pour une fois goûter à la poussière qu’ils méritent.

Je pourrais m’arrêter là et laisser croire au lecteur que cette soif est la mienne alors que c’est au comble de l’agacement que j’expose cette théorie qui vous l’aurez compris menace les esprits petits, égoïstes si peu instruits qu’ils en perdent toute raison.

Philosophiquement, je me faisais la réflexion suivante inspirée de mes lectures du moment. Chaque être vivant est née de l’accouchement d’une mère et finit poussière ou cendre. Entre ces deux évènements majeurs, absolument identiques pour tous, on peut croire que la vie forge l’Homme, alors qu’au contraire c’est à l’Homme de forger sa vie et ce qu’il est.

Certains diront qu’il est plus facile de réussir sa vie si on nait dans un milieu porteur et aisé et que la misère ne favorise pas l’épanouissement intellectuel et matériel. Pragmatiquement certainement, mais philosophiquement, l’Histoire atteste que les plus grandes réussites humaines sont plus l’oeuvre d’un acharnement personnel chez ceux qui partis de rien se hissent à force de travail et de persévérance, que le résultat d’un meilleur tirage à la naissance. Encore faudrait-il philosopher longuement sur chacun des mots que je viens d’employer : que veulent vraiment dire « porteur », « aisé », « partis de rien », « meilleur » … ?

Une évidence m’est également apparue, c’est que la véritable liberté de l’Homme ne peut être qu’en dehors de toute religion. Qu’elles soient monothéistes, sectaires, humanistes, socialistes, économiques, toutes ne font que contribuer à briser le possible de ce que l’Homme serait ou pourrait être. Bien sûr, à contrario, cela ne veut pas dire qu’au sein même de ces « religions » et des dogmes qu’elle érigent, il ne soit pas possible de s’épanouir et d’atteindre quelque firmament. Mais quel qu’il soit, la limite sera celle du dogme et de ses lois. Notre cerveau nous le savons n’utilise encore qu’une infime partie de sa puissance, et je pense, si la guerre du moment et celles à venir, nous permettent encore d’y travailler, l’Homme découvrira dans quelques décennies et/ou siècles des possibilités de s’affranchir du temps et de l’espace par la seule force de son esprit. Nous ne sommes qu’au début de l’étude de la physique quantique et de tout ce qu’elle ouvre comme pistes. Sera-ce mieux ou pire pour l’humain, je n’en sais guère, mais cela obligera l’Homme à raisonner hors de ses dimensions actuelles.

Mais revenons à la guerre du moment et à ce qui lie mes deux propos. Les violences que nous subissons depuis des mois au prétexte de se battre collectivement pour de meilleures conditions de vie individuelles, se trouvent d’un coup remisées à des images d’archives de petits bras agités bien démunis devant ce qui est une vraie guerre où l’ennemi invisible vient vous abattre au coeur de votre couche, ou vous voyez, impuissant, vos proches tomber sous le feu d’un virus indomptable. Qu’il était doux alors le temps où l’on pouvait insulter et tirer à feu nourri sur nos dirigeants cause de tous nos maux. Au moins l’ennemi était identifié et nos violences avaient du sens. Aujourd’hui, notre seule force de révolutionnaire consisterait à braver les interdits, les confinements et les couvre feux histoire de montrer qu’une fois encore nous sommes libres de contrer ces ordres qu’on nous impose. Mais voilà, cette violence qu’on a extériorisée pendant tant d’années dans des manifestations quotidiennes ou serrés les uns aux autres nous nous sommes sentis puissants dans la lutte contre l’oppression d’un pouvoir qui se croyait indestructible mais que nous pensions anéantir. Voilà que tout se désagrège autour de nous, et que nous n’y pouvons rien, et c’est cela qui nous fait enrager. Viendra le temps, où on critiquera les décideurs, ceux qui en ont trop fait comme ceux qui n’en ont pas assez fait. Mais en attendant il nous faut prendre les armes et partir au combat. Mais de quelles armes disposons-nous à part notre bon sens, à commencer par celui de notre responsabilité personnelle face aux autres qui doit en premier lieu s’affranchir de notre égoïsme ? Les guerres ont parfois du bon quand elles obligent à la solidarité et à l’entraide pour la survie.

A défaut de croire en l’autre, espérons en nous-mêmes en cet instant où chacun de nos gestes est susceptible malgré nous d’abattre notre prochain.

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13 versus quelques milliers

D’un côté, en Afrique, 13 jeunes hommes viennent de donner leur vie pour leur pays, leur patrie !

De l’autre côté, sur le territoire français, des milliers de personnes de tout âge défilent dans les rues, pour un idéal !

Loin de leurs familles et amis, des hommes sont volontaires pour se battre contre un ennemi dont ils ignorent le visage réel au prétexte qu’il pourrait nuire à leur pays. L’idée que dans ce pays qu’ils défendent à distance, pourrait se trouver leur propre intérêt dans leurs biens ou leurs proches ne les effleure pas. Ils n’ont pas choisi d’être militaire pour défendre leur pré carré, leur patrimoine ou leur richesse. Eux savent ce qu’est donner sa vie et ce que vaux la devise « mort pour la France ».

D’autres mènent sur le sol national une guerre qu’ils ont déclarée contre les riches, les gouvernants, qu’ils soient patrons ou politiques. Leur ennemi est politique, économique, social. Il est partout et c’est globalement tout ce qui se situe au-delà de leur zone de vie. Comme chaque zone de vie diffère d’un individu à l’autre, l’ennemi change de visage d’un individu à l’autre. Plus l’ennemi se trouvera en haut d’une hiérarchie ciblée, plus la cible sera consensuelle. Le président de la République en fait donc les frais en premier lieu, peut-être parce qu’il est le seul ou presque à pouvoir sommer autant d’animosité de la part de chaque individu. L’Homme qui part en guerre est persuadé que l’ennemi, une fois décapité, est en passe de capituler. Et puis la mobilisation des troupes est beaucoup plus facile si on personnifie la cible.

En Afrique, les ordres sont les ordres et un militaire, officier de surcroît, n’est pas autorisé à les discuter. Dans les faits, ce serait perte de temps, et le temps est un élément de survie. Les actions sont dirigées, efficaces et bénéfiques au groupe, mais surtout au pays. Celui qui part en opération doit en revenir, et il en va de la responsabilité de tous de veiller au retour de chacun. Quand la mission échoue sur des pertes humaines, la responsabilité est partagée. La faute n’incombe pas à l’attaque ennemie, mais à la défense française, qui peut-être n’a pas su anticiper, a ouvert une faille malgré elle, a mal ciblé son attaque …. Là bas, les balles ne sont pas en caoutchouc, les grenades ou les bombes tuent plus qu’elles ne blessent. On pense à la mort, mais comme on est plus fort qu’elle, on n’y pense plus. Si on y laisse sa peau, on sait que que ce ne sera pas en vainc, que la France nous sera reconnaissante, et que nos corps sans vie transpercés par le feu ennemi alimenteront la mémoire d’un conflit pour le bénéfice de la victoire.

Dans les rues de France, on se bat avec des mots, un peu, avec de la violence, beaucoup, contre d’autres, envahisseurs de notre idéal, briseurs de nos ambitions, voleurs de rêves bien souvent consuméristes. La violence de notre ennemi est telle qu’elle justifie notre propre violence. Celui qui détient la richesse nous tient à la gorge, nous met la corde au coup, nous mutile chaque jour davantage. De travailleurs, nous sommes devenus esclaves, exploités par un pouvoir qui nous agresse à coup de taxes, de règles et de privations. L’ennemi n’est pas l’envie, le désir, mais celui qui nous empêche de pouvoir avoir envie. Pourquoi ne serais-je pas en droit de posséder ce dont l’autre dispose. De quel droit me dirige-t-on ? Pourquoi laisserais-je un dirigeant décider de ma condition de vie ? Pourquoi devrais-je supporter une vie de misère alors que d’autres bénéficient d’avantages inouïs ?

Là bas en OPEX, la seule envie qui obsède chaque homme, le matin au réveil, c’est de pouvoir retrouver, épuisé, sa couche le soir. Il sait que sa famille est fière de lui. Il aimerait tant être auprès de sa femme, ses enfants. Il pense à sa mère à son père. Son cadeau de Noël, le plus beau sans doute, sera d’être en vie. Et aujourd’hui 13 ne seront pas de la fête, et c’est une tragédie. De soldats anonymes, ils embrassent malgré eux le statut de héros « mort pour la France ».

Est-ce que chaque français mesure ce que veut dire « mort pour la France » ?

Est-ce que celui qui provoque la police, casse une vitrine, met le feu sur son passage, se bat contre ses frères de sang, aurait un tant soit peu l’ambition de mourir pour son pays. Si oui, 13 places viennent de se libérer, et l’armée française saura trouver une place à tous les volontaires, à tous ceux qui se battront sous l’uniforme de la France, à visage découvert, courageux et déterminés, pour une cause qui dépasse leur propre égoïsme, où l’enjeu n’est pas ce qui se trouve dans les vitrines du luxe, mais bien celui de sauver sa peau et de sauver notre belle France d’un terrorisme sans limite.

Condoléances aux familles de ceux qui sont morts pour la France pour moi, ma famille, mes amis et tous ceux et celles qui nous succèderont.

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ça bouge au Vatican

En ce moment se tient au Vatican en présence du pape François, le synode des évêques d’Amérique latine.

D’après plusieurs informateurs, il est probable que ce synode débouche sur le mariage des prêtres et l’ordination de femmes diacres permanents, mais dans un premier temps, uniquement pour l’Amérique latine.

C’est un sujet qui anime les langues de façon récurrente. L’Eglise Catholique a fait le choix d’un état de vie pour ses prêtres : le célibat. Ce n’est pas là une doctrine héritée de l’Ecriture mais une décision prise en son temps par les Pères de l’Eglise. A noter que d’autres Eglises chrétiennes telles que les anglicans ou les protestants n’ont pas adopté cette doctrine.

Cela fait parler, car l’on situe ce choix à un niveau matériel. Circule l’idée que l’Eglise a choisi le célibat de ses prêtres pour des raisons de disponibilité et de confidentialité. En tant que célibataires, les prêtres seraient plus disponibles pour aller à l’encontre des familles, partager un repas, un temps de vacances, une retraite spirituelle, des séjours, camps colonies de vacances, que sais-je encore ! Et puis le doute s’instaurerait sur des fuites du secret de la confession, ou autre confidence sociale ou humaine. En fait loin de ces contingences séculaires, il s’agissait principalement d’un dogme érigé afin de symboliser le don de la personne dans son entier, à l’amour de Dieu. Le prêtre est le pasteur. Il se donne à ses brebis avec tout son amour qu’il ne peut partager avec femme et enfants. Sa communauté est sa seule famille.

Et puis sont arrivés les problèmes de pédophilies et autres affaires sexuelles dont une certaine équation pouvait laisser croire que ces déviances humaines pourraient être la conséquence d’un célibat forcé. Derrière cette détresse que rencontraient à la fois victimes et bourreaux, se cachait surtout une omerta profonde et intouchable des autorités ecclésiales qui dès qu’elles étaient informées d’un incident ou crime s’empressaient d’étouffer l’affaire préférant éloigner les prélats de leurs tentations plutôt que de les livrer à la Justice de l’Homme.

Alors le Vatican s’est mis à condamner du bout des lèvres tout en se cachant les yeux pour ne pas trop en voir. Parallèlement à cette tornade de déviances sexuelles dont les médias se repaissent, la crise des vocations s’amplifie. Il y a de moins en moins de prêtres. Peu d’hommes ressentent l’appel de Dieu. beaucoup abandonnent leur sacerdoce pour se marier et avoir des enfants. D’autres se cachent et entretiennent une vie maritale en cachette. De l’extérieur, on peut croire ces situations faciles, alors que ce n’est que souffrance quel que soit le côté où l’on se trouve.

Et voilà que devant le manque crucial de prêtres en Amérique latine, on se prépare à accepter le mariage des prêtres et à reconnaitre la place prépondérante de la femme dans l’évangélisation au point de lui permettre d’accéder au diaconat.

Je souris car, on sent la recherche de communication positive sur le sujet. L’Eglise ne se fustigera point d’avoir imposer un système mal viable par ses prêtres depuis des décennies, se gardera de faire une critique sociale des communautés, de la mondialisation, des accès à Internet et à toute forme de communication qui libèrent l’homme et la femme, au point où l’état de célibat devient très difficile à assumer pour qui ne choisit pas de vivre reclus. L’Eglise Catholique qui met en avant sa relation à Dieu par la Prière ; Dieu la guidant dans ses choix viendrait tout d’un coup lui inspirer le mariage des prêtres comme remède au manque de prêtres alors que Dieu est censé appeler l’homme à s’engager dans la prêtrise sur les chemins tracés par le Christ.

Et puis pourquoi en Amérique latine et pas ailleurs dans le Monde. Où sont passés les paroles du CREDO. je crois en l’Eglise, Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

Attendons la fin de ce synode, mais maintenant que la rumeur circule, est-ce que le statuquo ne serait pas pire ?

L’actualité nous renvoie des scènes de guérilla urbaine, de peuples en guerre, et de révolutions en marche. Les dirigeants sont dépassés, et l’avenir est inquiétant alors que paradoxalement, l’Homme n’a jamais eu autant de moyens pour faire que la paix règne parmi les peuples. Le Pape est aux commandes de peuples de cultures différentes et de sociétés différentes. Lui aussi dirige un monde de convoitises et d’intérêts. Que Dieu lui vienne en aide ! Mais autant vous le confier, je n’y crois pas beaucoup.

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L’arnaque de la fibre

La France, je l’ai déjà dit dans un précédent article, a 30 ans de retard pour la fibre, et je suis bien placé pour en parler, car le hasard professionnel fait que j’ai effectué la recette du premier réflectomètre (appareil de mesure permettant de contrôler la qualité du raccordement de 2 fibres) reçu par France Télécom en 1990.

30 ans plus tard, le territoire n’est toujours pas couvert et est encore loin d’être opérationnel.

L’historique :

Voici quelques années maintenant, le pouvoir politique a confié, sous le contrôle de l’ARCEP, aux opérateurs téléphoniques le déploiement de la fibre. Ces derniers n’ont pas accepté d’en financer l’investissement, alors que le retour s’annonçait pourtant juteux. Pour augmenter la part du gâteau, ils ont obtenu de l’Etat qu’ils acceptaient de financer l’installation de la fibre en zone urbaine mais que l’Etat devait financer les zones rurales, ou tout au moins non urbaines. En clair, les opérateurs se gardaient les endroits où le génie civil était déjà réalisé en termes de conduites et gaines, les endroits où le logement était vertical et permettait le maximum de raccordements d’abonnés à moindre coût et laissaient à l’Etat le plaisir de financer l’installation de kms de fibres dans les lieux déserts et les fermes isolées ainsi que dans les communes principalement pavillonnaires.

Si la France voulait rivaliser avec ses voisins, elle n’avait plus le choix. Elle a accepté le deal mais l’Etat a confié aux collectivités territoriales le soin de se débrouiller avec le bébé. D’où l’émergence de syndicats intercommunaux dédiés aux télécommunications afin de globaliser les marchés et en tirer le meilleur coût.

La technique de pose :

Forcément pour payer moins cher, il faut faire des concessions. Peu visibles dans les banlieues rurales des métropoles, ces concessions sont bien plus draconiennes dans des zones de désertifications urbaines comme ici dans le Cantal. Alors que les communes ont fait de gros efforts pour enfouir leurs réseaux électricité ou télécommunications, les poseurs de fibres, pour ne pas refaire du génie civil, posent la fibre en aérien sur des poteaux en bois flambant neuf. Il faut savoir qu’une fibre dispose de son fourreau dédié et qu’il est interdit de faire cohabiter une câble de fibre avec un autre support dans le même fourreau. Il est aussi interdit de faire passer dans le même câble de fibres (un câble dispose de plusieurs fibres) une fibre dédiée aux télécommunications et une autre dédiée à la vidéo. Il paraît que cela pose des problèmes techniques. Je suis plutôt d’avis que c’est une affaire de gros sous.

Enfin, il faut savoir que l’installation de la fibre, qu’elle soit effectuée en direct par les opérateurs institutionnels ou par les collectivités territoriales, est confiée à des sous-traitants, dont les équipes techniques, sont elles mêmes sous-traitantes d’une compagnie, elle même sous-traitante d’un groupe. Bref en cas de dysfonctionnement, il est quasi impossible de déterminer les responsabilités. Moralité, quand ça casse, ça reste dans l’état. Par ici, on constate déjà des poteaux pourtant tout neufs effondrés ou à terre suspendus à leurs câble aérien de fibre, et cela fait déjà plusieurs mois que c’est en l’état. Alors après quelques tempêtes hivernales et la neige, il faut craindre des avaries fréquentes.

La logique économique :

En zone urbaine gérée par les opérateurs, ces derniers étant directement concernés par leur retour sur investissement, mettent le paquet pour raccorder le plus rapidement possible le maximum de foyers, et si ORANGE reste le propriétaire des canalisations et donc de ce qu’il y a dedans, les autres tels que FREE, SFR ou BOUYGUES, paient une location des fibres à ORANGE. Entre ceux qui ont contribué à la pose et ceux qui exploitent, c’est une grosse affaire commerciale dont heureusement je ne connais pas les détails.

Ce que je peux dire, c’est qu’autant en zone urbaine, l’ensemble des investisseurs ont tout intérêt à amasser les clients dans un minimum de temps, autant ailleurs, cela les préoccupe moins, car ils n’ont pas investi de leur poche pour la pose.

A cette différence géo-technique s’ajoute la question du raccordement des derniers mètres. En effet, suivant les programmes négociés par les collectivités, la fibre est, soit livrée à un point nodal et le financement du raccordement à l’habitat est à la charge du propriétaire, soit livrée jusqu’à la prise chez l’habitant.

Le dernier km :

Dans le cas de la livraison à la prise, il a été convenu que ce serait du 100 % fibre, dans les autres cas, il est toléré que soit réutilisé le support cuivre entre le central et la prise, ce qui est une aberration en termes d’affaiblissement.

Pour compléter ce système économique ou seule la rentabilité anime l’action au détriment de tout service public et encore moins de service client, les opérateurs ont imposé qu’une fibre soit obligatoirement livrée à un point adresse.(N° et rue). Le téléphone marchait sans détermination d’un point adresse, le courrier est distribué sans point adresse mais pour la fibre, il semblerait que sans ce point adresse, elle ne peut pas fonctionner ; comme si des coordonnées GPS n’auraient pas suffi. D’où l’obligation pour les communes de financer un plan d’adressage de toutes ses habitations. La Poste se propose bien sûr comme spécialiste et partenaire et ce n’est pas gratuit. La facture commence à être lourde pour les collectivités territoriales ! Et le client n’a toujours pas la fibre car nul ne sait combien le raccordement terminal va coûter.

Traitement des pannes et incidents :

Enfin, avec tout ça et tout l’argent récolté auprès du contribuable, par les opérateurs de télécommunications, ces derniers n’ont toujours aucune obligation de résultat, ni engagement de débit minimum. Les commerciaux ont interdiction de communiquer avec leurs techniciens, et doivent vendre des box et des abonnements, même si derrière cela ne fonctionne pas, et quand c’est en panne, ça reste en panne car avant de savoir qui doit réparer, il va s’écouler du temps sachant que le plus difficile à déterminer est de savoir qui doit payer la réparation : la société ayant posé les poteaux ou effectué le génie civil, celle ayant tiré la fibre, celle l’ayant raccordée, ORANGE, FREE, BOUYGUES, SFR, le client ? Pourquoi se presser puisque pendant la panne, le client continue de payer son abonnement !

Enfin une autre arnaque est dans le débit. Toujours pour des questions de rentabilité, les opérateurs ont décidé d’optimiser au maximum leurs canaux. Si en ville, plusieurs câbles ont été tirés facilitant ainsi d’éventuels délestages entre supports, en campagne, compte tenu du petit nombre d’abonnés potentiels, seule un câble de faible capacité a été tiré. Pas besoin d’être un grand technicien pour comprendre que plus on est à se partager le même faisceau, moins on profite d’un débit important, sans compter les très grandes distances d’un hameau à l’autre souvent supportées par le même support de fibre. C’est déjà fréquent avec l’ADSL sur du cuivre, ce sera la même chose avec la fibre. Il y a donc risque à ce qu’une fois tout payé, on se retrouve, tout au moins en rase campagne, avec un débit équivalent ou tout juste supérieur avec celui qu’on avait avec le câble cuivre.

Quelles solutions ?

La solution n’est donc pas la fibre. Trop tard. Il faut attendre l’arrivée des satellites basse altitude, qui sont en cours de déploiement malgré l’omerta des pouvoirs publics pour qui l’intérêt est de montrer qu’ils ont fait le bon choix avec la fibre. Le satellite permet aujourd’hui le très haut débit (THD) mais il n’y a pas assez de disponibilité pour équiper le pays. Il est donc réservé plutôt aux zones blanches. De plus la voix est difficile à communiquer à cause du temps de latence (temps pour atteindre le satellite et en revenir). les nouveaux équipements, en basse altitude, permettent de réduire par leur multiplication et la distance réduite avec la terre, ces deux problèmes. Ils arrivent et seront opérationnels d’ici quelques mois mais échappent et à l’Etat et aux opérateurs historiques. On ne connait pas encore le coût de l’abonnement, mais il sera forcément compétitif. L’inconvénient est devoir proliférer des paraboles, mais la solution existe en mutualisant certaines installations. D’autres solutions existent aussi pour les hameaux ou certaines résidences où plutôt que de multiplier les raccordements et les frais, il demeure possible de ne raccorder qu’un seul point haut et central et de générer ensuite un hotspot en WIFI. Cette solution est par exemple possible dans les petits villages centrés sur leur église en installant la borne relais dans le clocher.

Conclusion :

En conclusion, il faut se souvenir que les opérateurs vont toujours vous vendre ce qui est le plus rentable pour eux et que c’est au client de chercher par lui-même la solution la plus rentable pour lui à la fois en termes de qualité de service et en coût. N’oublions pas non plus, que malgré leur mépris du client, les opérateurs obligent bien souvent à un engagement dont il est parfois très difficile de se défaire.

Donc ce qui paraît « simple comme un coup de fibre », ne l’est pas vraiment

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Le Cricket Club des talibans

Je viens de terminer « Le Cricket Club des talibans » de Timeri N. Murari aux éditions Gallimard.

Ce livre racontée par une femme explique comment les talibans souhaitant montrer une image favorable de leur politique à l’international décident d’officialiser le sport du cricket à Kaboul en Afghanistan.

L’histoire montre l’enfer que vivent les Afghans chaque jour sous le joug de la police religieuse et des lois des talibans qui, armés jusqu’aux dents, ont droit de vie mais surtout de mort sur chaque habitant. Les femmes ne peuvent sortir qu’emprisonnées sous une burka et accompagnées d’un homme. Elles ont l’interdiction de parler en public et encore moins de s’adresser à un homme. A la maison, elles sont cantonnées à la cuisine.

La culture imposée par les talibans ressemble plutôt à une absence de culture. Toute instruction autre que le coran est interdite, et spécialement aux femmes qui n’ont pas besoin d’aller à l’école, pour cuisiner, s’occuper de leur homme et lui donner des enfants, de préférence des garçons. Les ordinateurs personnels sont interdits, les livres sont interdits, la télévision est interdite. Tout n’est qu’interdit.

Les mariages sont arrangés entre les familles mais si un chef taliban désire une femme, mariage arrangé ou pas, il prend.

Cette idée de cricket est perçue comme une porte de sortie vers un nouveau monde, car les gagnants du tournoi auront l’opportunité de s’entraîner au Pakistan. Alors toute la famille s’entraîne dur pour gagner la compétition.

La maison familiale offre un refuge bien fragile à l’autorité talibane, et chaque sortie représente un risque majeur de violences et parfois de mort. Un regard trop appuyé, un mot malencontreux engendre le fouet ou le tir à balle réelle. L’image de ces femmes fusillées à bout portant dans leur burka effondrées, telles un tas de chiffon sans un regard de leur agresseur ne peut que bouleverser le lecteur.

Ce fascisme ambiant engendre les délations et les vengeances. Il faut se méfier de tout le monde et même de la famille et des amis les plus proches.

Chacun, chacune est seul(e). Chacun, chacune, croit qu’un jour Kaboul redeviendra ce qu’il était avant l’arrivée des tortionnaires et c’est cette perspective de lumière au fond d’un tunnel, cette espérance qui maintient le goût de vivre.

Cette horreur décrite par cette jeune femme laisse au lecteur, un sentiment de découragement et de haine. On ne comprend pas comment des milliers de personnes peuvent accepter une telle dictature sans réagir, et sans zigouiller tous ces tortionnaires. Mais quand on vous tient en joue en permanence, il n’est pas facile de bouger un cil.

Et cela m’a rappelé des temps anciens sur notre territoire, ou milices de Pétain et Nazis collaboraient pour l’extermination des juifs et l’éradication des résistants. Ce temps de délation entre voisins et de collaboration souterraine. Ce temps de tortures et de souffrances déchirant les familles et bannissant les amours. Ce temps qui nous fait souffrir rien qu’en y pensant.

Mais ce que je ne comprends pas, ce sont les nostalgiques de ce fascisme, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, ceux qui rêvent encore de croix gammée, de Fuhrer, ou d’un dictât religieux quel qu’il soit. Je ne comprends pas ces jeunes femmes éduquées dans une société ouverte, démocrate, multiculturelle qui se convertissent à une religion qui les relègue à un monde animal, pire à un ventre pour enfanter, cachées sous un voile grillagé et soumises à un homme qui les viole pour son plaisir et leur impose son autorité.

Je comprends ces jeunes qui rêvent d’autorité au bout d’un bâton ou d’une arme, ceux qui s’imaginent régner sur un chaos qu’ils auront obtenu dans le sang d’un combat sans règle, je comprends ces jeunes épris de violence qui sans doute se pisseront dessus dès qu’ils seront du mauvais côté du bâton. Je comprends ces jeunes qui nourrissent un tel désir parce que leur illettrisme leur empêche de connaître les conséquences de leur soit-disant idéal. Ces fous-là, inculte de l’Histoire devraient savoir que jamais le temps ne jouera pour eux et qu’un jour ils périront dans les souffrances qu’ils ont tant infligées à d’autres. Mais peut-être que ce temps même court où l’on jouit du mal qu’on fait à autrui permet de se moquer des enfers qui attendent leur heure.

Le vrai challenge est de savoir dans quel camp on est, dans quel camp sera-t-on si la roue tourne à cause de la folie humaine. Bien sûr on s’imagine du bon côté, du côté des gentils, des résistants de ceux qui bouteront hors frontières l’envahisseur. Mais dans la vraie vie, face au canon pointé sur notre tempe, quelle sera la hauteur de notre courage ?

Je vous laisse découvrir le Cricket Club des talibans avant de répondre à cette question.

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