Mise en avant

L’arnaque de la fibre

La France, je l’ai déjà dit dans un précédent article, a 30 ans de retard pour la fibre, et je suis bien placé pour en parler, car le hasard professionnel fait que j’ai effectué la recette du premier réflectomètre (appareil de mesure permettant de contrôler la qualité du raccordement de 2 fibres) reçu par France Télécom en 1990.

30 ans plus tard, le territoire n’est toujours pas couvert et est encore loin d’être opérationnel.

L’historique :

Voici quelques années maintenant, le pouvoir politique a confié, sous le contrôle de l’ARCEP, aux opérateurs téléphoniques le déploiement de la fibre. Ces derniers n’ont pas accepté d’en financer l’investissement, alors que le retour s’annonçait pourtant juteux. Pour augmenter la part du gâteau, ils ont obtenu de l’Etat qu’ils acceptaient de financer l’installation de la fibre en zone urbaine mais que l’Etat devait financer les zones rurales, ou tout au moins non urbaines. En clair, les opérateurs se gardaient les endroits où le génie civil était déjà réalisé en termes de conduites et gaines, les endroits où le logement était vertical et permettait le maximum de raccordements d’abonnés à moindre coût et laissaient à l’Etat le plaisir de financer l’installation de kms de fibres dans les lieux déserts et les fermes isolées ainsi que dans les communes principalement pavillonnaires.

Si la France voulait rivaliser avec ses voisins, elle n’avait plus le choix. Elle a accepté le deal mais l’Etat a confié aux collectivités territoriales le soin de se débrouiller avec le bébé. D’où l’émergence de syndicats intercommunaux dédiés aux télécommunications afin de globaliser les marchés et en tirer le meilleur coût.

La technique de pose :

Forcément pour payer moins cher, il faut faire des concessions. Peu visibles dans les banlieues rurales des métropoles, ces concessions sont bien plus draconiennes dans des zones de désertifications urbaines comme ici dans le Cantal. Alors que les communes ont fait de gros efforts pour enfouir leurs réseaux électricité ou télécommunications, les poseurs de fibres, pour ne pas refaire du génie civil, posent la fibre en aérien sur des poteaux en bois flambant neuf. Il faut savoir qu’une fibre dispose de son fourreau dédié et qu’il est interdit de faire cohabiter une câble de fibre avec un autre support dans le même fourreau. Il est aussi interdit de faire passer dans le même câble de fibres (un câble dispose de plusieurs fibres) une fibre dédiée aux télécommunications et une autre dédiée à la vidéo. Il paraît que cela pose des problèmes techniques. Je suis plutôt d’avis que c’est une affaire de gros sous.

Enfin, il faut savoir que l’installation de la fibre, qu’elle soit effectuée en direct par les opérateurs institutionnels ou par les collectivités territoriales, est confiée à des sous-traitants, dont les équipes techniques, sont elles mêmes sous-traitantes d’une compagnie, elle même sous-traitante d’un groupe. Bref en cas de dysfonctionnement, il est quasi impossible de déterminer les responsabilités. Moralité, quand ça casse, ça reste dans l’état. Par ici, on constate déjà des poteaux pourtant tout neufs effondrés ou à terre suspendus à leurs câble aérien de fibre, et cela fait déjà plusieurs mois que c’est en l’état. Alors après quelques tempêtes hivernales et la neige, il faut craindre des avaries fréquentes.

La logique économique :

En zone urbaine gérée par les opérateurs, ces derniers étant directement concernés par leur retour sur investissement, mettent le paquet pour raccorder le plus rapidement possible le maximum de foyers, et si ORANGE reste le propriétaire des canalisations et donc de ce qu’il y a dedans, les autres tels que FREE, SFR ou BOUYGUES, paient une location des fibres à ORANGE. Entre ceux qui ont contribué à la pose et ceux qui exploitent, c’est une grosse affaire commerciale dont heureusement je ne connais pas les détails.

Ce que je peux dire, c’est qu’autant en zone urbaine, l’ensemble des investisseurs ont tout intérêt à amasser les clients dans un minimum de temps, autant ailleurs, cela les préoccupe moins, car ils n’ont pas investi de leur poche pour la pose.

A cette différence géo-technique s’ajoute la question du raccordement des derniers mètres. En effet, suivant les programmes négociés par les collectivités, la fibre est, soit livrée à un point nodal et le financement du raccordement à l’habitat est à la charge du propriétaire, soit livrée jusqu’à la prise chez l’habitant.

Le dernier km :

Dans le cas de la livraison à la prise, il a été convenu que ce serait du 100 % fibre, dans les autres cas, il est toléré que soit réutilisé le support cuivre entre le central et la prise, ce qui est une aberration en termes d’affaiblissement.

Pour compléter ce système économique ou seule la rentabilité anime l’action au détriment de tout service public et encore moins de service client, les opérateurs ont imposé qu’une fibre soit obligatoirement livrée à un point adresse.(N° et rue). Le téléphone marchait sans détermination d’un point adresse, le courrier est distribué sans point adresse mais pour la fibre, il semblerait que sans ce point adresse, elle ne peut pas fonctionner ; comme si des coordonnées GPS n’auraient pas suffi. D’où l’obligation pour les communes de financer un plan d’adressage de toutes ses habitations. La Poste se propose bien sûr comme spécialiste et partenaire et ce n’est pas gratuit. La facture commence à être lourde pour les collectivités territoriales ! Et le client n’a toujours pas la fibre car nul ne sait combien le raccordement terminal va coûter.

Traitement des pannes et incidents :

Enfin, avec tout ça et tout l’argent récolté auprès du contribuable, par les opérateurs de télécommunications, ces derniers n’ont toujours aucune obligation de résultat, ni engagement de débit minimum. Les commerciaux ont interdiction de communiquer avec leurs techniciens, et doivent vendre des box et des abonnements, même si derrière cela ne fonctionne pas, et quand c’est en panne, ça reste en panne car avant de savoir qui doit réparer, il va s’écouler du temps sachant que le plus difficile à déterminer est de savoir qui doit payer la réparation : la société ayant posé les poteaux ou effectué le génie civil, celle ayant tiré la fibre, celle l’ayant raccordée, ORANGE, FREE, BOUYGUES, SFR, le client ? Pourquoi se presser puisque pendant la panne, le client continue de payer son abonnement !

Enfin une autre arnaque est dans le débit. Toujours pour des questions de rentabilité, les opérateurs ont décidé d’optimiser au maximum leurs canaux. Si en ville, plusieurs câbles ont été tirés facilitant ainsi d’éventuels délestages entre supports, en campagne, compte tenu du petit nombre d’abonnés potentiels, seule un câble de faible capacité a été tiré. Pas besoin d’être un grand technicien pour comprendre que plus on est à se partager le même faisceau, moins on profite d’un débit important, sans compter les très grandes distances d’un hameau à l’autre souvent supportées par le même support de fibre. C’est déjà fréquent avec l’ADSL sur du cuivre, ce sera la même chose avec la fibre. Il y a donc risque à ce qu’une fois tout payé, on se retrouve, tout au moins en rase campagne, avec un débit équivalent ou tout juste supérieur avec celui qu’on avait avec le câble cuivre.

Quelles solutions ?

La solution n’est donc pas la fibre. Trop tard. Il faut attendre l’arrivée des satellites basse altitude, qui sont en cours de déploiement malgré l’omerta des pouvoirs publics pour qui l’intérêt est de montrer qu’ils ont fait le bon choix avec la fibre. Le satellite permet aujourd’hui le très haut débit (THD) mais il n’y a pas assez de disponibilité pour équiper le pays. Il est donc réservé plutôt aux zones blanches. De plus la voix est difficile à communiquer à cause du temps de latence (temps pour atteindre le satellite et en revenir). les nouveaux équipements, en basse altitude, permettent de réduire par leur multiplication et la distance réduite avec la terre, ces deux problèmes. Ils arrivent et seront opérationnels d’ici quelques mois mais échappent et à l’Etat et aux opérateurs historiques. On ne connait pas encore le coût de l’abonnement, mais il sera forcément compétitif. L’inconvénient est devoir proliférer des paraboles, mais la solution existe en mutualisant certaines installations. D’autres solutions existent aussi pour les hameaux ou certaines résidences où plutôt que de multiplier les raccordements et les frais, il demeure possible de ne raccorder qu’un seul point haut et central et de générer ensuite un hotspot en WIFI. Cette solution est par exemple possible dans les petits villages centrés sur leur église en installant la borne relais dans le clocher.

Conclusion :

En conclusion, il faut se souvenir que les opérateurs vont toujours vous vendre ce qui est le plus rentable pour eux et que c’est au client de chercher par lui-même la solution la plus rentable pour lui à la fois en termes de qualité de service et en coût. N’oublions pas non plus, que malgré leur mépris du client, les opérateurs obligent bien souvent à un engagement dont il est parfois très difficile de se défaire.

Donc ce qui paraît « simple comme un coup de fibre », ne l’est pas vraiment

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Le Cricket Club des talibans

Je viens de terminer « Le Cricket Club des talibans » de Timeri N. Murari aux éditions Gallimard.

Ce livre racontée par une femme explique comment les talibans souhaitant montrer une image favorable de leur politique à l’international décident d’officialiser le sport du cricket à Kaboul en Afghanistan.

L’histoire montre l’enfer que vivent les Afghans chaque jour sous le joug de la police religieuse et des lois des talibans qui, armés jusqu’aux dents, ont droit de vie mais surtout de mort sur chaque habitant. Les femmes ne peuvent sortir qu’emprisonnées sous une burka et accompagnées d’un homme. Elles ont l’interdiction de parler en public et encore moins de s’adresser à un homme. A la maison, elles sont cantonnées à la cuisine.

La culture imposée par les talibans ressemble plutôt à une absence de culture. Toute instruction autre que le coran est interdite, et spécialement aux femmes qui n’ont pas besoin d’aller à l’école, pour cuisiner, s’occuper de leur homme et lui donner des enfants, de préférence des garçons. Les ordinateurs personnels sont interdits, les livres sont interdits, la télévision est interdite. Tout n’est qu’interdit.

Les mariages sont arrangés entre les familles mais si un chef taliban désire une femme, mariage arrangé ou pas, il prend.

Cette idée de cricket est perçue comme une porte de sortie vers un nouveau monde, car les gagnants du tournoi auront l’opportunité de s’entraîner au Pakistan. Alors toute la famille s’entraîne dur pour gagner la compétition.

La maison familiale offre un refuge bien fragile à l’autorité talibane, et chaque sortie représente un risque majeur de violences et parfois de mort. Un regard trop appuyé, un mot malencontreux engendre le fouet ou le tir à balle réelle. L’image de ces femmes fusillées à bout portant dans leur burka effondrées, telles un tas de chiffon sans un regard de leur agresseur ne peut que bouleverser le lecteur.

Ce fascisme ambiant engendre les délations et les vengeances. Il faut se méfier de tout le monde et même de la famille et des amis les plus proches.

Chacun, chacune est seul(e). Chacun, chacune, croit qu’un jour Kaboul redeviendra ce qu’il était avant l’arrivée des tortionnaires et c’est cette perspective de lumière au fond d’un tunnel, cette espérance qui maintient le goût de vivre.

Cette horreur décrite par cette jeune femme laisse au lecteur, un sentiment de découragement et de haine. On ne comprend pas comment des milliers de personnes peuvent accepter une telle dictature sans réagir, et sans zigouiller tous ces tortionnaires. Mais quand on vous tient en joue en permanence, il n’est pas facile de bouger un cil.

Et cela m’a rappelé des temps anciens sur notre territoire, ou milices de Pétain et Nazis collaboraient pour l’extermination des juifs et l’éradication des résistants. Ce temps de délation entre voisins et de collaboration souterraine. Ce temps de tortures et de souffrances déchirant les familles et bannissant les amours. Ce temps qui nous fait souffrir rien qu’en y pensant.

Mais ce que je ne comprends pas, ce sont les nostalgiques de ce fascisme, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui, ceux qui rêvent encore de croix gammée, de Fuhrer, ou d’un dictât religieux quel qu’il soit. Je ne comprends pas ces jeunes femmes éduquées dans une société ouverte, démocrate, multiculturelle qui se convertissent à une religion qui les relègue à un monde animal, pire à un ventre pour enfanter, cachées sous un voile grillagé et soumises à un homme qui les viole pour son plaisir et leur impose son autorité.

Je comprends ces jeunes qui rêvent d’autorité au bout d’un bâton ou d’une arme, ceux qui s’imaginent régner sur un chaos qu’ils auront obtenu dans le sang d’un combat sans règle, je comprends ces jeunes épris de violence qui sans doute se pisseront dessus dès qu’ils seront du mauvais côté du bâton. Je comprends ces jeunes qui nourrissent un tel désir parce que leur illettrisme leur empêche de connaître les conséquences de leur soit-disant idéal. Ces fous-là, inculte de l’Histoire devraient savoir que jamais le temps ne jouera pour eux et qu’un jour ils périront dans les souffrances qu’ils ont tant infligées à d’autres. Mais peut-être que ce temps même court où l’on jouit du mal qu’on fait à autrui permet de se moquer des enfers qui attendent leur heure.

Le vrai challenge est de savoir dans quel camp on est, dans quel camp sera-t-on si la roue tourne à cause de la folie humaine. Bien sûr on s’imagine du bon côté, du côté des gentils, des résistants de ceux qui bouteront hors frontières l’envahisseur. Mais dans la vraie vie, face au canon pointé sur notre tempe, quelle sera la hauteur de notre courage ?

Je vous laisse découvrir le Cricket Club des talibans avant de répondre à cette question.

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R.I.C. ….. MDR !

Alors que depuis plus de six mois, des milliers de personnes (de moins en moins toutefois) défilent dans les rues de nos villes et cités pour réclamer le droit au référendum d’initiative citoyenne, je suis mort de rire devant les taux de participation chaque fois que le citoyen est appelé à se prononcer par les urnes.

Aux dernières élections européennes où les gilets jaunes nous avaient promis un raz de marée populaire soutenant leurs demandes, seul 1 électeur sur 2 s’est déplacé et les gilets jaunes ont obtenu 0,54% des suffrages soit 122 565 voix. Et encore sur ce nombre, ils ne sont pas tous d’accord sur les moyens et les actions.

Plus localement, à Mériel, mon ancienne commune de résidence, un nouveau quartier sort de terre , et il va falloir créer les adresses de tous ces futurs logements. Je me suis insurgé contre la décision unilatérale du maire à attribuer les noms de rues et place. J’ai d’abord proposé que le Conseil Municipal, représentatif de la population, débatte, fixe un thème ou pas et détermine son choix. Mériel est la ville de Jean Gabin, et trouver des noms en rapport avec la filmographie de l’acteur, ne me semblait pas si stupide.

Le Maire a finalement opté pour un choix proposé à la population soit par voix papier ou par vote électronique via une application. Super !

Publicité et médiatisation de l’affaire engagées, durant 1 mois les Mériellois ont pu s’exprimer. Mériel c’est environ 3500 électeurs et 5100 et quelques habitants. Se sont exprimés sur le choix des rues 56 Mériellois. Alors vous comprendrez pourquoi je suis mort de rire (MDR.)

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Projet Hyperloop

Cette révolution technique imaginée par Elon Musk (Tesla -SpaceX), qui n’a déposé aucun brevet, préférant laisser dans le domaine public le fruit de ses recherches, devrait considérablement modifier les transports dès l’année prochaine.

La technique toute simple consiste à propulser dans un tuyau vide d’air à 99% un tube propulsé grâce à l’électromagnétisme (aimants). Les premiers éléments indiquent que ce tube ressemblerait à un avion sans aile, dépourvu de hublots.

La vitesse est quasiment dans limite, mais serait bloquée à 1200 km/h (4 fois celle d’un TGV) afin de ne pas percer le mur du son. En effet même avec 1% d’air résiduel, le bang serait mal maîtrisé dans l’espace confiné du tuyau.

Les premiers essais avec passagers vont se dérouler prochainement à Toulouse. Un tube de quelques kilomètres a également été construit du côté de Limoges. Les ingénieurs français sont très avancés sur la technique mais comme d’habitude en France, les vraies décisions ne se font pas car nous sommes empêtrés dans les lobbies économiques et financiers.

La première ligne (145 kms) sera inaugurée l’an prochain aux Emirats Arabes Unis pour l’exposition universelle. Une seconde devrait voir le jour en Inde.

Selon les experts, il n’y a que très peu de freins autres que ceux du financement des infrastructures. Les tubes doivent-ils être enterrés, semi enterrés ou aériens ? Tout est réalisable et cela dépend de la topographie des lieux et des choix visuels ou écologiques des régions.

En France, le débat consiste à trancher sur la tolérance à l’accélération et au freinage. Soit on se contente d’une accélération et d’un freinage identique à celle du métro, et il sera possible de voyager debout et donc de transporter beaucoup plus de passagers (plus de rentabilité), soit on privilégie la vitesse et comme dans un avion, on sera assis avec une ceinture de sécurité. Pour les phobiques, ou claustrophobes, ce ne sera guère différent que le passage du tunnel sous la Manche, ou une descente dans les profondeurs du Métro ou RER.

Alors on cherche les investisseurs, et bien que l’on détienne, en France, le savoir faire, on va encore prendre 20 à 30 ans de retard sur le reste du monde ; comme cela a été le cas pour Internet et en ce moment pour la Fibre optique qui sera complètement déployée quand les satellites basse altitude auront pris le relais. Je suis bien placé pour le savoir, car je suis le premier technicien France Télécom a avoir qualifié, en 1990, le premier appareil permettant le raccordement d’une fibre optique. 30 ans plus tard, le réseau national n’est toujours pas opérationnel.

L’Hyperloop, n’est ni polluant, ni dangereux dans son fonctionnement et permettra de traverser notre territoire dans des temps records de centre ville à centre ville. Bien évidemment, cela condamne l’avion et son Kerozène ainsi que ses infrastructures aéroportuaires gigantesques. Le TGV fera office de train de banlieue. Mais surtout l’Hyperloop pourrait permettre de vider les banlieues au bénéfice des provinces car Marseille se trouvera à 45 minutes de Paris, le temps qu’on met de Pontoise pour rejoindre la capitale. Orléans à 10 minutes. Toulouse-Montpellier : 19 minutes. Si l’on ajoute, les possibilités techniques de télétravail, de vidéo conférence et si en priant un peu, les mentalités évoluent au point de ne plus croire que seuls ceux qu’on voit, travaillent, on devrait assister très rapidement à une réelle révolution professionnelle, et il est possible que la retraite se fasse moins attendre.

J’ai cru comprendre qu’AIRBUS s’intéressait au projet. C’est une bonne chose. Pour l’instant, l’Etat n’est guère enthousiaste à financer. Il se décidera comme d’habitude avec quelques années de retard. Rappelons que le développement du TGV n’a pu se faire que sous l’impulsion politique et économique de l’Etat, et que si la Fibre a pris tant de retard c’est pour les raisons inverses.

Affaire à suivre, en tout cas, et j’espère vivre assez vieux pour l’expérimenter.

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Sketches & Zik 3

INFO SPECTACLE MÉRIEL Vous ne partez pas en ce week-end prolongé
qui s’annonce ?

Venez voir Sketches & Zik 3 ! Un spectacle familial désormais annuel à
Mériel et garanti intergénérationnel !

Mélange des genres au programme avec de la musique live et du théâtre
dans une ambiance humoristique assurée.

Quand ? : Ce Samedi 1er Juin à 20h30

Où ? : Espace Rive Gauche de Mériel (95630)

Infos et réservations sur www.showdevant.asso.st

On vous attend nombreux !
L’association Show Devant !SKETCHES & ZIK 3 : INTERGÉNÉRATIONNEL

Entrée gratuite
Durée : 1h20

RÉSERVER
https://showdevant-asso.wixsite.com/show-devant/r-servation-d-sol-
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Un nouveau livre !

On me demande souvent si après « Rien n’est anodin », j’ai programmé l’écriture d’une suite ou d’un nouveau livre.

La réponse est OUI et NON.

OUI, j’aimerais bien écrire un nouveau roman, pas forcément une suite avec les mêmes personnages même si beaucoup de lecteurs me demandent ce qu’il est advenu d’Anne. Mes dédicaces en terre auvergnate m’indiquent qu’il faudrait situer l’action de cette nouvelle histoire en Auvergne. Mes nuits sont fréquemment hantées de personnages susceptibles de vivre de nouvelles aventures pour lesquelles j’hésite encore entre romantisme et drame. Dans un cas comme dans l’autre, la passion peut constituer un excellent fil rouge.

NON, je n’ai pas encore produit la moindre ligne pour diverses raisons pour lesquelles je me suis déjà expliqué dans ce blog. Tout d’abord, ma nouvelle maison et son jardin requièrent du travail, de l’attention, et donc du temps. Puis, mes mandats nationaux m’obligent à de fréquents déplacements et donc encore du temps. L’écriture demande une grande abnégation et je crains de ne pas en avoir le loisir pour le moment. L’autre facteur du NON est la difficulté à produire l’ouvrage une fois le mot fin rédigé. L’édition et la distribution d’un livre représentent une véritable croisade, et j’avoue que cela me décourage.

Hier j’étais en dédicace à COLTINES avec des copains auteur(e)s et tous se désolent des difficultés à vendre. Il y a des milliers de productions que les libraires sont loin de s’arracher. Les séances de dédicace sont des calvaires qui, outre le déplacement, obligent les auteur(e)s à des heures de présence derrière leur pile de livres à attendre le chaland dont, bien souvent dans les foires ou marchés, la lecture n’est pas sa principale recherche de plaisir.

Néanmoins, pour les fidèles de mon blog, je propose un accès à un autre ouvrage de ma plume.

En 2000, j’ai voulu m’essayer à l’écriture. En pleine introspection, j’ai souhaité rassembler dans un bouquin tous les évènements qui avaient construit mes quarante années de vie. Je me suis pris au jeu et une maison d’édition à compte d’auteur a bien voulu éditer ce roman autobiographique qui relève plus de l’essai philosophique.

Je porte un regard sur ma vie, ses points forts ses points faibles, mes relations affectives et spirituelles. J’étais à cette époque très engagé dans l’Eglise et je livre un portrait acide de l’institution qui m’a valu d’être rayé des cadres en même temps que j’en prenais recul. Peut-être même que certaines idées étaient visionnaires. 20 ans après, il est sans doute possible de l’évaluer.

L’ouvrage est très personnel et je me refuse à le relire de peur de tout nier, mais j’assume. C’est écrit ! Mais pas sous mon nom. Pourquoi avais-je pris un pseudo « Gilles MATHIEU », (mes 2 premiers prénoms inversés dans leur ordre chronologique), je ne sais pas ? Peut-être par manque de confiance en moi ou dans les autres ! Le titre fut présomptueux « Je suis ». J’ai plein de références derrière ce titre que certains trouvèrent vantard ou narcissique.

Il est toujours en vente sur le site de l’éditeur et cet ouvrage contrairement à « Rien n’est anodin » est référencé chez les libraires ou à la FNAC. Il est cher (22€version papier et 11,49€ en version PDF) mais ce n’est pas moi qui en ai fixé le prix. L’éditeur prend tout et me laisse quelques miettes. Mais si vous m’aimez vous adorerez certainement pénétrer l’intimité de mon vingtième siècle. Si vous ne m’aimez pas, vous me haïrez davantage. Voici le lien pour le commander auprès de l’éditeur : https://www.publibook.com/je-suis.html/

A vous de juger….

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Enervé

Aujourd’hui, je suis un peu énervé après ce pays frappé d’immobilisme où j’ai parfois l’impression que nous sommes les rois du blabla et les champions du « wait and see » !

Marre d’attendre que les artisans se mettent au travail ! Marre d’attendre leur devis, marre d’attendre qu’ils démarrent un chantier, marre qu’ils l’arrêtent et marre qu’ils s’y remettent après des semaines d’interruption. Moins marre mais marre quand même qu’ils n’envoient pas leur facture ou qu’ils vous l’envoient quand vous avez oublié qu’ils devaient l’envoyer et que votre trésorerie n’est plus à niveau.

A l’heure où tout est informatisé et où le numérique devrait faciliter les tâches administratives, on dirait qu’on est revenu à l’ère du crayon de bois. Pour le moindre contact il faut rappeler plusieurs fois car cela fait longtemps que je ne laisse plus de message ni aux répondeurs ni aux assistant(e)s qui ne transmettent pratiquement jamais mon appel ou le transmettent à un moment où le contact en question est occupé et ne pensent pas à relancer, étant déjà passé(e)s à autre chose. Les réponses « laissez-moi vos coordonnées, M. … ou Mme … va vous rappeler » ne sont que formules de politesses qui, on le sait ne seront suivies d’aucun effet. Et que dire des « toutes nos lignes sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement … »

Admettons que lorsque je suis demandeur d’un service, on m’envoie aux pelotes, je pourrais comprendre, mais lorsque je suis client et que je m’apprête à contractualiser avec un fournisseur ou entreprise et donc lui donner de l’argent, et qu’on me dit de rappeler, cela me met hors de moi.

Ajoutons à cette liste tous ceux qui perdent les documents que vous leur envoyez et qu’il faut transmettre plusieurs fois. Cela est particulièrement flagrant chez ceux qui ont besoin de ces documents pour vous indemniser ou vous payer. L’autre jour, j’ai vu un reportage, en Lettonie il me semble, où la loi interdit de transmettre 2 fois la même information à l’Administration avec un grand A, c’est à dire que tous le services publics sont connectés et que tous ont le même niveau d’information vous concernant. Je vous dis qu’en France, on est revenu au crayon de bois !

Et que dire des délais ? Délais pour les travaux publics et les routes coupées ? Délais pour le SAV ? Délais pour l’entretien de votre voiture ? Délais pour un rendez-vous médical ? Délais pour une intervention chirurgicale ? Je me souviens il y a une trentaine d’année je me moquais des anglais et de leur service public de santé qui obligeait à prévoir 1 à 2 ans pour se faire opérer. Et bien on y est en France ! Comme quoi, les années permettent aussi à un pays de régresser.

Et enfin, j’en ai tout autant marre que les services de l’Etat ne répondent pas à mes courriers ou courriels. J’ai toujours été de ceux qui rappelaient aux élus quels que soient leur niveau de présidence, qu’ils avaient été élus par le peuple pour servir le peuple et non l’inverse, et que la moindre des choses pour un élu était de répondre au courrier que lui adressait son administré. Et je le dis d’autant plus que je suis élu moi-même et que je mets un point d’honneur à satisfaire ce dictât.

Tout le monde est débordé, court partout, entasse les messages, On ne traite pas les demandes ni les affaires qui courent trop vite. On envoie des mails, puis des SMS pour dire qu’on a envoyé un mail, puis on appelle pour dire qu’on a envoyé un SMS et un mail sans réponse. Bref on marche sur la tête dans une société au bord de l’implosion.

Je ne peux m’empêcher de rapprocher ce bourbier collectif des manifestations des gilets jaunes qui réclament « une hausse du pouvoir d’achat et une meilleure répartition des richesses ». Vu l’état de notre pays, j’ai plutôt tendance à penser que si on se retroussait les manches et si on visait la satisfaction du public, du client, la qualité de service réellement perçue et non celle qui flatte les indicateurs et les égo des entreprises, au lieu d’attendre éperdument qu’on envoie de l’aide ou des subventions, on verrait son pouvoir d’achat augmenter parce que la croissance augmenterait.

Ca m’a fait du bien de vider mon sac de nerfs. A suivre ….

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Le Grand Débat

Je suis de ceux qui pensent que le Grand Débat est un mouvement de manche démagogique laissant à tout un chacun l’impression qu’il est quelqu’un d’important capable de sauver le pays, voire de sauver le monde.

Je n’irai certainement pas m’afficher dans une lieu de rencontre pour faire nombre. A mon sens , le nombre de participants et la multiplication des lieux de débat ne font que disperser et diluer les idées. Comme écrit dans un précédent article, il ne restera que le confort des idées du gouvernement qui, ne l’oublions jamais, a été élu selon des idées que la majorité des français ayant voté ont validé. En fait ce grand débat est une belle démonstration de démocratie, un outil au service du président élu qui trouve là le moyen de décrire et justifier son programme, un bel outil de propagande empli d’empathie et d’honnêteté affichée. De Gaulle clamait « Je vous ai compris ». Macron dit « Je vous écoute, mais entendez-moi ».

Si certains pensent que la rue et les manifs sont l’expression de la démocratie, je n’en suis pas sûr et reste sur l’idée que le résultat d’un scrutin demeure la démocratie à laquelle on doit se résoudre avec joie et fierté. Tant de peuples se battent encore pour l’acquérir !

Bref, bien que trouvant ce Grand Débat probablement inutile, j’ai, après hésitation, accepté d’y laisser ma contribution au prétexte que son mépris m’ôtait le droit à la critique de la même manière que celui qui ne vote pas n’a aucune légitimité à débattre sur le résultat d’une élection.

Il y a un sujet qui me tient à coeur : le gâchis de la dépense publique. D’abord parce que le gâchis qu’il soit alimentaire, éducatif, ou financier … m’a toujours exaspéré ; ensuite parce que c’est mon argent qui finance ce gâchis et qu’au bout de quelques décennies, cela en devient inadmissible. De plus, un des enjeux du débat public du moment est la juste répartition des richesses et donc de l’impôt. Il m’insupporte donc de payer à la place des autres. Voici donc le contenu de ma contribution au Grand Débat :

Comme tout contribuable, j’accepte que mon impôt soit justement utilisé, et bannis toute forme de gâchis. Chaque fois que c’est mon argent qu’on utilise pour combler la dépense générée par quelqu’un qui ne s’acquitte pas de sa propre dette, je suis exaspéré. Les casseurs sont à classer dans cette catégorie. Attrapés et jugés insolvables, c’est encore le contribuable qui va devoir mettre près d’un milliard de sa poche.
800 000 conducteurs circulent sans assurance, le FGAO a engagé 137 millions d’euro en 2017 et n’en a récupéré que 11,6. Le déficit sera réparti dans les primes des assurés bons payeurs.
Des millions d’amendes ou de condamnations ne sont jamais recouvertes faute d’insolvabilité de la personne en faute.
Cela n’est plus marginal et en devient inadmissible. Peut-on imaginer que l’argent investi à colmater cette hémorragie puisse être utilisé à meilleur escient pour le bien-être de tous que ce soit pour des prestations sociales ou l’amélioration du service public ?
Dès lors que la Justice a déclaré coupable un individu et qu’elle l’a condamné à indemniser une victime ou payer une amende, l’individu ne doit plus pouvoir se retrancher derrière son insolvabilité. Le JAP* doit disposer des moyens juridiques pour recouvrer la dette auprès de ses ayants droits dans le même ordre que l’ordre successoral.
Pourquoi accepte-t-on la logique d’un héritage dans un ordre successoral établi et non l’héritage de la dette à la nation d’un membre de la famille qui profite de son insolvabilité pour pill
er le patrimoine privé ou public ?
De plus, ce projet de loi aurait le mérite de mettre devant leur responsabilité parents et familles, qui au lieu d’attendre tout de l’Etat, seront contraints de veiller sur les dévoiements de leur proches s’ils ne veulent pas être condamnés à réparer à vie la faute d’un des leurs.

D’une part je ne me fais aucune illusion sur l’aboutissement d’une telle idée, mais l’essentiel est de participer à la compétition. La gagner devient une option ! Peu de politiques, devant le tollé de boucliers qui ne manqueront pas de se lever, auront le courage de défendre ce projet de loi.

J’entends bien sûr les opposants qui hurleront au fascisme et à l’Etat responsable de la paupérisation de certains qui les forcent à la marginalité, ou l’abandon des parents dans l’impossibilité de pouvoir exercer la moindre autorité sur leurs enfants qui les insultent voire les battent.

Je me souviens quand même d’un temps, pas si lointain, où les parents avaient de l’autorité et où la famille ne démissionnait pas au pied de la moindre difficulté. Nous avons la société qu’on mérite, celle où l’on croit que la liberté est de tout permettre et de tout accepter sauf quand cette largesse atteint notre patrimoine immobilier, mobilier, physique ou affectif.

On pointe l’irresponsabilité de certains mais refusons la responsabilité de nos actes et pensées.

Ce que je propose c’est d’appeler un chat un chat et qu’après le slogan pollueur payeur, on applique factuellement le droit qui inscrit dans notre loi que, l’auteur d’un acte ou d’une négligence qui a causé un dommage à autrui doit réparer le préjudice en versant à la victime des dommages et intérêts. (ART 1240 à 1244 du code civil), que toute personne ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d’une infraction peut obtenir la réparation intégrale des dommages qui résultent des atteintes à la personne. (ART 706-3 du Code de Procédure Pénale).

Y a qu’à non ?

  • : JAP = Juge d’Application des Peines

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On est mal partis !

On est mal partis !

Il y a encore quelques semaines, on parlait de fracture sociale entre riches, trop riches et pauvres trop riches. Et puis au fil des semaines et des manifestations qui n’en finissent pas, aux couleurs de l’arc en ciel, nous voilà entre français, tous, chacun pour soi, en opposition avec quelqu’un.

Alors qu’on s’est battu intellectuellement et culturellement pour le droit à la différence, voilà que l’on veut que le monde s’aligne derrière notre pensée unique. Les minorités sont attaquées. Les harcèlements de toutes sortes se multiplient. Tout sujet devient conflictuel déclenchant sa volée de violences, d’insultes et de haine. Vive la France, pays, autrefois, des droits de l’homme, transformé en pays de mes droits à moi !

Avant, il y a eu un roi de France qui décidait pour ses sujets, en veillant à ne se priver de rien. Et puis la Révolution a coupé des têtes pour que le peuple ait les mêmes droits que les nobles. Napoléon s’est embrouillé avec le monde entier et les guerres n’ont cessé, à décennies d’intervalles, un peu sur notre terre un peu chez les autres, parfois à notre initiative, parfois à celle du voisin proche ou éloigné. Mais quelqu’en soit le motif, des millions d’humains y ont laissé leur vie sans autre conséquence que de revenir au temps d’avant mais humainement décimé.

Alors , on a tout misé sur la démocratie, sur le plébiscite du vote majoritaire, sur l’union européenne, et on a cru que les élus auraient droit au respect dû à leur victoire. A chaque soir d’élections, on se congratule comme un soir de finale de coupe du monde, on se réjouit collectivement de cette nouvelle ère qui s’ouvre, pendant que les perdants crient à la fraude, au complot et espèrent déjà dans un futur scrutin réparateur. Au final, la démocratie n’est bonne que si nos idées l’emportent.

Les élus et les ministres n’ont pas encore accroché leur veste à la patène de leur nouveau bureau, que les critiques pleuvent à la recherche de la casserole qui pourrait alimenter la polémique. Le journaliste épluche toutes les communications écrites ou audio-visuelles à l’affut de la petite phrase qui pourrait lancer une rumeur quitte à l’isoler du contexte pour en donner plus d’écho. Les réseaux sociaux ont cela de bien, qu’ils adorent propager ce qui leur semble vrai sans en vérifier le moindre tenant.

Plus de 70 années sans bataille sur notre terre républicaine. C’en est trop pour ceux que ça démange de se battre. Par inculture de toute espèce, l’humain se range derrière le leader qui saura mettre en avant les raisons de son désarroi. Le populisme fait recette devant des personnes en manque de recul et de repères, historiques, économiques, culturels et religieux. Il est l’heure des Socraties et des équations au premier degré. (Je me suis déjà exprimé, sur la relativité de la richesse, mais peut-on en vouloir à ceux qui se rêvent plus argentés !)

Désirer une vie meilleure, plus confortable, plus consumériste accompagne le progrès et l’évolution de notre espèce. Il n’y a rien de nouveau, et seul le philosophe ou le sage sait que l’argent ne conduit pas au bonheur. Ce qui est nouveau, c’est que le désir juste et humain de vouloir davantage s’est transformé en droit et que nous avons troqué nos rêves contre des dûs que l’on exige à grands coups de manifestations qui semblent demeurer le seul moyen d’exister et de se faire reconnaitre, preuve s’il en est, qu’il est plus facile d’hurler des slogans en marchant dans la rue que de s’exprimer correctement avec un vocabulaire approprié autour d’une table, ou en écrivant des ouvrages, voire en participant à un débat démocratique, ou un engagement politique.

On en vient à penser que notre propre personne est tellement importante qu’aucune décision concernant mon environnement, qu’il soit dans ma cité, mon pays ou la planète, ne puisse se prendre sans mon feu vert. Il devient donc inutile de voter pour des représentants du peuple qui n’ont de représentants que le nom, puisqu’ils ne représentent pas mes idées à moi. Et puis, si je découvre 2 ou 3 congénères qui partagent une de mes idées, alors je deviens fort et j’acquiers les droits supplémentaires qui justifient la violence de mes actes. Je deviens LA LOI, L’ORDRE, et ne suis plus soumis à d’autres lois que celles qui servent ma personne. Je ne désobéis pas à la République, je suis la nouvelle République, et l’autre, l’ancienne n’a plus raison d’être parce que j’en ai décidé ainsi, et que je ne suis pas tout seul.

Tout cela est si évident pour moi qu’il me faut convaincre la nation par tous les moyens quitte à frotter quelques biens et frotter quelques corps. Cette logique, cette dialectique ne rappelle-t-elle pas des temps anciens qu’on croyait révolus.

Et pourquoi donc ! Parce que les populistes de tout genre souvent rangés dans les extrêmes se partagent en deux camps. Ceux qui disposent de la connaissance qui leur permet de manipuler les foules et ceux qui en sont dépourvus et constitue la masse croyant défendre la noblesse de leurs idées, mais qui ne font qu’alimenter un nombre servant l’assise politique desdits leaders.

Comment en sortir ?

On en est mal partis, mais on peut bien arriver.

Il faut revoir notre système éducatif. Les programmes peut-être, mais surtout en forgeant dès l’école primaire l’intellect de nos enfants par une meilleure connaissance de l’Histoire, moins celle des faits que celle qui a conduit aux faits. Il faut instituer des notions d’économie, d’éthique de morale et d’instruction civique, afin de comprendre que l’individu agit au sein de sociétés imbriquées les unes dans les autres avec des tenants qui le dépassent mais qu’il peut contrôler s’il en a la connaissance. Il faut généraliser la philosophie dès la petite enfance, afin que l’esprit prenne l’habitude de la réflexion et du recul sur la chose qu’elle soit sienne ou quelle soit autre. et puis il faut donner de la place au théâtre à l’école, pour que chacun apprenne l’éloquence et le poids des mots dans le respect de son rôle et du rôle de ceux qui jouent la même scène.

Il faut que les parents réagissent, non pas pour remettre en cause l’autorité d’où qu’elle vienne, mais pour responsabiliser l’enfant de ses actes et de ses gestes. En observant les manifestants blessés parfois gravement ces derniers jours, je me souviens de ces moments où à l’école ou ailleurs, l’enfant provoque l’adulte par ses mots ou ses gestes. Il se met en danger, et la sanction punitive finit alors par tomber d’une façon ou d’une autre. Quand la police, qui est là pour maintenir l’ordre, ordonne à un manifestant de reculer ou de se déplacer, et que celui-ci répond par la provocation verbale ou gestuelle et la désobéissance, il s’expose au risque de prendre un mauvais coup. Similitude de genre, de situation entre enfants et adultes mais attitude bafouée par ceux qui prétendent que leur droit est plus légitime que celui de la République, tout comme l’enfant qui estime qu’il a raison et que ses parents ont tort.

Après tout, j’ai bien aussi le droit de rêver moi aussi !

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Jour de voeux

Le passage à la nouvelle année s’accompagne de la litanie des voeux que chacun exerce avec plus ou moins de bonheur. Il y a les voeux quasi obligés, ceux que l’on doit par notre profession, ou nos divers engagements voire tout simplement selon le lien social de notre environnement. Ceux-là relèvent d’un protocole incontournable. Ainsi durant le mois de janvier, le « Bonjour comment ça va » se transforme en « Bonjour, bonne année ». Sans trop savoir, on a l’impression que si on n’énonce pas le bon sésame, on est à côté, avec le sentiment d’avoir commis un sérieux impair de courtoisie ou de politesse. Enfin, ça c’est pour les voeux échangés de vive voix car par écrit, il en va plutôt d’une alternance entre une pauvreté imaginative du verbe et la reproduction à l’envi de messages pré-formatés glanés sur le Net.

Mais ne soyons pas critique, car la multitude, justement, de ces messages obligent l’internaute à choisir, et choisir est déjà une preuve d’amitié ou d’amour, et il faut s’honorer du choix qui nous parvient surtout si celui-ci est original et que son reçu est exceptionnel et unique. C’est un peu comme lorsqu’on reçoit une carte postale. Celui qui l’envoie peut passer de longues minutes à effeuiller le tourniquet du marchand avant de trouver le paysage ou le message qui, à ses yeux, et de manière circonstanciée, devrait trouver grâce auprès de vous. Parfois, trouvant ces modèles trop pauvres, il s’en va vers d’autres vitrines, préférant la dilation de l’envoi, que de poster une carte qui ne serait pas à la hauteur du lien qui vous unit.

Et puis, il y a les réseaux sociaux qui, de par leur structure, rendent infinis la propagation des voeux. On partage, on duplique, on crée, on se photographie avec des cotillons, en robe du soir, smoking ou torse nu à moitié bourré(e) ou carrément barré. C’est magnifique, non, tous ces messages d’amour et d’amitié qui nous parviennent de partout y compris par des « amis » qu’on a jamais vus ou qu’on ne croisera peut-être jamais. On a l’impression, d’être forts, par les sentiments qui nous unissent et par le nombre. No comment !!!

Et puis, il y a ce moment que j’affectionne pour moi-même, mais comme on est sur mon blog, je peux en parler 🙂 : Celui de l’écriture d’un message personnel, réfléchi, ou chaque mot est pesé, révélant le souvenir d’une épreuve passée, ou d’un projet à court ou moyen terme, celui où il n’est pas utile de souhaiter la bonne année en 4 mots mais où les voeux sont tels qu’on sait qu’on va toucher au coeur, avec l’espoir qu’au moins il ou elle se souviendra que vous lui avez adressé vos bons voeux, et que vos voeux étaient vraiment bons.

Car, le problème, dans tout ça, c’est qu’au bout de quelques heures, on ne sait plus qui vous a adressé ses voeux ni à qui vous avez répondu et là suivant le milieu dans lequel vous batifolez, vous risquez l’incident diplomatique. Alors un conseil, puisque le premier de l’an est aussi un jour de résolutions. Ne tardez pas et répondez immédiatement à chaque message. Ensuite, si vous êtres quelqu’un de très organisé, ouvrez-vous un bloc-notes et listez vos envois et réponses.

Bien, il me reste donc à vous souhaiter, une bonne année, et me voilà bien ennuyé ! Comment être cohérent compte tenu de tout ce qui précède ?

Alors, voilà ce que je vous propose. : – Souhaitez-vous tout ce que vous voulez pour vous mêmes et mettez-moi en copie… comme ça je vous répondrai en essayant de personnaliser ma réponse avec toute l’affection que je vous porte.

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